La part du citoyen
AP

Antoine Pellion

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Antoine Pellion, ne le 26 octobre 1983 a Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), est un haut fonctionnaire francais, ingenieur du Corps des mines. Formation : Prytanee national militaire de La Fleche (baccalaureat scientifique, 2001), classes preparatoires au lycee Sainte-Genevieve, Ecole nationale superieure des mines de Paris (2003-2006, option energie), une annee au Massachusetts Institute of Technology (MIT), puis Corps des mines (promotion 2008).

Son parcours est centre sur l'energie et le climat. Au debut de sa carriere, il travaille comme stagiaire ingenieur reservoir chez TotalEnergies au Congo (2005) et sur la strategie d'Areva, notamment le projet d'EPR d'Olkiluoto en Finlande (2005-2008). Il rejoint l'Etat comme chef du service de prevention des risques a la DRIEE Ile-de-France (2009-2012), puis chef du bureau de la production electrique a la Direction generale de l'energie et du climat (2012-2014). Il devient conseiller technique energie au cabinet de Segolene Royal, ministre de l'Environnement (mai 2014-fevrier 2016), passe par Enedis (2016-2017), puis est conseiller environnement, energie, transports a l'Elysee (mai 2017-avril 2019). Apres avoir dirige la campagne d'En Marche pour les municipales (2019-2020), il dirige le pole environnement, energie et transports au cabinet du Premier ministre (2020-2022).

Le 13 juillet 2022, il est nomme Secretaire general a la planification ecologique, place aupres du Premier ministre, fonction qu'il occupe jusqu'au 31 mars 2025. Il annonce en fevrier 2025 son depart pour devenir directeur general adjoint charge du developpement du groupe Idex (services energetiques). Il est membre du parti Renaissance (ex-En Marche).

Dans la commission

Audite (audition de M. Antoine Pellion, 46 interventions). Pellion defend la politique energetique des deux quinquennats Macron et conteste plusieurs critiques adressees au pouvoir.

These centrale : le vrai enjeu de souverainete n'est pas le nucleaire mais la dependance aux fossiles importes. "Force est de constater que les deux tiers de l'energie que nous consommons sont d'origine fossile, notamment les carburants." (M. Antoine Pellion) Il rappelle que des choix industriels passes (priorite au diesel) font de la France un importateur net de gazole (M. Antoine Pellion).

Sur l'objectif des 50 % de nucleaire en 2025 et Fessenheim, il les attribue a des choix politiques de Francois Hollande, dont un chemin technique existait sans garantie d'atteinte : "Le fait que leur atteinte n'etait pas absolument certaine a ete clairement ecrit. Neanmoins, le chemin existait techniquement." (M. Antoine Pellion) Il rappelle que la fermeture de Fessenheim etait juridiquement liee au plafonnement a 63,2 GW conditionnant l'ouverture de Flamanville (M. Antoine Pellion).

Sur la crise de disponibilite du parc, il l'impute a des chocs exogenes (Covid, corrosion sous contrainte) et refuse la these d'une penurie organisee : "Nous n'avons donc pas organise de penurie d'electricite." (M. Antoine Pellion) Il defend l'ARENH : "Sans ARENH, les prix auraient veritablement explose. Ce mecanisme a non seulement ete tres efficace, mais nous est envie par bon nombre de voisins." (M. Antoine Pellion)

Il s'oppose frontalement a Jean-Bernard Levy sur la perte de competences de maintenance : "Je suis en desaccord avec les propos de M. Jean-Bernard Levy. L'ampleur du programme de maintenance est connue depuis plus de dix ans. Tous les parametres etaient sur la table." (M. Antoine Pellion) Il valorise enfin la methode de planification par trajectoires documentees ("etape par etape et annee par annee"), qu'il presente comme "un point tres fort de la methode employee au cours des deux quinquennats" (M. Antoine Pellion), justifie l'abandon d'Astrid et la prudence sur le calendrier EPR2 (le "6+8" comme scenario "au plus tot").

Sources