Éric Besson
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Éric Besson, né le 2 avril 1958 à Marrakech (Maroc), est un homme politique et consultant français. Fils d'un pilote de l'armée de l'air française mort avant sa naissance et d'une mère d'origine libanaise, il est formé à l'École supérieure de commerce de Montpellier puis à l'Institut d'études politiques de Paris (section service public, 1981). Avant la politique, il occupe des fonctions dans l'industrie et les services (Renault Trucks, 1982-1983 ; rédacteur en chef du magazine Challenges, 1985-1986 ; conseil en ressources humaines).
Sur le plan politique, il adhère au Parti socialiste en 1993. Il est maire de Donzère (Drôme) à partir de 1995 et député de la 2e circonscription de la Drôme de 1997 à 2007. Au sein du PS, il est secrétaire national à l'économie, à l'emploi et à l'entreprise (2003) puis à l'économie et à la fiscalité (2005). En désaccord avec la candidate Ségolène Royal, il démissionne du PS le 21 février 2007 et se rallie à Nicolas Sarkozy le 22 avril 2007.
Sous la présidence Sarkozy, il occupe successivement les fonctions de secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques, puis du Développement de l'économie numérique (mai 2007 – janvier 2009), de ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire (janvier 2009 – novembre 2010), et enfin de ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique (14 novembre 2010 – 10 mai 2012). C'est à ce dernier titre, qui correspond à la fonction déclarée dans le dossier, qu'il est entendu par la commission. Après son passage au gouvernement, il fonde en 2012 une société de conseil (Eric Besson Consulting) orientée vers les secteurs de l'énergie et de l'industrie. Politiquement, il s'inscrit dans une trajectoire de la gauche socialiste vers la droite (UMP/sarkozysme) à partir de 2007.
Dans la commission
Audite (audition de M. Eric Besson, 39 interventions), Éric Besson témoigne en tant qu'ancien ministre de l'Énergie (2010-2012). Sa these centrale : la souverainete energetique repose sur la maitrise de la production electrique nationale — « la souveraineté énergétique passe d'abord pour la France par la maîtrise de ses sources de production d'électricité » (M. Eric Besson) — et le declin francais decoule moins de Bruxelles que des choix politiques internes et de leur instabilite : « rien n'est pire que le stop and go, les atermoiements, les virages à cent quatre-vingts degrés » (M. Eric Besson).
Positions cles defendues :
- Pro-nucleaire affirme : il plaide pour un « socle pilotable, stable et sûr, que l'on peut estimer à 70 % » (M. Eric Besson), essentiellement nucleaire, et appelle a un nouveau plan Messmer et a la relance des reacteurs de 4e generation (Astrid), estimant possible « une indépendance totale en matière d'électricité nucléaire grâce à l'uranium appauvri, dans un horizon de vingt à trente ans » (M. Eric Besson).
- Scepticisme envers les renouvelables, cantonnees a « un rôle d'appoint » (M. Eric Besson), et rejet des scenarios 100 % EnR de RTE et de l'ADEME, qu'il juge « totalement impossible[s] pour la France, sauf à aboutir à une régression totale » (M. Eric Besson). Il interpelle d'ailleurs un commissaire : « êtes-vous de sensibilité verte ou écologiste ? » (M. Eric Besson).
- Defense de son bilan ministeriel : il presente la loi NOME comme un compromis equilibre et renvoie la responsabilite sur ses successeurs — « l'ARENH n'est qu'un prétexte » (M. Eric Besson), « il est trop facile et vain de mettre sur le dos de Bruxelles nos propres carences » (M. Eric Besson). Il defend l'EPR comme une « tête de série » (M. Eric Besson) et critique la fermeture de Fessenheim (plafond de 63,2 GW qualifie de « stratagème pernicieux », M. Eric Besson) ainsi que l'objectif de 50 % de nucleaire de la loi TEPCV.
- Critique de l'Allemagne : il qualifie la sortie allemande du nucleaire de decision « irrationnelle et, j'ose le mot, cynique » (M. Eric Besson), prise pour des « raisons électorales ».
- Lucidite sur la perte de competences : « Nous n'avons plus le leadership mondial dans le domaine du nucléaire civil. Nous sommes désormais devancés par la Chine, la Russie, les États-Unis » (M. Eric Besson), tout en defendant l'idee que la France « s'acharne à éroder » ses propres atouts.
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Besson
- https://en.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Besson
- https://londonspeakerbureau.fr/conferenciers/eric-besson/