La part du citoyen
JT

Jean-Luc Tavernier

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Jean-Luc Tavernier, ne le 17 septembre 1961 a Nancy, est un haut fonctionnaire et economiste francais, inspecteur general des finances. Ancien eleve de l'Ecole polytechnique (promotion 1980), il est diplome de l'ENSAE (1985) et integre le corps des administrateurs de l'INSEE.

Il commence sa carriere a la direction de la Prevision du ministere de l'Economie, ou il occupe plusieurs postes d'etudes et de projections economiques entre 1985 et 1995. Il devient directeur de l'ENSAE (1995-2001), puis directeur des etudes et syntheses economiques de l'INSEE (2001-2002). Il dirige ensuite la direction de la Prevision et de l'Analyse economique (2002-2004), puis la direction des politiques economiques a la direction generale du Tresor (2004-2005). Il est directeur general de l'ACOSS (Agence centrale des organismes de securite sociale) a partir de 2005, et vice-president du Conseil d'orientation pour l'emploi.

De 2007 a 2009, il est directeur du cabinet d'Eric Woerth, ministre du Budget sous la presidence de Nicolas Sarkozy — fonction qui avait suscite des interrogations sur l'independance institutionnelle lors de sa nomination ulterieure a l'INSEE, ses pairs ayant neanmoins souligne son integrite professionnelle.

Le 5 mars 2012, il succede a Jean-Philippe Cotis comme directeur general de l'Institut national de la statistique et des etudes economiques (INSEE), poste qu'il occupe jusqu'au 29 juin 2025 ; Fabrice Lenglart lui succede le 30 juin 2025. A ce titre, il a egalement preside le Haut Conseil des finances publiques (HCFP). Il est officier de la Legion d'honneur (2022) et chevalier de l'ordre national du Merite (2001). Haut fonctionnaire de carriere, il ne revendique pas d'affiliation politique partisane.

Dans la commission

Audite en sa qualite de directeur general de l'INSEE (M. Jean-Luc Tavernier, 19 interventions). Sa these centrale : la souverainete n'est pas un concept statistique, et il choisit donc de repondre par des faits mesurables plutot que par des concepts.

Ligne d'ensemble : un statisticien qui recentre le debat sur des indicateurs (facture energetique/PIB, TWh produits), refuse de valider le vocabulaire politique de la « souverainete », et rappelle les limites du perimetre de l'INSEE (contribution seulement « en amont » aux scenarios de RTE et de l'Ademe).

Sources