Nicolas Sarkozy
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Nicolas Sarkozy, ne le 28 janvier 1955 a Paris, est un avocat et homme d'Etat francais, president de la Republique francaise du 16 mai 2007 au 15 mai 2012.
De formation juriste (maitrise de droit prive a l'universite Paris-X Nanterre, DEA de sciences politiques, CAPA en 1980), il prete serment d'avocat en 1981. Il debute sa carriere politique a Neuilly-sur-Seine : conseiller municipal des 1977, il en est maire de 1983 a 2002. Il est elu depute des Hauts-de-Seine en 1988 et preside le conseil general du departement de 2004 a 2007.
Il occupe plusieurs fonctions ministerielles : ministre du Budget et porte-parole du gouvernement sous le Premier ministre Edouard Balladur (1993-1995), ministre de l'Interieur (2002-2004, puis 2005-2007) et brievement ministre d'Etat charge de l'Economie, des Finances et de l'Industrie (2004) sous la presidence de Jacques Chirac. Affilie a la droite (RPR puis UMP), il preside l'UMP de 2004 a 2007. Elu president de la Republique en 2007 face a Segolene Royal (53,1 %), il est battu en 2012 par Francois Hollande. C'est durant son quinquennat que sont lances le reacteur EPR de Flamanville et le programme d'eolien en mer, des decisions qu'il evoque lors de son audition.
Apres 2012, il revient brievement a la tete de l'UMP (2014-2015) puis preside Les Republicains (2015-2016) avant de se retirer de la vie politique active a la suite de l'echec de la primaire de la droite de 2016. Il a depuis fait l'objet de plusieurs condamnations judiciaires.
Dans la commission
Sarkozy est auditionne (audition de M. Nicolas Sarkozy) en sa qualite d'ancien president de la Republique. Sa these centrale : le nucleaire releve par nature de la decision presidentielle et constitue une chance pour la France ; son recul resulterait de choix politiques et ideologiques, non de defauts techniques.
Le nucleaire, affaire de chef de l'Etat. Il pose le nucleaire comme sujet regalien : "Le nucleaire est un sujet du President de la Republique [...] parce qu'il doit remonter sur son bureau" (M. Nicolas Sarkozy), et martele qu'il "n'etait ni de droite, ni de gauche, mais [...] l'interet superieur de la France" (M. Nicolas Sarkozy).
Constance pronucleaire et denonciation de l'antinucleaire. Il revendique une position constante : "Toute ma vie politique, j'ai pense que la filiere nucleaire etait une chance pour la France [...] Le seul lobby qui existe, c'est le lobby antinucleaire" (M. Nicolas Sarkozy).
Complementarite nucleaire / renouvelables. Il refuse l'opposition entre les deux : "Ceux qui expliquent que le renouvelable peut se substituer au nucleaire mentent : c'est impossible [...] il faut le nucleaire et le renouvelable, en complement" (M. Nicolas Sarkozy), chiffrant le remplacement de 24 reacteurs a "30 000 eoliennes [...] 115 milliards d'euros" (M. Nicolas Sarkozy).
Critique de l'accord PS-Verts de 2011 et de Fessenheim. Il vise l'accord de novembre 2011 prevoyant de ramener le nucleaire de 75 % a 50 % : "Vouloir detruire la filiere nucleaire francaise, c'est trahir l'interet national !" (M. Nicolas Sarkozy). Sur Fessenheim, il ironise : "Que craignaient ceux qui voulaient fermer Fessenheim ? Un tsunami sur le Rhin ?" (M. Nicolas Sarkozy).
Lecture de Fukushima et de l'EPR. Il relativise Fukushima ("D'apres le rapport des Nations unies, un seul malheureux" tue par les radiations, M. Nicolas Sarkozy) et impute les derives de l'EPR a la perte de competences plutot qu'a un defaut de conception : "Rien n'avait ete construit depuis la centrale de Civaux, seize ans auparavant, lorsque nous avons lance l'EPR" (M. Nicolas Sarkozy).
Marche vs tarifs reglementes et role de l'Etat. Liberal en la matiere, il prefere augmenter la production a reguler les prix et formule sa doctrine : "L'Etat est strategique, il n'est pas gestionnaire" (M. Nicolas Sarkozy), ajoutant : "Jamais le marche n'aurait fait le nucleaire ; il fallait l'Etat pour cela. Mais une fois le nucleaire installe, c'est bien l'Etat qui l'a detruit" (M. Nicolas Sarkozy).
Autodefense sur son propre bilan. Il assume le moratoire photovoltaique ("j'ai fini par en avoir assez de ne faire travailler que les Chinois", M. Nicolas Sarkozy) et reconnait sa responsabilite dans l'eolien offshore de Saint-Nazaire ("j'assume ma part de responsabilite dans la denaturation du paysage [...] J'ai l'honnetete de le reconnaitre", M. Nicolas Sarkozy). Sur le couple franco-allemand, il rejette l'idee d'une France "dindon de la farce" face a l'Allemagne (M. Nicolas Sarkozy).
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Sarkozy
- https://en.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Sarkozy
- https://www.elysee.fr/en/nicolas-sarkozy
- https://www.interieur.gouv.fr/ministere/lhistoire-du-ministere/ministres-de-linterieur-de-1790-a-nos-jours/depuis-1982/nicolas-sarkozy