La part du citoyen
AS

Antoine Schirer

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Antoine Schirer est un journaliste indépendant français, également réalisateur, designer numérique et motion designer, spécialisé dans l'investigation visuelle en sources ouvertes (OSINT). Formé initialement au design visuel et aux médias numériques, il exerce comme freelance designer et développeur à partir de la fin des années 2000, avant de rejoindre Le Monde comme motion designer (vers 2016-2018), poste à partir duquel il bascule vers le journalisme d'enquête.

Il collabore avec plusieurs rédactions d'enquête de référence : services d'investigation de la BBC (dont BBC Africa Eye), Le Monde, Mediapart, Reporters sans frontières, ainsi qu'avec des structures comme Forensic Architecture. Sa pratique combine investigation visuelle, OSINT, exploration de données, modélisation 3D, forensique visuelle, codage et motion design pour documenter des sujets d'intérêt public (violences policières lors du mouvement des « Gilets jaunes » en 2019, atteintes aux droits humains, sécurité et géolocalisation). Ses travaux ont été distingués par des DIG Awards et des Amnesty Media Awards. Il enseigne par ailleurs le motion design et le journalisme visuel (CFJ Paris, ESJ Lille, INA).

Avec Sébastien Bourdon, il est co-auteur des enquêtes « StravaLeaks » (Mediapart en 2020, Le Monde en 2024 et 2026), qui exploitent les données de l'application de sport Strava pour localiser des militaires et des personnalités protégées — c'est à ce titre qu'il est auditionné.

Identité vérifiée : le portrait web (ancien designer numérique, OSINT, BBC / Le Monde / RSF) recoupe exactement la présentation qu'il fait de lui-même sous serment devant la commission. Pas d'ambiguïté d'homonyme.

Dans la commission

Audition conjointe du 2026-03-26 (M. Martin Untersinger) avec Martin Untersinger (Le Monde) et Sébastien Bourdon, sous la présidence de Philippe Latombe. Schirer y intervient 3 fois — le dossier corpus est peu fourni (aucune position ni citation pré-extraite), la synthèse ci-dessous s'appuie donc directement sur le verbatim de cette audition.

Sa thèse. La vulnérabilité de souveraineté qu'il documente ne vient pas d'un piratage sophistiqué mais du design par défaut des applications grand public : profils publics par défaut, géolocalisation permanente, fonctionnalités « sociales » conçues pour exposer les autres utilisateurs. Il présente les « StravaLeaks » comme une brèche béante exploitable par quiconque a « quelques compétences en programmation » (M. Martin Untersinger).

Points saillants (verbatim exacts, M. Martin Untersinger) :

Ce qu'il apporte à la commission : une démonstration concrète que des applications étrangères (Strava, applis de rencontres) transforment des usages individuels anodins en risque de sécurité nationale, et l'idée que la responsabilité est d'abord un choix de conception — donc corrigeable — plus qu'une fatalité technique.

Sources