Jean-Michel Vansteene
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Jean-Michel Vansteene est ingenieur de recherche hors classe et directeur des systemes d'information (DSI) de l'Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), etablissement public de recherche d'environ 12 000 agents. Il a ete officiellement nomme DSI de l'Inrae et directeur de l'unite d'appui a la recherche UAR1306 DSI-UA, pour un mandat de quatre ans, a compter du 1er juillet 2024 (decision Inrae DEC24246DAJ), apres avoir assure l'interim de la fonction.
Son parcours est interne a l'institut et de terrain : de formation, il est titulaire d'un DESS Telecommunications et reseaux de l'universite Henri-Poincare (Nancy 1). Il debute a l'Inrae Antilles-Guyane comme administrateur systemes et reseaux puis responsable d'equipe informatique (2000-2007), avant d'y diriger l'ingenierie et l'exploitation des systemes (2008-2014). Il prend ensuite la responsabilite de l'unite d'infrastructures informatiques de la DSI (UAR1420 DSI-Infra / DSI-Solutions d'infrastructures informatiques et services), fonction dont le mandat prend fin en septembre 2023 (decision Inrae DEC23270DAJ) dans le cadre d'une reorganisation, avant sa nomination a la tete de l'ensemble de la DSI en 2024.
Il n'a pas d'affiliation politique connue : il s'exprime en tant que praticien et responsable technique d'un grand operateur public de recherche. (Attention homonymie : ecarter un autre "Jean-Michel Vansteene" pouvant apparaitre hors du champ recherche/numerique public ; l'identite retenue ici est confirmee par le contexte — DSI de l'Inrae, audition du 2026-04-01 — et par les decisions officielles de l'Inrae.)
Dans la commission
Audite (sous serment) le 2026-04-01 dans le cadre d'une table ronde des directeurs des systemes d'information d'organismes de recherche (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche), aux cotes de l'Inserm, du CEA et du CNRS, et avec Louis-Augustin Julien (DG delegue ressources de l'Inrae). Intervenant technique de complement plus que porteur d'une these autonome, il illustre la doctrine commune de la table ronde par le cas concret de l'Inrae. Ses interventions dessinent une ligne coherente : pragmatisme hybride et plaidoyer mesure pour le logiciel libre, avec une conscience aigue des couts.
- Sur le libre, il refuse le dogme mais le defend comme plus soutenable a long terme : « le logiciel libre n'est pas gratuit ; il faut envisager de se faire aider, et cela a un cout, tout comme la securite et la souverainete », mais « ce cout est vertueux, car le logiciel libre permet de reverser a la communaute les developpements que nous pouvons faire » — « un modele beaucoup plus vertueux que les solutions proprietaires » (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche).
- Il documente une strategie de sortie de dependance en cours : mutualisation avec l'Inserm (Sammy Sahnoune), choix d'« une solution libre pour remplacer VMware » et migration engagee « des cette annee » sur une grosse partie du parc de serveurs, en s'appuyant sur l'automatisation developpee en interne (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche).
- Il repond a l'objection securite en faveur du libre : « dans le monde du logiciel libre, les communautes sont generalement tres reactives pour corriger les failles de securite » (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche).
- Sur la dependance Microsoft, il illustre le verrouillage par la contrainte du parc : l'Inrae a obtenu « de Microsoft une prolongation de support de trois ans » pour etaler le renouvellement des postes, « de l'ordre de 2 euros par poste et par an » ; et s'engage a revenir vers la commission avec des chiffres consolides (infrastructure Exchange, SharePoint, Skype, licences Windows/Office) (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche).
- Sur Linux au poste de travail — pousse par le depute pro-libre Nicolas Bonnet — il tient une position realiste : « La marche est haute et nous n'y sommes pas encore » ; 5 a 10 % des chercheurs l'utilisent deja, et une petite equipe DSI va evaluer « ce que cela impliquerait a grande echelle » (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche).
Fiche relativement courte : dans le dossier corpus, Vansteene est un intervenant secondaire de la table ronde (7 interventions, toutes en des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche, majoritairement des complements factuels), dont le propos s'inscrit dans la these collective portee surtout par ses homologues du CEA, du CNRS et de l'Inserm.
Sources
- https://fr.linkedin.com/in/jean-michel-vansteene-869190a6
- https://www.inrae.fr/sites/default/files/dec24246daj_fin-interim_m._nassr_et_nomination_j.-m._vansteene_dsi_et_m._nassr_dsi_adjoint_01-07-2024.pdf
- https://www.inrae.fr/sites/default/files/dec23270daj_fin_de_mandat_jean-michel_vansteene_et_nomination_stephane_paris_dua_et_du_uar1420_dsi-infra_dsi_18-09-2023_16-10-20.pdf
- https://annuaire.inrae.fr/afficherStructure.action?code=DSI&type=AS&listerDepartements=true
- https://rocketreach.co/jean-michel-vansteene-email_152956084
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/comptes-rendus/cenum/l17cenum2526017_compte-rendu.pdf