La part du citoyen
JR

Julien Rossi

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Julien Rossi est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris 8 (UFR Culture et communication), où il est rattaché au laboratoire CÉMTI (Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation). Il est également chercheur associé au COSTECH (Université de technologie de Compiègne) et au PREFICS (Université Rennes 2), ainsi qu'enseignant-chercheur invité à la Faculté de droit et de science politique de l'Université de Szeged (Hongrie).

Il a soutenu en 2020, à l'Université de technologie de Compiègne (unité de recherche COSTECH), une thèse en sciences de l'information et de la communication et science politique intitulée « Protection des données personnelles et droit à la vie privée : enquête sur la notion controversée de "donnée à caractère personnel" ». Ce travail analyse la production des normes juridiques et techniques de protection des données, la manière dont la vie privée est définie et redéfinie à la suite d'événements comme les révélations Snowden (2013) et l'adoption du RGPD (2016).

Ses thèmes de recherche portent sur la vie privée et la protection des données personnelles, les approches communicationnelles du droit et des politiques publiques, la gouvernance d'Internet, les surveillance studies et, plus largement, le rapport entre technologie et politique. Il co-coordonne, depuis 2019, le groupe de travail sur la gouvernance et la régulation d'Internet du GDR « Internet, IA et Société » du CNRS, et co-responsabilise à Paris 8 le master « Communication numérique et conduite de projets ». Il enseigne notamment le droit de la communication, la cybersécurité et les données personnelles, et les questions éthiques et juridiques des plateformes numériques.

Dans la commission

Auditionné (audition de Mme Nataliia Bielova & M. Julien Rossi), Julien Rossi intervient en juriste-chercheur de la protection des données. Sa thèse centrale : le numérique n'est plus un choix mais une contrainte, et cette dépendance de fait des citoyens envers des infrastructures privées étrangères est un enjeu de souveraineté et d'effectivité du droit, plus encore que de moyens.

Sources