La part du citoyen
LJ

Louis-Augustin Julien

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Louis-Augustin Julien, ne en 1984, est un haut fonctionnaire francais, administrateur de l'Etat hors classe. Il est titulaire d'un master de relations internationales de Sciences Po Paris et diplome de l'Ecole nationale d'administration (ENA, promotion Jean Zay, 2012-2013).

Il commence sa carriere en 2006 comme auditeur financier chez EY, avant de rejoindre la direction du Budget du ministere de l'Economie et des Finances, ou il est notamment adjoint au chef du bureau des medias et des telecommunications (2014-2016), puis adjoint au chef du bureau de l'enseignement superieur et de la recherche (2016-2018).

En 2018, il rejoint l'INRA (devenu INRAE, Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) comme directeur des finances et des achats. Il y assure l'interim de la direction generale deleguee aux ressources a partir de mai 2023, avant d'etre nomme, a compter du 1er novembre 2023, directeur general delegue aux ressources (DGDR) de l'INRAE pour un mandat de quatre ans. A ce titre, il pilote l'ensemble des fonctions support de l'etablissement : ressources humaines, affaires financieres et juridiques, achats, patrimoine et systemes d'information, en appui de la strategie scientifique INRAE 2030. L'INRAE est un etablissement public a caractere scientifique et technologique (EPST) sous double tutelle des ministeres de la recherche et de l'agriculture, dote d'un budget d'environ un milliard d'euros et de plus de 10 000 agents.

Dans la commission

Louis-Augustin Julien a ete entendu le 1er avril 2026, au titre de l'INRAE, dans la table ronde des directeurs des systemes d'information d'organismes de recherche (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche), aux cotes de representants de l'Inserm et du CEA et de son propre DSI, Jean-Michel Vansteene. Son propos, cadre par sa fonction de responsable des ressources, porte sur les dependances numeriques concretes d'un grand organisme de recherche public. Il n'intervient que quatre fois et laisse le detail technique a son DSI ; ses interventions sont sobres, gestionnaires et factuelles.

Deux lignes de force ressortent du dossier :

Ses autres prises de parole restent operationnelles et illustrent une trajectoire de reduction progressive des dependances proprietaires : chiffrage de la depense Microsoft passant par l'Ugap (part Microsoft estimee entre 400 000 et 500 000 euros), bascule a 100 % vers l'outil de visioconference de l'Etat (Visio) et deploiement de la messagerie souveraine Tchap au 1er juillet, ou encore retour d'experience sur une migration d'ERP reussie grace a un accompagnement interne plutot que par des cabinets exterieurs (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche). Sa ligne : la souverainete numerique est un objectif atteignable par etapes sur le logiciel et les services, mais elle bute, pour l'instant, sur le materiel, faute d'offre francaise ou europeenne credible.

Sources