La part du citoyen
MR

Mélanie Dulong de Rosnay

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Mélanie Dulong de Rosnay est juriste et directrice de recherche au CNRS, spécialiste du droit et de la gouvernance du numérique, des communs numériques et de la régulation par la technique. Diplômée de l'IEP de Lyon, elle est titulaire d'un doctorat en droit de l'Université Paris 2.

De 2003 à 2013, elle est responsable juridique de Creative Commons France. Elle est ensuite chercheuse invitée au Berkman Center for Internet & Society de la Harvard Law School (2007-2008), puis à l'Institute for Information Law de l'Université d'Amsterdam (2009-2010), avant d'intégrer le CNRS en 2010 (au sein de l'Institut des sciences de la communication, ISCC).

En 2019, elle cofonde avec Francesca Musiani le Centre Internet et Société (CIS) du CNRS (UPR 2000), qu'elle dirige de 2019 à 2024 — c'est la fonction déclarée dans son audition (« co-fondatrice du Centre internet et société du CNRS »). Depuis 2020, elle dirige le GDR 2091 « Internet, IA et Société ». Elle a par ailleurs cofondé en 2011 l'association internationale Communia, dédiée au domaine public numérique, qu'elle préside et représente comme observatrice auprès de l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle).

Ses travaux portent sur les communs numériques, le droit et les politiques des technologies de l'information, la régulation par la technique et la gouvernance des données (publiques, privées, scientifiques, urbaines) comme communs. Elle défend une orientation en faveur des logiciels libres, des licences ouvertes, du domaine public et de la souveraineté des données par des dispositifs de gouvernance collective.

Dans la commission

Auditionnée (audition de Mme Mélanie Dulong de Rosnay), Mélanie Dulong de Rosnay porte une lecture critique de l'économie des données et un plaidoyer pour des communs numériques soutenables. Sa thèse centrale : les conditions imposées par les plateformes et un open data trop libéral produisent un « nouveau colonialisme de données » — extraction et privatisation de la valeur au détriment des producteurs réels des données, sans réciprocité.

Points saillants tirés du dossier :

Sa ligne : faire de la souveraineté des données une composante de la souveraineté numérique, en redonnant aux individus et aux communautés le contrôle effectif de leurs données face au verrouillage des écosystèmes fermés des big tech (Apple, Meta).

Sources