Vincent Thiébaut
Role dans la commission : Depute membre — groupe HOR (Horizons & Independants)
Biographie
Vincent Thiébaut est né le 23 mai 1972 à Toulouse. Arrivé à Bischwiller (Bas-Rhin) à l'âge de trois ans à la suite de l'affectation de son père, officier de l'armée de l'air, il fait sa scolarité en Alsace (école à Bischwiller, lycée Nessel à Haguenau).
Sur le plan de la formation, il est technicien supérieur en fonction technico-commerciale (CÉSI), a suivi le cursus de l'Institut de Cadre Supérieur des Ventes (ICSV) et une formation en marketing/gestion des ventes au CNAM.
Sa carrière professionnelle se déroule dans le secteur informatique : ingénieur commercial puis cadre et manager commercial (notamment au sein de la société Quadra Informatique), avec une expertise revendiquée en informatique de gestion, solutions digitales, paiement sécurisé et cybersécurité — un profil « numérique » qui éclaire ses interventions dans cette commission.
Parcours politique : il rejoint le mouvement d'Emmanuel Macron en octobre 2016 et fonde le comité local En Marche de Haguenau. Élu député de la 9e circonscription du Bas-Rhin le 18 juin 2017 sous l'étiquette La République en Marche (LREM), il se rallie ensuite au parti Horizons d'Édouard Philippe et siège depuis avec le groupe « Horizons & Indépendants » (majorité présidentielle, centre-droit). Il est réélu en 2022 puis en 2024 (troisième mandat). Il est par ailleurs conseiller régional du Grand Est depuis 2021.
À l'Assemblée, il siège à la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire. Il a été rapporteur, en 2021, de la loi visant à réduire l'empreinte environnementale du numérique, est secrétaire du groupe d'études « économie, sécurité et souveraineté numériques » et membre du bureau de l'Assemblée parlementaire franco-allemande. Il a soutenu la création de la Collectivité européenne d'Alsace (2020). Son ancrage numérique et alsacien se retrouve directement dans ses questions à la commission.
Dans la commission
Intervenant comme député membre (HOR) lors de trois auditions (M. Dominique Luzeaux, M. Martin Untersinger, Mme Mélanie Dulong de Rosnay). Ses interventions dessinent une ligne cohérente : vigilance sur la dépendance normative aux acteurs américains, valorisation du savoir-faire et des infrastructures nationales, et rôle actif de l'État garant — tout en restant prudent sur la contrainte réglementaire des plateformes.
- Défense et normes (M. Dominique Luzeaux) : il interroge la dépendance des grands programmes d'armement (Scorpion, cloud de combat du Scaf) et le risque d'un alignement indirect sur les normes américaines par l'interopérabilité Otan — « Le cloud de combat fait partie des piliers du Scaf. Son interopérabilité avec les systèmes de l'Otan, qui implique indirectement une ouverture à des normes américaines, présente-t-elle un risque ? » Il valorise le savoir-faire industriel français (héritage réseaux Rita), la convergence civil-militaire, et suggère de réaffecter d'anciennes emprises militaires (ligne Maginot, Drachenbronn, en Alsace) à un cloud souverain. Angle assumé de député de la majorité attaché à la base industrielle de défense.
- Régulation vs. responsabilité individuelle (M. Martin Untersinger) : il déplace le curseur vers l'utilisateur — « C'est pourquoi j'estime que la faille est d'abord humaine avant d'être technologique. » Il juge que « la loi courra toujours après la technologie » et privilégie la pédagogie et la formation plutôt que la contrainte réglementaire. Cadrage peu volontariste sur l'État régulateur, que les auditionnés (journalistes) contestent frontalement en soulignant la dimension systémique et l'application du droit existant.
- Gouvernance des données et rôle de l'État (Mme Mélanie Dulong de Rosnay) : il positionne l'État comme garant via des dispositifs institutionnels — « Comment envisagez-vous le rôle de l'État dans la gouvernance des données ? Quel parallèle établissez-vous avec la question de l'identité numérique ? » Il invoque l'identité numérique et un projet de coffre-fort numérique auquel il dit avoir contribué, et fait de la transparence des sources des IA une exigence (par analogie avec la déontologie journalistique). Il oriente ainsi le débat vers des solutions pilotées par l'État plutôt que vers les fiducies/coopératives communautaires défendues par les chercheuses auditionnées.
Le dossier corpus ne contient ni citations « positions » consolidées ni prises de parole hors de ces trois séries de questions : il s'agit d'un intervenant régulier mais ciblé, dont la ligne se lit surtout à travers l'angle de ses questions.
Sources
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA722336
- https://vincentthiebaut.fr/vincent-thiebaut/biographie/
- https://en.wikipedia.org/wiki/Vincent_Thi%C3%A9baut
- https://augora.fr/depute/vincent-thiebaut
- https://www.nosdeputes.fr/vincent-thiebaut
- https://www.ici.fr/infos/politique/legislatives-qui-est-vincent-thiebaut-le-nouveau-depute-rem-de-la-9e-circonscription-du-bas-rhin-1497616292