La part du citoyen
Arthur Mensch

Arthur Mensch

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Arthur Mensch, ne le 17 juillet 1992 a Sevres (Hauts-de-Seine), est un chercheur francais en intelligence artificielle et entrepreneur. Il est cofondateur et directeur general (CEO) de Mistral AI, entreprise parisienne d'IA fondee en mai 2023.

Ancien eleve de l'Ecole polytechnique (promotion 2011) et de Telecom Paris, il suit le master MVA (Mathematiques, Vision, Apprentissage) de l'Ecole normale superieure Paris-Saclay, l'un des cursus francais les plus selectifs en apprentissage automatique. Il soutient une these de doctorat (2015-2018) menee a l'Inria/NeuroSpin sur l'analyse d'imagerie par resonance magnetique fonctionnelle, encadree par Bertrand Thirion, Gael Varoquaux et Julien Mairal. Il poursuit par un post-doctorat (2018-2020) a l'ENS (Paris) sur le transport optimal et l'optimisation stochastique.

Fin 2020, il rejoint le bureau parisien de Google DeepMind comme chercheur, ou il travaille pres de trois ans sur les grands modeles de langage, les systemes multimodaux et les architectures augmentees par recuperation (RAG). En mai 2023, il quitte DeepMind pour cofonder Mistral AI avec Guillaume Lample et Timothee Lacroix, dont il devient CEO. En quelques annees, l'entreprise s'impose comme le principal champion europeen des modeles de fondation, valorisee a plusieurs milliards d'euros, et se positionne face a OpenAI, Anthropic, Google DeepMind et Meta.

Arthur Mensch est publiquement associe a une ligne de defense de la souverainete numerique europeenne, des modeles ouverts (open weights) et d'une reglementation ciblant les usages plutot que les modeles de base. Il figure dans la liste Time 100 des innovateurs mondiaux (2024) et est fait chevalier de l'ordre national du Merite (15 mai 2025). Il avait deja ete auditionne par le Senat francais (mai 2024) sur la politique de l'IA avant son audition devant l'Assemblee nationale en 2026.

Dans la commission

Audite (M. Arthur Mensch), Arthur Mensch defend une these centrale : la souverainete numerique n'est pas un isolationnisme mais un rapport de force fonde sur des leviers economiques. Sa position est tranchee et coherente d'un bout a l'autre.

Sa ligne : un plaidoyer entrepreneurial pour une souverainete offensive (creer et exporter pour negocier), contre la reglementation-bouclier, et pour la capture europeenne de la valeur IA — energie, commande publique, controle capitalistique et data centers internalises.

Sources