David Amiel
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
David Amiel, ne le 28 novembre 1992 a Paris, est un economiste et homme politique francais, membre du parti Renaissance. Il est ministre de l'Action et des Comptes publics depuis le 22 fevrier 2026, fonction sous laquelle il a ete auditionne par la commission.
Formation : lycee Louis-le-Grand puis hypokhagne au lycee Henri-IV, Ecole normale superieure (Ulm, promotion 2011) et etudes a l'universite de Princeton (Etats-Unis), ou il cotoie l'economiste Paul Krugman.
Parcours :
- 2015 : stagiaire au cabinet d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie.
- Mai 2017 - mars 2019 : conseiller a l'Elysee aupres du president Macron (coordination des conseillers techniques).
- 2019 : co-auteur avec Ismael Emelien de l'essai Le progres ne tombe pas du ciel (Fayard), plaidoyer progressiste contre le populisme ; rejoint l'equipe de Benjamin Griveaux pour les municipales parisiennes de 2020, puis siege dans l'opposition au conseil de Paris (15e arrondissement).
- 22 juin 2022 : elu depute de la 13e circonscription de Paris (coalition Ensemble), reelu en 2024.
- 12 octobre 2025 - 21 fevrier 2026 : ministre delegue charge de la Fonction publique et de la Reforme de l'Etat (gouvernement Lecornu).
- Depuis le 22 fevrier 2026 : ministre de l'Action et des Comptes publics, en remplacement d'Amelie de Montchalin ; a ce titre en charge de la preparation du budget 2027.
Orientation / affiliation : macroniste de la premiere heure, il appartient a l'aile progressiste et reformatrice de la majorite presidentielle (Renaissance). Son perimetre ministeriel couvre les comptes publics, la fonction publique et la transformation numerique de l'Etat, ce qui l'amene a porter la strategie de souverainete numerique de l'administration.
(Identite verifiee et homonymes ecartes : le parcours web — economiste, normalien, ancien conseiller Macron, ministre des Comptes publics 2026 — correspond exactement aux fonctions declarees dans le dossier corpus.)
Dans la commission
Audite une fois (Mme Anne Le Hénanff), David Amiel s'exprime en tant que ministre pour presenter la strategie de l'Etat en matiere de souverainete numerique. Sa these combine un diagnostic sans complaisance de la dependance francaise, une definition volontairement mesuree de la souverainete, et un inventaire d'actions gouvernementales concretes.
Diagnostic de dependance. Il pose des chiffres marquants : « 80 % des depenses de cloud et de logiciels des entreprises et des administrations europeennes beneficient a des acteurs americains » et « douze des quinze domaines les plus critiques sont lies au numerique » (Mme Anne Le Hénanff). En bureautique, « 90 % des depenses sont tournees vers des acteurs extra-europeens, et singulierement vers Microsoft ». Il replace ce constat dans une histoire de negligence : « la France a vecu dans une forme de confort et d'insouciance numeriques, avec des logiciels qui fonctionnaient, des prix qui semblaient acceptables et des dependances qui semblaient abstraites » (Mme Anne Le Hénanff).
Definition de la souverainete. Il la veut classique et non isolationniste : « Je considere classiquement qu'elle est la capacite de se donner sa propre loi. Elle n'est evidemment pas l'autarcie », tout en dramatisant l'enjeu — « le numerique est le champ de bataille de notre liberte et de notre souverainete » (Mme Anne Le Hénanff). Il identifie explicitement le risque de coupure de service : « il faut parer les risques de kill switch ou coupe-circuit, a savoir l'interruption brutale d'un service qui rendrait notre pays vulnerable ».
Une ligne de gradualisme assume. Contre les solutions radicales immediates : « ceux qui promettent une sortie immediate, totale et indolore des dependances racontent des histoires : Rome ne se fera pas en un jour » (Mme Anne Le Hénanff). Il alerte sur le risque inverse d'inaction — les « usages clandestins » d'outils grand public par les agents : « Si nous ne proposons pas nous-memes des alternatives souveraines de qualite, nous perdrons la bataille avant meme de l'avoir commencee ».
Realisations mises en avant. Il chiffre l'effort public (« 4,2 milliards d'euros [...] aux depenses numeriques de l'Etat, hors operateurs, en 2025 », dont 368 millions de bureautique) et egrene les leviers : la messagerie/visioconference souveraine Visio (« deploye aupres de plus de 200 000 agents publics », seule solution autorisee d'ici 2027) ; un « assistant IA interministeriel qui s'appuie sur les meilleurs modeles de Mistral AI [...] heberge sur une infrastructure Outscale certifiee SecNumCloud », teste par 10 000 agents ; la migration de la plateforme des donnees de sante vers Scaleway en remplacement de Microsoft Azure (choix du 23 avril 2026) ; la fin des ventes de logiciels Oracle sur le marche dedie de l'Ugap ; et une part de commande publique cloud souverain portee a « 62 % en 2025 ». Il defend enfin la reinternalisation des competences : « A l'AIFE, nous avons vu que 1 euro de salaire faisait economiser 2 euros de prestations » (Mme Anne Le Hénanff).
Sources
- https://en.wikipedia.org/wiki/David_Amiel
- https://www.economie.gouv.fr/ministres/david-amiel
- https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/02/22/nomination-de-david-amiel-ministre-de-laction-et-des-comptes-publics
- https://www.lagazettedescommunes.com/1025443/david-amiel-ministre-de-la-fonction-publique-prend-les-commandes-des-comptes-publics/
- https://www.franceinfo.fr/politique/gouvernement-de-sebastien-lecornu/normalien-macroniste-historique-depute-a-29-ans-qui-est-david-amiel-le-nouveau-ministre-des-comptes-publics_7822934.html
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA795950