La part du citoyen
FL

Frédéric Geraud de Lescazes

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Frédéric Geraud de Lescazes est un professionnel français des affaires publiques et gouvernementales dans le secteur des technologies numériques. Il est diplôme de l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I), où il a obtenu un DEA « Communication, Technologies et Pouvoirs ».

Il débute sa carrière au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA, aujourd'hui Arcom) au début des années 2000 (vers 2000-2002), comme chargé de mission / policy enforcement officer. Il occupe ensuite des fonctions d'affaires publiques et gouvernementales dans plusieurs grands groupes technologiques : Senior Manager Corporate Affairs chez Microsoft, Director of Government Affairs chez Cisco, puis directeur des affaires gouvernementales pour l'Europe (du Sud) au sein du groupe RELX.

En novembre 2021, il rejoint Google pour prendre en charge les affaires gouvernementales. Il est aujourd'hui Head of Government Affairs & Public Policy de Google Cloud pour la France, l'Italie, la Grèce et Chypre — fonction résumée dans le dossier de la commission comme « directeur des affaires publiques de Google Cloud ». Depuis septembre 2024, il est également enseignant (lecturer) en sciences politiques à l'École Polytechnique, sur l'articulation entre sciences politiques et technologies de l'information.

Il est par ailleurs membre de plusieurs instances sectorielles, notamment le conseil d'administration d'EuroCloud France et de l'AFNUM (Alliance française des industries du numérique).

Affiliation / orientation : il s'exprime en tant que représentant d'un hyperscaler américain (Google Cloud). Il défend une lecture de la souveraineté numérique compatible avec l'offre de Google (partenariats « cloud de confiance » plutôt que rupture avec les acteurs américains).

Dans la commission

Frédéric Geraud de Lescazes est auditionné (18 interventions, audition des représentants en France des Gafam, l'audition des représentants des GAFAM). Son fil directeur : le vrai risque du cloud n'est pas la dépendance à un fournisseur en soi, mais la concentration du marché.

Ligne d'ensemble : posture de représentant d'hyperscaler jouant la transparence sur les limites (américanité assumée, CLOUD Act, kill switch) tout en recadrant le problème vers la concurrence et en valorisant l'offre partenariale franco-européenne (S3NS/Thales) plutôt qu'une souveraineté par exclusion des acteurs américains.

Sources