La part du citoyen
JR

Jérôme Raguénès

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Jérôme Raguénès est directeur du département numérique, systèmes et moyens de paiement de la Fédération bancaire française (FBF), l'organisation professionnelle représentant les banques exerçant en France. Il est le principal expert technique de la profession bancaire française sur les sujets de paiement et de numérique auprès des pouvoirs publics nationaux et européens.

De formation quantitative, il est titulaire d'un DEA d'analyse économique, modélisation et méthodes quantitatives (Université d'Évry-Val d'Essonne / ENSAE) et diplômé du programme CHEE (Cycle des hautes études européennes) de l'ENA. Il débute sa carrière dans les moyens de paiement à la Caisse centrale des Banques populaires, puis exerce comme consultant sur des projets stratégiques pour de grands établissements bancaires.

Il rejoint la FBF en 2002 pour coordonner le projet SEPA (espace unique de paiement en euros) et suivre les dossiers réglementaires, avec pour mission de défendre les intérêts des banques françaises devant les autorités nationales et européennes. En 2015, il est nommé responsable de la coordination numérique (« Head of Digital Coordination ») et intègre le Digital Strategy Group du comité exécutif de la Fédération bancaire européenne (FBE/EBF). Le 26 avril 2017, il est nommé directeur du département numérique, systèmes et moyens de paiement de la FBF, poste qu'il occupe toujours. Au niveau européen, il siège au Digital Strategy Group et au comité des paiements de la FBE ainsi qu'au board de l'European Payments Council (EPC).

Il intervient régulièrement dans le débat public sur la DSP2/DSP3, le paiement instantané, l'euro numérique (MNBC), FIDA et la souveraineté des systèmes de paiement européens. (Identité confirmée sans ambiguïté : les sources — communiqués FBF, compte officiel de l'Assemblée nationale, presse spécialisée — recoupent la fonction exacte déclarée dans le dossier, « directeur numérique et moyens de paiement de la FBF ».)

Dans la commission

Fiche courte : le dossier corpus est pauvre pour cet acteur, qui n'est qu'un intervenant secondaire de l'audition. Il n'apparaît qu'une seule fois (Table ronde, ouverte à la presse, sur les services de paiement) et n'a pris la parole que brièvement.

Il est auditionné le 8 avril 2026 dans la table ronde sur les services de paiement (Table ronde, ouverte à la presse, sur les services de paiement), aux côtés de Maya Atig, directrice générale de la FBF — laquelle porte l'essentiel des positions de la profession bancaire (thèse d'une souveraineté « satisfaisante dans le domaine des paiements, mais problématique dans le domaine du numérique »). Raguénès y accompagne la directrice générale comme expert technique, sans développer de ligne propre distincte.

Son unique intervention consignée déplace le débat de l'instrument de paiement vers l'infrastructure sous-jacente : selon lui, quelle que soit la brique souveraine retenue, le point critique n'est pas le moyen de paiement mais le compte lui-même (Table ronde, ouverte à la presse, sur les services de paiement) :

« Quelle que soit la solution souveraine, Wero ou l'euro numérique, la question qui se pose in fine est celle de la tenue de compte. » (Table ronde, ouverte à la presse, sur les services de paiement)

Cette remarque, courte mais saillante, souligne que résoudre la souveraineté au niveau du seul moyen de paiement (carte, Wero, euro numérique) ne suffit pas si la tenue de compte reste exposée — un prolongement du « problème jumeau » évoqué dans l'audition à propos du citoyen français sanctionné, privé à la fois de moyen de paiement et de compte. Faute d'autres prises de parole au dossier, on ne peut lui attribuer d'autre position.

Sources