La part du citoyen
TF

Thomas Fauré

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Thomas Fauré est le fondateur et président de Whaller, plateforme française de réseaux sociaux et de collaboration sécurisée, positionnée sur la souveraineté numérique (pas de publicité, pas de revente de données, qualification SecNumCloud de l'ANSSI).

Ingénieur diplômé de Centrale Lille (promotion 2006), il débute sa carrière comme ingénieur chez Safran, où il travaille notamment sur des sujets de biométrie. En 2011, il rejoint Polyconseil, filiale du groupe Bolloré, où il participe au programme Autolib'. C'est là qu'il conçoit son projet de réseau social respectueux des données, né d'une interrogation personnelle en 2012 (« dois-je laisser mon fils s'inscrire sur Facebook ? »). Il convainc Vincent Bolloré d'investir et fonde Whaller en 2013 au sein du groupe Bolloré, dont la société reste une filiale jusqu'en juin 2018, date à laquelle il en rachète le capital et prend son indépendance.

Whaller compte aujourd'hui de l'ordre d'une trentaine de salariés, revendique plus de 800 000 utilisateurs et équipe plusieurs ministères ainsi qu'une soixantaine d'établissements d'enseignement supérieur en France et en Europe. Thomas Fauré est un porte-voix récurrent de la souveraineté numérique européenne : il plaide pour la constitution d'une industrie européenne du numérique, la préférence aux solutions souveraines dans la commande publique, et va jusqu'à défendre le démantèlement des GAFAM. Il est l'auteur de deux essais, Transmettez ! (2018) et Après Facebook, Rebâtir (Éditions de Passy, 2022), et il est régulièrement auditionné par l'Assemblée nationale et le Sénat sur ces sujets. Il a également été associé au collectif d'éditeurs souverains « Fab8 ».

Note : identité vérifiée sans ambiguïté — le parcours (Whaller, cloud souverain, SecNumCloud, critique des GAFAM) correspond exactement au contexte de l'audition ; aucun homonyme pertinent.

Dans la commission

Audité (dossier corpus : M. Antoine Duboscq, 7 interventions). Sa thèse centrale : la souveraineté numérique est indissociable de la cybersécurité, et l'État, premier acheteur, doit protéger et privilégier les solutions françaises et européennes plutôt que de céder à l'efficacité de court terme des acteurs américains.

Positions clés défendues :

Angle d'ensemble : celui d'un éditeur souverain français qui plaide pour une commande publique protectrice, dénonce à la fois la domination des acteurs américains et une politique de l'État jugée contradictoire (régulateur qui devient opérateur concurrent de ses propres champions).

Sources