Sortie de Microsoft et migration vers Scaleway
Le corpus documente la décision de la Plateforme des données de santé (Health Data Hub, HDH) de quitter Microsoft Azure au profit de l'hébergeur français Scaleway. Deux intervenants en parlent, tous deux depuis l'appareil d'État : Mme Hela Ghariani, directrice du HDH (Mme Hela Ghariani), et M. David Amiel, du Gouvernement (Mme Anne Le Hénanff). Leurs positions convergent ; la fiche ne fait apparaître aucun contradicteur ni clivage explicite sur ce sujet précis.
Le calendrier et la nature de la décision. Selon M. David Amiel (Mme Anne Le Hénanff), « le 23 avril 2026, la plateforme des données de santé a officiellement choisi Scaleway pour remplacer Microsoft Azure, la migration devant être effective entre la fin 2026 et le début 2027 ». Il la présente comme une décision « emblématique de reprise de souveraineté sur les données de santé », dossier sensible de longue date. Mme Ghariani (Mme Hela Ghariani) prend soin de désamorcer l'idée d'un geste politique opportuniste : ce choix serait « avant tout le résultat d'un travail engagé dès 2019 », destiné à « garantir techniquement la réversibilité de la plateforme », c'est-à-dire la capacité effective à changer d'hébergeur, tout en suivant « l'évolution de l'offre de cloud française et européenne ». Le passage à Scaleway est ainsi cadré comme l'aboutissement d'une stratégie technique de long terme rencontrant la maturité de l'offre nationale.
Les points saillants et chiffres clés. Mme Ghariani (Mme Hela Ghariani) apporte plusieurs éléments concrets. Le HDH a adressé aux fournisseurs « un cahier d'exigences très fourni, comportant plus de 350 points » ; elle reconnaît qu'« aucune des offres ne satisfaisait l'intégralité de ces exigences » — mesure honnête de la maturité encore incomplète du cloud souverain, les écarts étant toutefois jugés contournables. Elle contredit frontalement l'idée reçue du surcoût du souverain : « l'offre que nous avons retenue faisait partie des moins chères ». Elle rappelle aussi que la dépendance à Microsoft ne disparaît pas immédiatement : « plus de 250 projets » restent hébergés sur Azure et « il n'est pas question de les arrêter tant que la nouvelle infrastructure n'est pas capable de les accueillir », d'où une phase de transition de plusieurs mois.
L'élargissement de l'enjeu. Mme Ghariani (Mme Hela Ghariani) relie souveraineté numérique et souveraineté sanitaire : elle espère « poser les bases d'une souveraineté sanitaire, dans le contexte de l'arrivée du règlement relatif à l'espace européen des données de santé (EHDS) ».
Sur ce sujet, le corpus reste donc à une seule voix institutionnelle, favorable et documentée. La fiche ne contient pas de mention verbatim du Cloud Act, du kill switch ou de la qualification SecNumCloud pour ce dossier précis ; ces enjeux, s'ils sont présents dans le débat général sur la souveraineté, ne sont pas rattachés ici aux citations de ce sujet.
Qui en parle
- Mme Hela Ghariani — Plateforme des données de santé / Health Data Hub (Mme Hela Ghariani) : porte l'essentiel du propos. Défend le choix de Scaleway comme l'aboutissement d'une stratégie de réversibilité engagée dès 2019 ; chiffre l'exigence (cahier de 350+ points), l'offre retenue « parmi les moins chères », les 250+ projets encore sur Azure ; relie souveraineté numérique et sanitaire (EHDS).
- M. David Amiel — Gouvernement (Mme Anne Le Hénanff) : confirme et date la décision (choix officiel le 23 avril 2026, migration fin 2026-début 2027), présentée comme une reprise emblématique de souveraineté sur les données de santé.