La part du citoyenTikTok et les mineurs
AG

Anne-Charlotte Gros

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Anne-Charlotte Gros est secretaire generale de l'association Respect Zone, ou elle exerce egalement

la fonction de directrice des affaires publiques. Le site de l'association la presente comme forte

d'une experience importante dans le debat public et engagee en tant que parent d'eleves.

Elle figure a la direction de l'association aux cotes de Philippe Coen (president), Sandrine Richard

(directrice des alliances strategiques), Eric Lauvaux (affaires juridiques) et Marie-Daphne Fishelson

(tresoriere).

Respect Zone est une association creee en 2014, qui lutte contre les violences en ligne. Son action

s'organise selon trois axes : prevention et sensibilisation, accompagnement des victimes (soutien

juridique, orientation vers des professionnels) et plaidoyer aupres des processus de regulation

francais et europeens. L'association revendique pour 2025 plus de 10 170 personnes sensibilisees,

dont plus de 8 340 mineurs, dans 22 departements.

Reserve de verification. Au-dela de sa fonction actuelle a Respect Zone — confirmee par le site

de l'association et par le compte rendu officiel de l'audition —, les sources publiques consultees ne

documentent pas son parcours anterieur (formation, fonctions occupees, dates). Rien n'est donc affirme

ici sur ce point. Le nom Anne-Charlotte Gros etant porte par d'autres personnes, aucune carriere

non verifiee ne lui est attribuee.

Dans la commission

Anne-Charlotte Gros est entendue le 22 mai 2025 (cr14a), sous serment, dans le cadre d'une table ronde

d'associations membres du COFRADE presidee par Arthur Delaporte — aux cotes d'Arthur Melon (Cofrade),

Nathalie Hennequin (SNUASFP-FSU) et Socheata Sim (CAMELEON). Elle intervient a onze reprises.

Sa these. Le probleme n'est pas seulement l'illicite : c'est la « zone grise » des contenus licites

mais nocifs pour les mineurs, doublee d'un defaut d'accompagnement des jeunes dans leur droit de

signalement. Elle plaide pour un « droit à la dignité numérique » renforce pour les enfants et pour un

elargissement du DSA.

Positions cles defendues (cr14a).

sommes pas favorables à une interdiction absolue, mais plutôt une autorisation parentale obligatoire

associée à une vérification effective de l'âge. »

parisienne : « 83 % des élèves possèdent un smartphone, 90 % sont inscrits sur au moins un réseau

social, et, fait particulièrement préoccupant, 80 % déclarent utiliser des comptes de majeurs. » Elle

ajoute que « certains jeunes nous ont confié que leurs parents leur demandaient de créer des comptes

pour les plus de 18 ans afin d'éviter les risques liés à la pédophilie. »

sponsorisees, permettre de reinitialiser l'algorithme, developper « un algorithme plus neutre » et

mieux accompagner le mineur en cas de signalement.

(DSA) constitue une avancée majeure et suscite de grands espoirs. Les plateformes semblent jouer le

jeu, comme en témoigne le premier rapport de l'Arcom. » Et : « toute plateforme comptant au moins 20 %

d'utilisateurs mineurs devrait être soumise aux mêmes exigences que les grandes plateformes. »

à la suite des signalements effectués. » Elle pointe une barriere de moyens : « Actuellement, seuls

deux signaleurs de confiance sont reconnus dans le cadre des régulations européennes, en raison de leur

financement », et demande un couloir prioritaire pour les autres associations.

heurter la sensibilité des enfants. Ces contenus sensibles ne sont donc pas nécessairement illégaux,

mais sont problématiques pour les mineurs. »

conscience, plutôt qu'au recours à l'emprisonnement ou à la comparution immédiate », disposition

francaise qu'elle souhaite voir portee au niveau europeen.

problématique déjà abordée par la loi française et qu'il faudrait porter au niveau européen. » Elle

preconise d'imposer aux entreprises d'IA generative un dispositif de signalement, des audits et des

obligations de transparence.

Point saillant : la reserve sur la sante mentale. Interrogee par le depute Thierry Perez (RN) sur une

degradation de la sante mentale des jeunes « en raison de cette dépendance aux réseaux sociaux », elle ne

valide pas le lien de causalite propose : « Il est difficile de répondre à cette question, car nous ne

disposons pas de chiffres particuliers », renvoyant a l'Observatoire de la parentalite et de l'education

numerique (Open). Elle exprime ensuite une conviction presentee comme telle : « J'ai le sentiment que la

santé mentale des jeunes s'est dégradée ces dernières années. Le numérique joue forcément un rôle dans

cette dégradation. »

Declaration d'interets. En cloture de la table ronde, elle precise l'independance de son association :

« Nous n'entretenons donc aucun lien de dépendance économique avec aucune plateforme » — position

distincte de celle du Cofrade, dont le delegue general a declare recevoir un mecenat de Google France.

Sources

l'audition du 22 mai 2025, qualite declaree)