Antoine Vermorel-Marques
Rôle dans la commission : Député membre — groupe DR
Biographie
Antoine Vermorel-Marques est né le 17 février 1993 à Roanne (Loire). Fils d'un exploitant laitier, il est scolarisé à Saint-Just-en-Chevalet puis au lycée Albert-Thomas de Roanne, où il obtient son baccalauréat en 2011, avant d'être diplômé de Sciences Po Paris en 2016.
En 2014, alors étudiant, il co-fonde un collectif mobilisé contre la suppression des bourses au mérite ; le recours porté devant le Conseil d'État aboutit au rétablissement du dispositif en mars 2015.
Il entre ensuite dans l'appareil parlementaire : collaborateur des députés Robin Reda et Damien Abad (2017-2019), puis conseiller presse et politique du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale à partir de 2019. Sa profession déclarée sur sa fiche de député est conseiller parlementaire.
Mandats locaux : conseiller municipal de Renaison (2020-2022) et vice-président de l'agglomération du Roannais chargé du tourisme ; conseiller départemental de la Loire pour le canton de Renaison depuis 2021.
Il est élu député de la 5e circonscription de la Loire en juin 2022, à 29 ans, et réélu en 2024. À l'Assemblée nationale, il siège au sein du groupe Droite Républicaine (rattachement financier : Les Républicains) et est membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.
Au sein de son parti, il est nommé en 2023 par Éric Ciotti au shadow cabinet LR en charge des questions environnementales — il avait auparavant soutenu Bruno Retailleau pour la présidence du parti. Il devient vice-président des Républicains en 2025, puis secrétaire national à l'environnement en janvier 2026. Le Monde l'a décrit comme le jeune visage écologique du parti, promouvant une écologie articulée au libéralisme économique.
Il est membre de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs (créée le 13 mars 2025), sans fonction dans son bureau.
Dans la commission
Intervenant secondaire : le dossier corpus recense 8 interventions réparties sur 3 auditions (cr08a, cr24c, cr24e). La fiche est donc courte, faute de matière.
Objectiver la spécificité « mineurs » avant d'imputer une responsabilité (cr08a). Sa première ligne de questionnement porte sur la mesure du phénomène : « Pouvez-vous nous indiquer si l'impact de TikTok en termes d'addictions est plus prononcé chez les mineurs que chez les majeurs ? En d'autres termes, d'après les signalements que vous recevez ou les enquêtes que vous menez, les mineurs sont-ils spécifiquement ciblés par l'application, ou s'agit-il d'un phénomène généralisé touchant l'ensemble de la population ? » (cr08a). Il prévient lui-même que son questionnement peut « dépasser le strict cadre de cette commission d’enquête ». L'angle cherche à établir s'il existe une preuve d'un ciblage spécifique des mineurs plutôt qu'un effet de masse — approche factuelle, préalable à toute qualification d'une responsabilité intentionnelle de la plateforme.
Contournement des restrictions d'âge et renvois vers les contenus pour adultes (cr24c). Il interroge sur les mécaniques de contournement : « Théoriquement, les mineurs ne peuvent pas voir vos vidéos à caractère pornographique, mais comment parviennent-ils à détourner les règles ? » (cr24c). La question est solutionniste — il demande des pistes de renforcement des règles et de limitation des liens renvoyant depuis TikTok vers les plateformes pour adultes — et il prend soin de préciser « je ne porte aucune accusation », sans jugement moral sur la pornographie entre adultes.
Conflits d'intérêts et usage politique des revenus de plateforme (cr24e). Lors de l'audition de Nasser Sari, il demande à l'audité de déclarer tout conflit d'intérêts et s'il connaît des députés présents, l'interroge sur sa redistribution d'argent (« Robin des bois digital ») et sur d'éventuels dons à des mineurs ou à des partis politiques : « On vous prête des ambitions politiques. Je voudrais savoir si TikTok a permis de rémunérer des partis politiques. » (cr24e). La séquence suscite une réaction de l'audité (« c'est quoi, cette question ? ») et une intervention du président, qui demande au député de préciser le rapport de sa question avec l'objet de la commission.
Au total, deux registres cohabitent dans ses interventions : un axe protection des mineurs / vérification de l'âge, prudent et documentaire ; et un axe déontologie et conflits d'intérêts, plus éloigné de l'objet de la commission et signalé comme tel en séance.
Sources
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA794118 — fiche officielle du député (Assemblée nationale)
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Vermorel-Marques — biographie (Wikipédia FR)
- https://en.wikipedia.org/wiki/Antoine_Vermorel-Marques — biographie (Wikipédia EN)
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/tiktok/composition — composition de la commission d'enquête
- https://www2.assemblee-nationale.fr/instances/fiche/OMC_PO867384 — page de la commission d'enquête (Assemblée nationale)