La part du citoyenTikTok et les mineurs
Bérangère Couillard

Bérangère Couillard

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Bérangère Couillard est présidente du Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) depuis sa nomination le 16 juillet 2024. L'identification est sans ambiguïté : le titre déclaré sous serment devant la commission — « présidente du Haut Conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes » — recoupe la fonction attestée par le site officiel de l'institution. (Le compte rendu de l'Assemblée nationale emploie l'ordre « hommes et femmes » ; l'appellation officielle de l'institution est « Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes ».)

Parcours. Née le 24 juillet 1986 à Rennes (Ille-et-Vilaine), elle étudie le commerce à l'Institut d'administration des entreprises de Rennes. Elle travaille dans le secteur agroalimentaire de 2011 à 2016, puis rejoint la marque de vêtements IKKS comme directrice régionale.

Mandats et fonctions :

L'institution qu'elle représente. Le HCE a été créé par décret le 3 janvier 2013. La loi de 2017 lui a confié notamment la mission d'établir un rapport annuel sur l'état du sexisme en France. À la tête de l'institution, Bérangère Couillard met en avant la santé mentale des femmes, la prévention et la montée du sexisme chez les jeunes.

Dans la commission

Auditionnée le 27 mai 2025 (cr18a), en ouverture de la réunion n° 18 (audition 1/5), sous la présidence d'Arthur Delaporte. Elle prête serment et s'exprime au nom du Haut Conseil à l'égalité, en s'appuyant principalement sur le rapport 2022 du HCE consacré au cercle vicieux du sexisme dans le numérique et sur une analyse, menée en partenariat avec des étudiants de Sciences Po Paris, des 100 contenus les plus visionnés sur TikTok en 2022.

Sa thèse. TikTok n'est pas un réseau social comme les autres : c'est le plus utilisé par les mineurs français, ce qui en fait une instance éducative de fait, et son algorithme y diffuse massivement du sexisme, des contenus dégradants et des spirales toxiques. Elle pose le cadre dès son propos liminaire : « L'utilisation massive de ces applications a entraîné harcèlement sexiste, violence verbale et psychologique, promotion de la pornographie ou encore montée en puissance des idées masculinistes. » (cr18a)

Positions et points saillants :

Note : ces accusations et ces chiffres sont ceux avancés par Bérangère Couillard au nom du HCE devant la commission ; ils constituent sa position et celle de son institution, telles qu'exposées sous serment.

Sources