La part du citoyenTikTok et les mineurs
BG

Bruno Gameliel

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Bruno Gameliel est psychopédagogue et psychothérapeute. C'est sous ce double titre qu'il est

convoqué par la commission d'enquête : l'agenda officiel de l'Assemblée nationale pour la réunion du

16 mai 2025 annonce l'audition, ouverte à la presse, de M. Bruno Gameliel, psychopédagogue,

psychothérapeute.

Il se présente publiquement comme chercheur franco-italien, titulaire d'un doctorat en littérature

comparée et d'un master en psychologie et troubles de l'acquisition des apprentissages ; il est

fondateur et dirigeant (« CEO ») du Sapientia Program, programme d'accompagnement

« neuropédagogique » d'optimisation scolaire et universitaire, basé à Paris, et se déclare membre du

cabinet/centre de recherche et de formation CePsiT (Centro di Psicologia e Terapia, Florence).

Ces éléments proviennent de ses propres publications et du site de son programme : ils relèvent de

son autoprésentation professionnelle et n'ont pas de source institutionnelle indépendante identifiée.

Parcours et activités documentés :

(PCOS), qu'il présentait déjà en 2015 comme développé « depuis quinze ans » et qu'il qualifie de

thérapie cognitivo-comportementale (TCC) appliquée aux apprentissages. Le programme se déploie sur

deux axes : préventif/curatif (phobie scolaire, troubles du comportement, hyperactivité, troubles

« dys », gestion de l'anxiété) et d'optimisation (méthodologie, orientation, préparation aux examens),

du primaire au supérieur.

psychothérapeutiques et méthodes pédagogiques : une démarche combinée au service des apprenants*,

dont la signature le présente comme psychopédagogue et psychothérapeute.

précoces), la FAPEE (Fédération des associations de parents d'élèves des établissements

d'enseignement français à l'étranger) et le CePsiT de Florence.

Jean-Marie Cavada), où il signe trois articles : L'IA, nouveau Graal ? (12 février 2025),

TikTok, la servitude volontaire des mineurs (10 juillet 2025, soit après son audition) et

Décadence du système scolaire et l'ère numérique (6 juillet 2026). Ses articles y sont signés de

la mention Psychopédagogue – Enseignant-chercheur – CEO Sapientia-Program – Membre du cabinet/centre

de recherche et formation CePsiT (Florence).

l'étranger, sur la psychopédagogie, les neurosciences et les usages numériques des adolescents.

*Identité : la fonction déclarée dans le dossier corpus (« psychopédagogue, psychothérapeute »)

correspond aux publications signées Bruno Gameliel (iDFRights, Sapientia Program, La revue de

l'éducation), qui portent exactement les mêmes titres et le même champ (difficultés scolaires,

écrans, adolescents). Aucun homonyme pertinent identifié dans ce champ ; les autres occurrences du

nom (orthographié « Gamaliel ») sur les réseaux sociaux renvoient à des personnes sans lien avec ce

domaine. La note biographique reste toutefois majoritairement fondée sur ses propres supports :

aucune source institutionnelle indépendante détaillant son cursus n'a été trouvée.*

Dans la commission

Audition unique le 16 mai 2025 (cr12b, seconde et dernière audition de la réunion n° 12, présidée par

Arthur Delaporte), 3 prises de parole. Audition courte (~2 400 mots), sans autre intervenant que la

rapporteure et le président. Gameliel y est entendu comme praticien de terrain auprès d'élèves en

difficulté, et non comme chercheur produisant des données propres sur TikTok.

**Sa thèse : TikTok comme accélérateur d'une « délégation cognitive » qui abîme un cerveau encore

immature.** Il pose d'abord un cadre non technophobe — « Je précise ici que je ne diabolise pas les

écrans et le numérique, dont les effets sur le plan cognitif et comportemental peuvent être positifs.

La question devient cependant délicate lorsqu'il s'agit des mineurs. » (cr12b) — avant d'énoncer son

concept central : « Lors d'une récente conférence, j'ai énoncé le concept de « délégation cognitive »,

qui illustre le fait que la technologie constitue aujourd'hui un problème sociétal, voire

civilisationnel. » (cr12b). Il ouvre son propos en expliquant que la psychopédagogie est « une

branche de la psychologie du développement qui s'intéresse aux problématiques scolaires », discipline

qu'il dit méconnue et parfois rejetée dans les milieux scolaires et universitaires.

Positions clés défendues :

le fait que leur développement cérébral n'est pas achevé, la maturité cérébrale n'étant atteinte

qu'entre vingt et vingt-cinq ans. » (cr12b). Il détaille les « phases sensibles » du développement,

la plasticité cérébrale de l'enfance et de la préadolescence, et le rôle des fonctions exécutives

(inhibition, attention volontaire) qu'il dit non pleinement opérationnelles avant six ou sept ans.

preuve : « Bien que les études sur ce sujet nécessitent encore du temps pour être pleinement

évaluées, un consensus se dégage, selon lequel TikTok agit comme un amplificateur des difficultés

psychologiques préexistantes, particulièrement chez des personnes déjà vulnérables. » (cr12b)

significatif sur la mémoire de travail, dont l'utilisation de TikTok, avec son défilement rapide de

contenus, compromet le fonctionnement optimal. » (cr12b) ; il cite à l'appui « Une étude italienne

de 2021 met en évidence l'impact de ces pratiques sur différents aspects de la mémoire, notamment

en ce qui concerne la gestion des éléments de distraction. » (cr12b) — sans en donner la référence

précise.

ce que nous laisse penser notre société de consommation du bien-être, l'ennui joue un rôle

fondamental dans le développement cognitif. » (cr12b). Il l'explique par l'activation du « mode par

défaut » du cerveau, qu'il relie à la mémorisation, à l'empathie et à la consolidation des

apprentissages.

encourager des comportements ou actes dangereux, tels que l'automutilation ou les idées suicidaires.

La pratique de la scarification, malheureusement observée chez les préadolescents, est un exemple

alarmant de ces dérives. » (cr12b) ; sur les défis viraux : « certains défis viraux, tels que le

« Blackout challenge » consistant à se priver d'air jusqu'à l'évanouissement, représentent un danger

réel pour la vie des jeunes utilisateurs. » (cr12b)

développement de troubles de la perception corporelle, pouvant mener à des désordres alimentaires,

comme pourront vous le confirmer pédopsychiatres et nutritionnistes. » (cr12b)

chiffrée : « Mon point de vue s'aligne sur les pratiques de certains pays qui interdisent

l'utilisation des réseaux sociaux jusqu'à l'âge de quinze ou seize ans. » (cr12b) ; « Je

recommanderais donc d'interdire totalement les écrans jusqu'à l'âge de six ans, puis de mettre en

place une régulation stricte au-delà. » (cr12b)

rôle primordial à jouer en définissant un cadre clair pour l'école et les parents. » (cr12b), les

parents étant selon lui « souvent démunis » et en demande d'un cadre réglementaire sans ambiguïté.

Il cite Rousseau à l'appui de son plaidoyer pour mieux connaître les élèves : « Comme le soulignait

Jean-Jacques Rousseau en 1762 dans la préface de L'Émile : « Commencez donc par mieux étudier vos

élèves, car très assurément vous ne les connaissez point. » » (cr12b)

strictement ces applications et les entreprises qui les développent car, sans ces mesures, il sera

extrêmement difficile de protéger efficacement nos jeunes. » (cr12b)

Une remarque sur le nom de l'application. Il glisse une observation sur l'acronyme : « je trouve

ironique que son nom soit l'acronyme, en psychologie, des troubles involontaires verbaux et physiques

et des troubles obsessionnels compulsifs. » (cr12b)

Il propose enfin à la commission d'accompagner ses travaux sur la base de ses recherches, et le

président l'invite à transmettre au secrétariat tout complément d'information.

Sources