La part du citoyenTikTok et les mineurs
Christelle D’Intorni

Christelle D’Intorni

Rôle dans la commission : Députée membre — groupe UDR

Biographie

Christelle D’Intorni est née le 2 mai 1985 à Nice (Alpes-Maritimes). Sa profession déclarée sur sa fiche de députée à l’Assemblée nationale est « avocate » ; sa fiche officielle et sa notice biographique ne précisent pas son cursus universitaire ni son barreau d’inscription.

Elle commence son parcours d’élue au niveau local : maire de Rimplas (Alpes-Maritimes) de 2014 à 2022 — elle est alors la plus jeune édile du département —, conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur de 2015 à 2021, puis conseillère départementale des Alpes-Maritimes depuis le 1er juillet 2021.

Elle est élue députée de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes le 22 juin 2022, puis réélue le 30 juin 2024. À l’Assemblée nationale, elle siège à la commission de la défense nationale et des forces armées de 2022 à 2024, puis à la commission des affaires étrangères depuis 2024.

Membre des Républicains de 2015 à 2024, elle rejoint en 2024 l’Union des droites pour la République (UDR), parti créé le 31 août 2024 par Éric Ciotti à la suite de la crise ouverte au sein de LR par l’alliance avec le Rassemblement national aux élections législatives. Le groupe parlementaire UDR est constitué à l’Assemblée nationale le 12 septembre 2024. Elle est vice-présidente de l’UDR depuis le 3 octobre 2024.

Parmi ses travaux parlementaires identifiés, elle est à l’origine en 2023 d’une proposition de loi durcissant les sanctions liées à la consommation de cannabis (amendes de 10 000 euros, suppression des allocations familiales pour les parents de mineurs récidivistes).

Elle est membre de la commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs (créée le 13 mars 2025), sans fonction dans son bureau.

Dans la commission

Intervenante très secondaire : le dossier corpus ne recense qu’une seule intervention, dans une seule audition (cr24c, audition du créateur de contenu Adrien Laurent, 10 juin 2025). La fiche est donc courte, faute de matière.

Une interpellation morale adressée au créateur de contenu, au nom de l’expérience parentale (cr24c). Son unique prise de parole procède en deux temps. Elle qualifie d’abord l’audité et son modèle — « Vous êtes avant tout un entrepreneur. Derrière votre démarche, il y a une logique commerciale, une stratégie de visibilité, une volonté mercantile basée sur le buzz et sur des positions de rupture » — tout en posant une réserve explicite : « C’est votre droit le plus absolu et je ne porte aucun jugement de valeur sur cette société que vous incarnez » (cr24c).

Elle recadre ensuite l’échange sur l’objet de la commission et interroge l’audité « en tant que députée mais aussi en tant que maman de deux petites filles » : « Avez-vous conscience de l’impact de vos contenus sur des enfants de 13 ans, qui sont des adolescents en construction ? », puis « Accepteriez-vous que votre fille de 13 ans puisse suivre un homme comme vous sur TikTok ? La laisseriez-vous se nourrir de propos tels que ceux que vous diffusez ? » (cr24c).

L’angle est celui de la responsabilité personnelle du créateur de contenu plutôt que celui du fonctionnement de la plateforme : la question demande une projection de parent à parent et vise à faire reconnaître un effet sur des adolescents « en construction », au-delà de la défense procédurale de l’audité fondée sur les règles d’âge de TikTok. Les sujets rattachés à cette intervention dans le corpus sont l’exposition précoce à la sexualité, la responsabilité des créateurs de contenu et le rôle des parents / du contrôle parental.

Le corpus ne recense, pour elle, aucune position doctrinale, aucune proposition de mesure ni aucune autre question dans le cadre de cette commission.

Sources