Christina Goncalves da Cunha
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Christina Goncalves da Cunha est une personne privee, entendue par la commission d'enquete en sa seule
qualite de mere d'Emma, adolescente decedee par suicide en 2021 a l'age de 16 ans (cr11b). Elle n'exerce
aucune fonction publique, associative dirigeante ou professionnelle qui aurait ete declaree devant la
commission : la seule qualite qu'elle indique est celle de parent endeuille.
Aucune biographie exterieure verifiee n'a pu etre etablie : les recherches web n'ont fait remonter aucune
source fiable (encyclopedie, site officiel, presse de reference) documentant son parcours. Ce constat est
coherent avec son statut : il ne s'agit pas d'une figure publique, mais d'un temoin. Par prudence
deontologique, **aucun element biographique n'est ajoute ici au-dela de ce qui figure dans le compte rendu
officiel de l'audition**, et aucune identification par recoupement d'homonymes n'a ete tentee.
Le seul element de contexte etabli par le compte rendu est le cadre de sa venue : elle a ete auditionnee le
15 mai 2025 (reunion n°11, audition 2/2) au sein d'un groupe de familles accompagnees par **maitre Laure
Boutron-Marmion, avocate au barreau de Paris et fondatrice du collectif Algos Victima**, dont le president
Arthur Delaporte indique que « beaucoup d'entre elles » sont membres (cr11b). Elle a prete serment comme
l'ensemble des personnes entendues ce jour-la (cr11b). Elle mentionne par ailleurs avoir deux fils aines,
ages de 34 et 30 ans (cr11b).
Dans la commission
Fiche courte : intervenante ponctuelle, 3 interventions sur une seule audition (cr11b).
Son temoignage est celui d'une mere dont la fille est morte en 2021, et sa these tient en trois deplacements
d'angle qu'elle demande a la commission d'operer.
1. Un fosse generationnel qui empeche les adultes de voir. Elle situe la rupture non dans la souffrance
adolescente elle-meme — qu'elle decrit comme ancienne — mais dans son relais numerique : « Le spleen de
l’adolescence, cela existe depuis des années, voire des générations [...] Mais ce qui est nouveau, c’est le
relais dans les réseaux sociaux et l’utilisation que TikTok fait de ce spleen et de ce mal-être » (cr11b).
Elle en tire un « devoir d'information » adresse aux adultes : selon elle, « personne de notre génération ne
sait ni n’a vu ce qu’ont vu nos enfants » (cr11b). Elle insiste egalement sur le fait que les enfants concernes
« n’étaient pas malades » (cr11b).
2. Le statut d'hebergeur, qu'elle conteste. C'est son point juridique central, formule comme une position
personnelle et non comme un constat de droit etabli : « ces plateformes, TikTok et autres, se déclarent comme
des hébergeurs de contenus. Donc, il n’y a pas de poursuites ; tout va bien, ils sont protégés par la loi »
(cr11b). Elle y oppose l'existence de l'algorithme, qu'elle presente comme un choix editorial de l'entreprise :
« ils imposent du contenu à nos enfants qui ne l’ont pas choisi. C’est le problème de l’algorithme. Or ce sont
eux qui le mettent en place. [...] Ils sont donc bien plus que de simples hébergeurs » (cr11b). Elle ajoute,
sur le meme registre : « les gens de la Silicon Valley et de TikTok le savent parfaitement. Et, étonnamment,
les enfants de ceux qui sont dans ces sociétés, eux, n’ont pas de téléphone » (cr11b). Ces affirmations sont
sa lecture et son accusation ; la commission ne les a pas etablies comme des faits a ce stade du corpus.
3. Traiter la source plutot que les symptomes. Interrogee dans le fil des echanges sur la prise en charge,
elle recuse la reponse sanitaire seule : « On parle de construire des hôpitaux psychiatriques pour prendre en
charge les enfants, mais c’est traiter les symptômes, pas la source du problème. Si vous construisez des
hôpitaux, ils seront tous remplis ! Tout l’enjeu est d’empêcher la circulation de ce genre de contenu sur les
réseaux sociaux » (cr11b).
Ses demandes. Elle plaide pour une politique de prevention grand public calquee sur celle du tabac et de
l'alcool : « il y a bien des pubs à la télévision qui disent que fumer tue ou que boire au volant est dangereux,
avec des images chocs [...] Et les réseaux sociaux, qui tuent nos jeunes ? [...] alertons – je ne sais pas
comment, mais il faut le faire ! » (cr11b). Elle refuse par ailleurs la qualification du suicide adolescent
comme « une mort choisie » (cr11b), tout en reconnaissant explicitement la difficulte du lien de causalite :
« Je comprends bien qu’il est difficile d’établir une relation de cause à effet entre l’accès aux réseaux
sociaux et à leurs contenus mortifères et le suicide d’un jeune » (cr11b).
Sur le plan de la portee politique, elle mise sur l'information de l'opinion plutot que sur le seul levier
legislatif : « Si tout le monde en France savait ce que l’on trouve sur les réseaux sociaux, nous aurions face
aux géants du numérique la puissance nécessaire pour changer les choses » (cr11b).
Sujets rattaches dans le corpus : responsabilite des plateformes ; role de l'ecole et du numerique.
Sources
Aucune source web exploitable. Les recherches menees n'ont retourne aucun resultat fiable sur cette personne :
il s'agit d'un temoin prive, non d'une personnalite publique, et aucune identification par homonymie n'a ete
retenue afin d'ecarter tout risque de confusion.
Seule source utilisee, pour le cadre de l'audition uniquement :
- Compte rendu officiel de la commission d'enquete, reunion n°11 du 15 mai 2025 (audition 2/2) —
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N011.html