La part du citoyenTikTok et les mineurs
Constance Le Grip

Constance Le Grip

Role dans la commission : Depute membre — groupe EPR

Biographie

Constance Le Grip, née le 14 novembre 1960 à Chatou (alors Seine-et-Oise, aujourd'hui Yvelines), est

députée de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine. Elle siège dans la 17e législature au groupe

Ensemble pour la République (EPR), dont sa fiche officielle la mentionne comme apparentée.

Formation. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Strasbourg, puis titulaire d'un DEA

d'études politiques de l'Institut d'études politiques de Paris (1984).

Parcours professionnel. Sa carrière se déroule d'abord dans l'entourage parlementaire et

gouvernemental. Elle est attachée parlementaire d'Alain Lamassoure, à l'Assemblée nationale puis au

Parlement européen, et le suit lorsqu'il exerce des fonctions ministérielles (1993-1997). De 2002 à

2010, elle est conseillère parlementaire de Nicolas Sarkozy, successivement au ministère de

l'Intérieur, au ministère de l'Économie, puis à la présidence de la République. Sa profession déclarée

à l'Assemblée nationale est « conseillère parlementaire ».

Parlement européen (2010-2017). Élue le 7 juin 2009, elle siège du 10 février 2010 au

30 novembre 2017, puis est réélue le 25 mai 2014. Elle appartient au groupe du Parti populaire

européen (PPE), dont elle est vice-présidente de la délégation française. Elle est membre de la

commission des affaires constitutionnelles (AFCO), de la commission des affaires juridiques (JURI) et

de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres (FEMM), où elle est coordinatrice

PPE, ainsi que des délégations pour les relations avec la Chine et le Canada. Elle y est notamment

rapporteure sur la refonte du code des douanes de l'Union.

Assemblée nationale (depuis 2017). Élue députée le 18 juin 2017 (mandat ouvert le 21 juin 2017),

elle est réélue le 19 juin 2022 puis le 7 juillet 2024. Sous la 16e législature, elle siège à la

commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire (à partir de 2022) et est

rapporteure de la commission d'enquête sur les ingérences étrangères (2023) ; elle préside en 2024 la

commission de vérification des fonds spéciaux. Sous la 17e législature, elle est vice-présidente de

la commission des affaires étrangères.

Mandats locaux et affiliations partisanes. Conseillère municipale de Neuilly-sur-Seine du

16 mars 2001 au 21 mars 2008, puis de nouveau depuis le 26 mai 2020. Elle a été successivement

membre de l'UDF (jusqu'en 2002), de l'UMP (2002-2015), des Républicains (2015-2022), puis de

Renaissance / Ensemble (depuis 2022).

C'est à ce titre — députée EPR, ancienne députée européenne — qu'elle siège dans la commission

d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs (président Arthur Delaporte,

rapporteure Laure Miller).

Dans la commission

Fiche courte : le dossier corpus est mince. Constance Le Grip est une intervenante secondaire de

cette commission. Le dossier ne recense qu'une seule intervention, dans un seul compte rendu

(cr11b) : la table ronde du 15 mai 2025 réunissant maître Laure Boutron-Marmion, avocate au barreau

de Paris et fondatrice du collectif Algos Victima, et plusieurs familles. Elle n'y est pas auditionnée

mais questionneuse. Le dossier ne lui attribue aucune citation ni position autre que cette prise de

parole.

Un cadrage européen, une question ouverte. Son intervention comporte deux temps. Elle situe

d'abord le sujet à l'échelon européen, en indiquant que « plusieurs aspects du problème relèvent de la

régulation européenne, notamment la possibilité de transférer la responsabilité aux plateformes en

passant du statut d'hébergeur au statut d'éditeur », et qualifie cette perspective de « combat que nous

aurons à mener ensemble » (cr11b). Elle pose ensuite sa question, adressée à l'avocate du collectif :

« Maître Boutron-Marmion, avez-vous connaissance de l'existence de collectifs ou d'initiatives

similaires à celle-ci dans d'autres pays européens ? Y a-t-il eu une prise de conscience ailleurs qu'en

France ? » (cr11b).

Ce que révèle l'angle. La question ne met pas les témoins en difficulté et ne conteste aucun

élément avancé devant la commission : elle est ouverte et cherche à établir si le mouvement français de

familles endeuillées trouve des équivalents ailleurs en Europe. L'angle est celui de l'échelle

d'action : mesurer l'existence d'une dynamique transnationale susceptible d'appuyer une réponse

européenne, plutôt qu'interroger le mécanisme technique ou clinique en jeu. Ce cadrage européen — et

la mention explicite du passage du statut d'hébergeur à celui d'éditeur — est cohérent avec son

parcours de parlementaire européenne, mais le corpus ne contient pas d'autre intervention permettant

de caractériser plus avant sa ligne dans cette commission.

Sources