Gaëlle Berbonde
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Gaëlle Berbonde est une personne privee, entendue par la commission d'enquete en sa seule qualite de
mere de Juliette, adolescente hospitalisee le jour meme de l'audition (cr11b). C'est la seule qualite
qu'elle declare devant la commission : elle n'y fait etat d'aucune fonction publique, elective, associative
dirigeante ou professionnelle.
Aucune biographie exterieure verifiee n'a pu etre etablie. Les recherches menees n'ont fait remonter aucune
source fiable (encyclopedie, site officiel, presse de reference) documentant son parcours, et le compte rendu
officiel de l'Assemblee nationale ne lui associe aucun titre : son nom n'y figure que dans la liste des
personnes ayant prete serment. Ce constat est coherent avec son statut — il s'agit d'un temoin, non d'une
figure publique. Par prudence deontologique, **aucun element biographique n'est ajoute ici au-dela de ce qui
figure dans le compte rendu officiel**, et aucune identification par recoupement d'homonymes n'a ete tentee.
Les seuls elements de contexte etablis par le compte rendu sont les suivants. Elle a ete auditionnee le
15 mai 2025 (reunion n°11, audition 2/2), au sein d'une table ronde de familles accompagnees par **maitre
Laure Boutron-Marmion, avocate au barreau de Paris et fondatrice du collectif Algos Victima**, dont le
president Arthur Delaporte indique que « beaucoup d'entre elles » sont membres (cr11b). Elle a prete serment
comme l'ensemble des personnes entendues ce jour-la. Elle indique s'etre rapprochee du collectif apres avoir
« entendu parler d'Algos Victima » et s'y mobiliser en famille (cr11b). Elle mentionne par ailleurs, au fil de
son temoignage, avoir un fils aine de deux ans de plus que sa fille, et un mari travaillant « dans la tech »,
en charge de « la sécurité des réseaux de l’industrie du médicament » (cr11b).
Dans la commission
Fiche courte : intervenante d'une seule audition (cr11b), sous forme d'un temoignage suivi de trois
reprises de parole.
Son temoignage retrace le parcours de sa fille — telephone obtenu en classe de cinquieme malgre un cadrage
familial strict (forfait 2 euros, wifi coupe a 21 heures, controle parental installe), puis scarifications,
tentative de suicide en quatrieme, anorexie et un an d'hospitalisation — et sa reconstitution a posteriori du
role de la plateforme, sa fille lui ayant dit qu'« en cinquième, elle était la seule à ne pas avoir TikTok »
(cr11b). Elle rapporte que les equipes soignantes ont d'abord balaye ses interrogations sur ce lien
(« Ça se saurait », cr11b). Ces elements sont son recit ; ils ne constituent pas un lien de causalite etabli
par la commission — le dossier corpus enregistre d'ailleurs, sur ce point, une position prudente cote parents :
TikTok y aurait « fortement contribué » sans en etre necessairement la cause unique (cr11b).
Ce qu'elle defend en propre — quatre lignes de force.
1. Le controle parental est hors de portee des familles. C'est son constat le plus concret, tire de son
experience directe : « l’installation du contrôle parental, qui est d’une complexité innommable, lui a pris de
nombreuses heures » (cr11b) — « lui », c'est son mari, professionnel de la securite informatique. Elle en tire
que la charge doit basculer sur les plateformes, operateurs et constructeurs plutot que sur les parents.
2. Conditionner l'acces au numerique a une identite numerique verifiee. Elle la presente explicitement
comme un « questionnement personnel » : « je ne vois pas comment on pourra éradiquer ce grand banditisme sans
conditionner l’accès au numérique à la vérification de l’identité numérique, afin de savoir qui agit » (cr11b),
sur le modele des applications bancaires et de l'Etat. Elle assume dans le meme mouvement n'avoir pas reussi a
creer la sienne, et pose la limite de tout seuil d'age auto-declare.
3. L'eviction du telephone et une « décroissance digitale ». S'appuyant sur le docteur Servane Mouton et
sur Generation anxieuse de Jonathan Haidt, elle appelle a sortir le telephone de l'ecole et des lieux de
soins : « Pour paraphraser le docteur Servane Mouton, il faut sortir de l’hypnose collective » (cr11b). Elle
observe que dans le service ou sa fille est hospitalisee les telephones sont autorises de 16 heures a
23 heures, et que le wifi est parfois mis a disposition au nom de la liberte du patient.
4. Le trou de competence des institutions de soin et d'education. Elle affirme que les grilles de
depistage existent — « le professeur Benyamina a élaboré une liste de questions qui tient sur une page » — mais
qu'elles ne sont utilisees « ni au collège, ni au lycée, ni dans les cabinets médicaux, ni à l’hôpital »
(cr11b) ; elle dit de meme qu'un document du ministere de la sante sur les criteres d'addiction aux ecrans
n'etait connu d'aucune des equipes ayant suivi sa fille. Elle interroge aussi, a titre personnel, la pertinence
du diagnostic de trouble borderline (« est-ce l’œuf ou bien la poule ? ») et s'inquiete de la dependance
medicamenteuse (cr11b).
Sa conclusion elargit l'enjeu au-dela de la sante mentale : « c’est leur sens critique – la démocratie est
ici en jeu –, c’est leur sens des réalités et des nécessités vitales » (cr11b), avant un appel a « un réveil
national ».
Un echange notable. Interrogee par Mme Anne Genetet (EPR) sur ce qui peut etre fait des maintenant,
notamment cote presence d'adultes referents a l'ecole, elle retourne la question au legislateur : « cela relève
d’un arbitrage qu’il ne nous appartient pas, à nous, contribuables, de rendre » (cr11b).
Positions collectives de la table ronde auxquelles le dossier la rattache (portees par l'ensemble des
familles entendues ce jour-la, non par elle seule) : interdiction des reseaux sociaux aux mineurs jusqu'a
16 ans au moins ; requalification de TikTok en editeur plutot qu'en hebergeur ; sanctions economiques via le
DSA ; obligation d'investir dans la moderation face a des contenus d'apologie du suicide accessibles par codes ;
demande d'enquete sur le TikTok live et la marchandisation des mineurs ; question de souverainete posee par le
bridage de Douyin en Chine (cr11b).
Sujets rattaches dans le corpus : verification de l'age ; controle parental ; decroissance numerique et
eviction du telephone ; effets cognitifs et attention ; accompagnement des parents et secret medical.
Sources
Aucune source web exploitable. Les recherches menees n'ont retourne aucun resultat fiable sur cette personne :
il s'agit d'un temoin prive, non d'une personnalite publique, et aucune identification par homonymie n'a ete
retenue afin d'ecarter tout risque de confusion.
Seule source utilisee, pour le cadre de l'audition uniquement :
- Compte rendu officiel de la commission d'enquete, reunion n°11 du 15 mai 2025 (audition 2/2) —
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N011.html