La part du citoyenTikTok et les mineurs
JP

Jérémy Parkiet

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Jérémy Parkiet n'est pas une personnalité publique au titre d'une fonction professionnelle, associative ou politique : il est entendu par la commission comme père de Charlize, adolescente qui s'est suicidée le 22 novembre 2023. Il n'existe pas de notice biographique institutionnelle le concernant, et il ne revendique devant la commission aucune qualité autre que celle de parent. Sa biographie publique se confond avec son engagement de parent endeuillé depuis la mort de sa fille.

Identification. Le patronyme est rare et le faisceau de recoupements est net : même nom, même prénom, même compagne (Delphine Dapui, mère de Charlize, entendue à ses côtés), même enfant (Charlize), même sujet (TikTok, contenus suicidaires, harcèlement scolaire), même séquence médiatique et judiciaire. Aucun homonyme concurrent n'est apparu. Le risque de confusion est écarté.

Ce qui est établi par le compte rendu officiel de l'Assemblée nationale (réunion n° 11 du 15 mai 2025). Il est le père de Charlize, née le 12 octobre 2008 et morte par suicide le 22 novembre 2023, à 15 ans. Il est le compagnon de Delphine Dapui, mère de Charlize, avec qui il témoigne. Le couple a une seconde fille. Il indique avoir cessé son activité professionnelle, ou l'avoir réorganisée, pour rester auprès de Charlize lorsque celle-ci a bénéficié d'un emploi du temps aménagé : « Moi, j'ai cessé de travailler ; ou, plutôt, je travaillais pendant ses horaires de cours. » Sa profession n'est pas mentionnée. Il prête serment devant la commission.

Engagement public depuis 2024. Jérémy Parkiet et Delphine Dapui font partie des familles réunies autour de l'avocate Laure Boutron-Marmion et du collectif Algos Victima, à l'origine de l'action en justice engagée contre TikTok début novembre 2024 par sept familles françaises, pour la mise en cause de l'algorithme de recommandation de la plateforme. La famille est établie dans la région niçoise (Alpes-Maritimes) : la couverture de France 3 Régions du 5 novembre 2024 ("TikTok ne lui proposait plus que des vidéos de suicide" : après la mort de sa fille Charlize, une maman niçoise porte plainte) et les articles de Nice-Matin rattachent le dossier de Charlize à ce territoire. Le couple a témoigné à plusieurs reprises dans la presse et les médias audiovisuels : Libération, 16 novembre 2024 (Notre fille est tombée dans la spirale, jusqu'au suicide : le combat de familles françaises contre TikTok) ; TF1 Info, 5 novembre 2025 (Des contenus hallucinants : un père endeuillé dénonce les dangers de l'algorithme de TikTok) ; BFM Nice Côte d'Azur, 17 décembre 2025 (invités de Bonjour la Côte d'Azur, avec Delphine Dapui) ; BFM, 26 janvier 2026 (Ça partait sur des contenus prônant le suicide : le témoignage de Jérémy Parkiet).

Réserve de sourçage : la vérification web a été menée dans des conditions dégradées lors de cette session (budget de recherche épuisé, moteurs de recherche inaccessibles). Les éléments de presse ci-dessus proviennent de l'index d'actualités Google News — titres, sources et dates de publication ont été relevés tels quels, mais les articles n'ont pas pu être ouverts un à un. Ils sont donnés comme indices convergents d'identification et de chronologie, non comme faits vérifiés ligne à ligne. Sa formation, son parcours professionnel et ses dates de fonctions ne sont documentés par aucune source publique fiable et ne sont donc pas affirmés ici. La procédure judiciaire est mentionnée telle que rapportée par la presse ; ni sa juridiction, ni son état d'avancement, ni son issue ne sont établis ici.

Dans la commission

Jérémy Parkiet est entendu le 15 mai 2025 (compte rendu n° 11, deuxième partie de la réunion — cr11b), non pas seul mais dans le cadre d'une table ronde de témoignage présidée par Arthur Delaporte, autour de maître Laure Boutron-Marmion, fondatrice du collectif Algos Victima, et d'une dizaine de parents. Il témoigne aux côtés de Delphine Dapui, mère de Charlize. Tous prêtent serment. Le président rappelle en ouverture que la commission « n'est pas un tribunal ». Le dossier corpus est de volume modeste — 7 interventions, une seule audition : la fiche est donc courte.

Sa posture : témoigner, pas accuser. Il pose lui-même le cadre de sa parole dès sa première intervention : « Nous sommes ici non pas pour accuser mais pour témoigner, en tant que parents d'une adolescente, Charlize, qui s'est suicidée le 22 novembre 2023, après avoir été harcelée et exposée à du contenu toxique sur TikTok. » (cr11b)

Le récit d'un enchaînement. Son témoignage, alterné avec celui de Delphine Dapui, décrit une séquence : deuil familial et confinements, harcèlement au collège, changement d'établissement subi par la victime — « c'est la victime qui a changé de collège et qu'il ne s'est rien passé pour les harceleuses » —, emploi du temps aménagé, temps passé seule avec le téléphone, puis la mort. Il en tire une mise en cause de l'accompagnement psychiatrique, formulée sous forme de question de parent : « comment faire pour être strict si on a peur de retrouver sa fille morte ? » (cr11b) Il termine son témoignage par le récit brut du 22 novembre 2023 et par cette phrase, adressée à la commission : « Donc, non, cela n'arrive pas qu'aux autres. » (cr11b)

Son point de fond : la responsabilité de l'hébergeur ne se règle pas par l'âge. C'est sa contribution la plus explicitement normative, formulée juste après que Delphine Dapui a plaidé pour un système fiable de vérification de l'âge — il ne s'y oppose pas, il refuse qu'on s'y arrête :

« J'ajoute que la limitation de l'âge n'enlève en aucun cas la responsabilité des hébergeurs sur le contenu qu'ils proposent. Qu'on soit mineur ou majeur, on n'a pas à voir ce genre de contenu, on n'a pas à le subir. » (cr11b)

Il complète : « Ce sont ces plateformes qui hébergent ça et qui l'autorisent. Mais il n'y a pas d'âge pour ça. » (cr11b)

Une critique de la communication des plateformes. Il relève deux faits d'actualité au moment de l'audition — une publicité pour le Festival de Cannes dont TikTok est partenaire, et une campagne d'Instagram alertant les parents sur les « applications inappropriées » — pour en tirer une demande : que l'information des parents soit portée « par les bonnes personnes », et non par les plateformes elles-mêmes. Sa formule sur Instagram, dans le compte rendu : « cette plateforme ne parle pas des contenus qui peuvent se trouver sur sa propre application : elle vise d'autres applications « inappropriées ». C'est un peu marrant, quand on sait que la leur n'est pas du tout appropriée à nos enfants. » (cr11b).

Une piste d'investigation proposée à la commission : les lives et les dons. Il oriente les travaux vers la fonction live de TikTok, qu'il décrit comme « une mine d'or » pour la plateforme, et cite une enquête britannique :

« Quelqu'un a fait un live , un ami a fait un don et ils se sont rendu compte que TikTok prenait 70 % des dons. » (cr11b)

Deux précisions figurent au compte rendu et doivent être notées telles quelles, sans en tirer de jugement : interrogé par le président Delaporte sur le fait de savoir s'il avait été confronté personnellement à ces lives, il répond « Non. » ; et lorsque le président demande la référence de l'enquête citée, il répond « Vous finirez de toute façon par la trouver. » (cr11b) Le chiffre de 70 % est donc une affirmation rapportée par lui, non sourcée dans l'audition.

Sources