La part du citoyenTikTok et les mineurs
Josiane Corneloup

Josiane Corneloup

Role dans la commission : Vice-president(e) ayant preside des seances — groupe DR

Biographie

Josiane Corneloup est nee le 30 septembre 1959 au Creusot (Saone-et-Loire). Diplomee de l'universite d'Auvergne, elle a exerce la profession de pharmacienne a Saint-Bonnet-de-Joux, en Charolais, ou elle tenait son officine (sa page personnelle mentionne 34 ans d'exercice ; sa fiche officielle a l'Assemblee nationale indique « pharmacien » comme profession).

Son parcours est d'abord local. Conseillere municipale de Saint-Bonnet-de-Joux a partir de 1986, puis adjointe, elle en devient maire du 30 mars 2014 au 10 juillet 2017, mandat qu'elle quitte a son entree au Palais-Bourbon. Elle a egalement ete vice-presidente de la communaute de communes (Val de Joux, puis Charolais et Grand Charolais) et vice-presidente du Pays Charolais-Brionnais, ou elle suivait les affaires sociales, la sante et les personnes agees. Elue conseillere departementale de Saone-et-Loire (canton de Charolles) le 2 avril 2015, elle a preside la commission solidarites du departement. Elle a dirige la SEMPAT Bourgogne Sud de 2012 a 2017, puis y siege comme administratrice.

Elle est deputee de la 2e circonscription de Saone-et-Loire depuis le 21 juin 2017, reelue le 19 juin 2022 puis le 7 juillet 2024. Membre des Republicains depuis 2016, elle siege sous la 17e legislature au groupe Droite Republicaine (DR). Elle est secretaire de la commission des affaires sociales et secretaire de la commission speciale chargee d'examiner la proposition de loi sur la protection de l'enfance. Ses travaux parlementaires portent notamment sur la sante et le medico-social (rapporteure d'une mission flash sur les infirmiers en pratique avancee, co-rapporteure d'une mission flash sur les chiffres du chomage) et sur l'education, avec une mission d'information sur l'instruction en famille. Elle a ete designee en 2020 rapporteure sur la declaration d'etat d'urgence sanitaire liee au Covid-19.

Au sein de la commission d'enquete sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, la composition officielle publiee par l'Assemblee nationale la place parmi les quatre vice-presidents du bureau, aux cotes de Pouria Amirshahi, Anne Genetet et Isabelle Rauch, sous la presidence d'Arthur Delaporte et avec Laure Miller comme rapporteure.

Aucune ambiguite d'homonymie n'a ete relevee : l'ensemble des sources concordent sur une seule Josiane Corneloup, deputee DR de Saone-et-Loire, membre du bureau de la commission.

Dans la commission

Dossier corpus relativement mince : 8 interventions reperees sur 3 auditions (cr05b, cr30b, cr30c), dont 4 questions documentees. La fiche est donc courte et se limite strictement a ce materiau.

Deux axes structurent ses interventions.

1. La responsabilite et la formation des parents. Lors de l'audition de chercheurs et documentaristes (cr05b), elle interroge la banalisation de l'equipement precoce et demande des recommandations concretes de sensibilisation plutot que des mesures coercitives : « Effectivement, pourquoi offrir un portable à un enfant de 11 ans ? Ce n’est pas une nécessité absolue. De nombreux parents sont démunis et se disent incapables de ne pas acheter de smartphone à leur enfant. Que préconisez-vous pour renforcer la sensibilisation ? » (cr05b). Elle reprend ce fil face a Snapchat (cr30b) en decrivant un dispositif de protection defaillant : « Ce que l’on constate, c’est que les enfants sont seuls devant l’application et que la plupart des parents n’en connaissent pas le fonctionnement. Personne ne vérifie rien et tout se fait dans l’anarchie totale, sans contrôle. » Elle en tire un plaidoyer pour une formation des parents : « Il faudrait que les parents soient au moins formés et avisés des risques que prend leur enfant en se connectant. » (cr30b).

2. La verification de l'age et de l'identite, adossee au pedopiegeage. Toujours en cr30b, elle avance le chiffre porte par une ONG selon lequel « Snapchat est la plateforme la plus utilisée pour le pédopiégeage en ligne : c’est là que se produisent près de la moitié des délits de ce type », et relie ce constat a l'absence d'identification des comptes : « Alors que le nombre de faux comptes augmente sur Snapchat, ne serait-il pas temps de distinguer ceux derrière lesquels il y a de vraies personnes des autres, sans scrupules, qui sont à l’origine d’escroqueries de toute nature ? ». Elle pointe egalement le caractere ephemere des contenus comme obstacle a la preuve judiciaire et interroge le potentiel addictif du design (les « snapflammes »). Sa question de relance formule la solution qu'elle privilegie : « Ne pourraient-ils pas fournir une pièce d’identité, tout simplement ? » (cr30b) — proposition que la plateforme recuse en invoquant des objections juridiques et de cybersecurite.

Ce que revele cette ligne. Ses questions combinent deux registres qui, dans le dossier, ne s'excluent pas : une insistance sur la responsabilisation et l'accompagnement des familles — sans qu'elle se prononce en seance pour une interdiction contraignante — et une demande d'identification renforcee des utilisateurs, allant jusqu'a la piece d'identite, sans pour autant exonerer la plateforme de son defaut de controle. L'audition cr30c figure dans son perimetre d'interventions mais n'a pas donne lieu a citation ou question retenue dans le dossier.

Sources