La part du citoyenTikTok et les mineurs
LA

Laurence Allard

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Laurence Allard est maîtresse de conférences en sciences de l'information et de la communication (71e section du CNU). Elle enseigne à l'université de Lille, au département études culturelles et médias, et est chercheuse titulaire à l'IRCAV — Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel — de l'université Sorbonne Nouvelle. L'identification est établie sans ambiguïté : la qualité annoncée par la commission (cr03b) correspond mot pour mot à celle qui figure sur sa fiche IRCAV, sa notice d'autorité IdRef et son profil professionnel. Aucun homonyme plausible dans le champ numérique / usages des plateformes.

Formation : selon sa notice d'autorité IdRef, elle a obtenu un DEA puis un doctorat en études cinématographiques à l'université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 (1990). Elle revendique une double formation en sociologie et en sémiologie de la communication, qu'elle articule dans une approche dite « sémio-pragmatique » des usages numériques.

Travaux : elle étudie depuis les années 1990 les usages ordinaires, créatifs et civiques des technologies de communication — web expressif, remix, téléphone mobile et smartphone, objets connectés, capteurs. Elle a fondé à l'IRCAV, avec Roger Odin et Laurent Creton, le groupe de recherche « Mobile et Création » (à partir de 2012). Ses travaux récents portent sur l'écologie du numérique et la sobriété technologique.

Publications principales : Devenir média. L'activisme sur Internet, entre défection et expérimentation (avec Olivier Blondeau, 2007) ; l'édition française d'une anthologie de textes de Donna Haraway sur le cyborg (2007) ; Mythologie du portable (Le Cavalier Bleu, 2010) ; Écologies du smartphone (Le Bord de l'eau, 2022, avec Alexandre Monnin et Nicolas Nova). Sur TikTok spécifiquement, elle a publié en 2021 l'article D'une boucle l'autre, TikTok et l'algo-ritournelle : performer entre rage et ennui en temps de pandémie, où elle forge la notion d'« algo-ritournelle » (la ritournelle orchestrée par l'algorithme, en référence à Deleuze et Guattari) — concept qui sous-tend directement son propos devant la commission.

Autres fonctions : membre du CNU 71e section (2020-2022), experte auprès de l'ANSES sur les micro-capteurs, co-fondatrice en 2013 de l'association Labo Citoyen (sciences citoyennes du numérique). Elle est référencée dans l'annuaire Expertes France et contribue régulièrement à la revue AOC.

Dans la commission

Auditionnée le 3 avril 2025 (cr03b), sous serment, dans une table ronde consacrée au « diagnostic quantitatif des usages de TikTok », en visioconférence. Elle présente une approche à la fois sociologique et sémiologique. Intervention brève (6 interventions relevées), mais avec un apport conceptuel identifiable : fiche courte, l'intervenante n'ayant participé qu'à une seule table ronde.

Sa thèse. TikTok est structurellement un dispositif de répétition, et cette répétition redouble l'effet d'enfermement de l'algorithme. Elle situe l'inflexion historique dans la pandémie : « La pandémie a accéléré ce que j'ai appelé la « tiktokisation » des usages numériques. » (cr03b)

Positions clés défendues :

Lien d'intérêt déclaré. Interrogée par le président Arthur Delaporte sur une expertise menée pour TikTok France, elle répond : « J'ai été rémunérée, comme je le suis pour toute participation à une activité de ce type. » (cr03b)

Sources