Lucile Petit
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Lucile Petit est directrice des plateformes en ligne de l'Arcom (Autorité de régulation de la
communication audiovisuelle et numérique). Sa fonction est confirmée par l'organigramme officiel de
l'Autorité, qui la désigne comme directrice de l'une des dix directions de l'institution, la
direction des plateformes en ligne — celle qui met en œuvre en France le règlement européen sur
les services numériques (DSA / RSN).
Éléments de parcours établis par le Journal officiel :
- 13 février 2012 — un arrêté portant nomination à la **commission de surveillance et de contrôle
des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence** mentionne Mme Lucile Petit, représentante
du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), en qualité de rapporteure avec voix consultative.
- 3 juin 2022 (JORF n° 0128) — une convocation parlementaire mentionne Mme Lucile Petit,
directrice des plateformes en ligne, aux côtés de M. Guillaume Blanchot, directeur général de
l'Arcom : elle occupe donc cette fonction au moins depuis le printemps 2022, soit peu après la
création de l'Arcom (fusion CSA-Hadopi, 1er janvier 2022).
- 17 et 20 mai 2025 (JORF n° 0115 et n° 0117) — les convocations publiées au Journal officiel
annoncent son audition par la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les
mineurs, aux côtés de Martin Ajdari (président de l'Arcom) et d'Alban de Nervaux (directeur
général).
Identité et réserves de sourçage. L'identification est sans ambiguïté pour la période récente :
le titre déclaré sous serment devant la commission — directrice des plateformes en ligne —
recoupe exactement l'organigramme de l'Arcom et les convocations publiées au Journal officiel.
En revanche, **sa formation initiale, ses fonctions antérieures et la date exacte de sa prise de
poste n'ont pas pu être établies par une source publique fiable** et ne sont donc pas renseignées
ici : aucune page Wikipédia ne lui est consacrée, l'Arcom ne publie pas de notice biographique pour
ses directeurs de service, et aucun communiqué de nomination la concernant n'a été retrouvé. La
mention de 2012 (représentante du CSA) est cohérente avec son domaine — régulation des médias et
protection de l'enfance — et avec la continuité CSA → Arcom, mais elle repose sur une homonymie de
nom : elle est donnée telle que publiée au JO, **sans certitude absolue qu'il s'agisse de la même
personne**.
Dans la commission
Audition unique le 20 mai 2025 (cr13c), troisième et dernière audition de la réunion n° 13,
sous la présidence d'Arthur Delaporte puis de Pouria Amirshahi (vice-président). Elle est entendue
au sein de la délégation de l'Arcom, aux côtés de Martin Ajdari (président) et d'Alban de Nervaux
(directeur général), et prête serment avec eux. Six prises de parole : elle intervient en appui
technique du président, sur le fonctionnement concret de la régulation. Fiche relativement courte en
conséquence — le dossier corpus est mince et ne comporte ni position synthétisée ni question.
Son rôle dans l'audition : la voix opérationnelle du régulateur. Là où Martin Ajdari porte la
doctrine et Alban de Nervaux l'argumentaire juridique, Lucile Petit décrit ce que fait concrètement
son service — et, à trois reprises, où s'arrêtent ses moyens d'action.
Points saillants :
- Le périmètre réel du travail de l'Arcom sur le DSA — elle rappelle que sa direction ne suit pas
seulement les très grandes plateformes mais aussi « les fournisseurs de services intermédiaires
français, dont le nombre est estimé à 200 environ – nous continuons de les recenser tant le champ
est large » (cr13c), avec une mission d'accompagnement « notamment par de la pédagogie » et un
rapport à produire pour le Parlement.
- Des relations anciennes et régulières avec TikTok — « Nous sommes en relation avec l'équipe
française de TikTok depuis des années, puisque la plateforme était concernée par la loi n° 2018-1202
du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l'information. » (cr13c). Elle
détaille : présence de TikTok à chaque réunion de l'Observatoire de la haine en ligne, remontée des
modifications de modération et de CGU, et « des échanges bilatéraux, voire multilatéraux, toutes
les deux semaines » en période électorale.
- La limite majeure qu'elle pose : l'accès aux données — « l'accès aux données en tant que telles,
que permet l'article 40 du DSA, n'est pas ouvert aux coordinateurs des pays de destination. »
(cr13c). Elle complète, sur l'association de l'Arcom aux enquêtes européennes visant TikTok :
« La Commission peut demander des éléments aux coordinateurs nationaux si elle en ressent le
besoin, mais ce n'est pas systématique. » (cr13c)
- La seconde limite : les messageries privées — interrogée sur les risques de recrutement de
mineurs via les plateformes, elle rappelle que le DSA impose l'évaluation des risques systémiques,
y compris « tout effet négatif, réel ou prévisible sur […] la sécurité publique », puis ajoute :
« Il faut toutefois préciser que le DSA ne s'applique pas aux messageries privées des plateformes. »
(cr13c). Elle qualifie le sujet de « vraie préoccupation, qui renvoie à l'aptitude à coopérer des
réseaux mi-publics, mi-privés » et note que les messageries chiffrées de bout en bout « présentent
des risques pour la sécurité des utilisateurs, leurs données personnelles et leur vie privée »
(cr13c).
- L'Observatoire de la haine en ligne, et le manque de données pour mesurer — elle en retrace
l'histoire (installé après la loi n° 2020-766 du 24 juin 2020, une cinquantaine de membres,
« quarante à cinquante » réunions en cinq ans) et pointe un constat partagé dès l'origine : « la
question de la mesure de la haine en ligne s'est posée et l'ensemble des membres ont constaté que
l'on manquait de données pour cette tâche. » (cr13c). Elle décrit l'Observatoire comme « un espace
de dialogue et de régulation, dans lequel les plateformes sont toujours présentes » et attend une
amélioration prochaine grâce à un règlement d'exécution de la Commission européenne qui fournira
des « chiffres très précis et harmonisés » sur la modération.
Note de fiabilité du dossier corpus. Le dossier _dossiers/lucile-petit.json contient six
citations rattachées à la réunion cr30c (table ronde « radicalités » du 24 juin 2025). Vérification
faite dans le verbatim source, ces citations ne sont pas d'elle : elles sont de **M. Valentin
Petit, journaliste à l'agence CAPA**, entendu ce jour-là — confusion de patronyme dans l'extraction.
Elles ont donc été écartées de cette fiche, qui ne repose que sur ses six interventions réelles
en cr13c (ce que confirment les champs auditions: ["cr13c"] et nb_interventions: 6 du dossier).
Sources
- https://www.arcom.fr/nous-connaitre/notre-institution/organigramme
- https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000025395680 (arrêté du 13 février 2012)
- https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045855334 (JORF n° 0128 du 3 juin 2022)
- https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051604699 (JORF n° 0115 du 17 mai 2025)
- https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051618589 (JORF n° 0117 du 20 mai 2025)
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N013.html (verbatim cr13c)