La part du citoyenTikTok et les mineurs
LP

Lucile Petit

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Lucile Petit est directrice des plateformes en ligne de l'Arcom (Autorité de régulation de la

communication audiovisuelle et numérique). Sa fonction est confirmée par l'organigramme officiel de

l'Autorité, qui la désigne comme directrice de l'une des dix directions de l'institution, la

direction des plateformes en ligne — celle qui met en œuvre en France le règlement européen sur

les services numériques (DSA / RSN).

Éléments de parcours établis par le Journal officiel :

des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence** mentionne Mme Lucile Petit, représentante

du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), en qualité de rapporteure avec voix consultative.

directrice des plateformes en ligne, aux côtés de M. Guillaume Blanchot, directeur général de

l'Arcom : elle occupe donc cette fonction au moins depuis le printemps 2022, soit peu après la

création de l'Arcom (fusion CSA-Hadopi, 1er janvier 2022).

annoncent son audition par la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les

mineurs, aux côtés de Martin Ajdari (président de l'Arcom) et d'Alban de Nervaux (directeur

général).

Identité et réserves de sourçage. L'identification est sans ambiguïté pour la période récente :

le titre déclaré sous serment devant la commission — directrice des plateformes en ligne —

recoupe exactement l'organigramme de l'Arcom et les convocations publiées au Journal officiel.

En revanche, **sa formation initiale, ses fonctions antérieures et la date exacte de sa prise de

poste n'ont pas pu être établies par une source publique fiable** et ne sont donc pas renseignées

ici : aucune page Wikipédia ne lui est consacrée, l'Arcom ne publie pas de notice biographique pour

ses directeurs de service, et aucun communiqué de nomination la concernant n'a été retrouvé. La

mention de 2012 (représentante du CSA) est cohérente avec son domaine — régulation des médias et

protection de l'enfance — et avec la continuité CSA → Arcom, mais elle repose sur une homonymie de

nom : elle est donnée telle que publiée au JO, **sans certitude absolue qu'il s'agisse de la même

personne**.

Dans la commission

Audition unique le 20 mai 2025 (cr13c), troisième et dernière audition de la réunion n° 13,

sous la présidence d'Arthur Delaporte puis de Pouria Amirshahi (vice-président). Elle est entendue

au sein de la délégation de l'Arcom, aux côtés de Martin Ajdari (président) et d'Alban de Nervaux

(directeur général), et prête serment avec eux. Six prises de parole : elle intervient en appui

technique du président, sur le fonctionnement concret de la régulation. Fiche relativement courte en

conséquence — le dossier corpus est mince et ne comporte ni position synthétisée ni question.

Son rôle dans l'audition : la voix opérationnelle du régulateur. Là où Martin Ajdari porte la

doctrine et Alban de Nervaux l'argumentaire juridique, Lucile Petit décrit ce que fait concrètement

son service — et, à trois reprises, où s'arrêtent ses moyens d'action.

Points saillants :

seulement les très grandes plateformes mais aussi « les fournisseurs de services intermédiaires

français, dont le nombre est estimé à 200 environ – nous continuons de les recenser tant le champ

est large » (cr13c), avec une mission d'accompagnement « notamment par de la pédagogie » et un

rapport à produire pour le Parlement.

française de TikTok depuis des années, puisque la plateforme était concernée par la loi n° 2018-1202

du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l'information. » (cr13c). Elle

détaille : présence de TikTok à chaque réunion de l'Observatoire de la haine en ligne, remontée des

modifications de modération et de CGU, et « des échanges bilatéraux, voire multilatéraux, toutes

les deux semaines » en période électorale.

que permet l'article 40 du DSA, n'est pas ouvert aux coordinateurs des pays de destination. »

(cr13c). Elle complète, sur l'association de l'Arcom aux enquêtes européennes visant TikTok :

« La Commission peut demander des éléments aux coordinateurs nationaux si elle en ressent le

besoin, mais ce n'est pas systématique. » (cr13c)

mineurs via les plateformes, elle rappelle que le DSA impose l'évaluation des risques systémiques,

y compris « tout effet négatif, réel ou prévisible sur […] la sécurité publique », puis ajoute :

« Il faut toutefois préciser que le DSA ne s'applique pas aux messageries privées des plateformes. »

(cr13c). Elle qualifie le sujet de « vraie préoccupation, qui renvoie à l'aptitude à coopérer des

réseaux mi-publics, mi-privés » et note que les messageries chiffrées de bout en bout « présentent

des risques pour la sécurité des utilisateurs, leurs données personnelles et leur vie privée »

(cr13c).

l'histoire (installé après la loi n° 2020-766 du 24 juin 2020, une cinquantaine de membres,

« quarante à cinquante » réunions en cinq ans) et pointe un constat partagé dès l'origine : « la

question de la mesure de la haine en ligne s'est posée et l'ensemble des membres ont constaté que

l'on manquait de données pour cette tâche. » (cr13c). Elle décrit l'Observatoire comme « un espace

de dialogue et de régulation, dans lequel les plateformes sont toujours présentes » et attend une

amélioration prochaine grâce à un règlement d'exécution de la Commission européenne qui fournira

des « chiffres très précis et harmonisés » sur la modération.

Note de fiabilité du dossier corpus. Le dossier _dossiers/lucile-petit.json contient six

citations rattachées à la réunion cr30c (table ronde « radicalités » du 24 juin 2025). Vérification

faite dans le verbatim source, ces citations ne sont pas d'elle : elles sont de **M. Valentin

Petit, journaliste à l'agence CAPA**, entendu ce jour-là — confusion de patronyme dans l'extraction.

Elles ont donc été écartées de cette fiche, qui ne repose que sur ses six interventions réelles

en cr13c (ce que confirment les champs auditions: ["cr13c"] et nb_interventions: 6 du dossier).

Sources