La part du citoyenTikTok et les mineurs
MB

Maître Laure Boutron-Marion

Role dans la commission : Personne auditionnee

Note d'identité — variante orthographique, pas une autre personne. Le compte rendu officiel de la

réunion n° 11 du 15 mai 2025 orthographie le nom de l'avocate de deux façons : « Maître Laure

Boutron-Marmion » (16 occurrences) et, pour deux prises de parole, « Maître Laure Boutron-Marion »

(cr11b). Il s'agit de la même personne, entendue dans la même audition : l'orthographe exacte, confirmée

par le titre officiel de la réunion, par le site de son cabinet et par la presse, est Boutron-Marmion.

La présente fiche existe parce que l'extraction déterministe du corpus a créé une entrée distincte pour la

graphie fautive ; elle ne porte donc que 2 interventions. La fiche de référence, qui couvre l'intégralité

de ses prises de parole (11 interventions sur cr11a et cr11b), est

voir la fiche de Maître Laure Boutron-Marmion.

Biographie

Laure Boutron-Marmion est avocate au barreau de Paris. Elle est diplômée de l'**université

Panthéon-Assas (Paris II), où elle a obtenu un master II de droit privé général**, et titulaire d'un

LLB de University College London (UCL). Avant de créer sa propre structure, elle a exercé en cabinets

d'affaires français et anglo-saxons — Bredin Prat, Proskauer Rose, Mayer Brown — ainsi qu'en

cabinets spécialisés devant les juridictions suprêmes (Conseil d'État et Cour de cassation). Elle est

aujourd'hui à la tête du cabinet Boutron-Marmion Associés, à Paris.

Ses domaines d'intervention déclarés sont la défense pénale et le contentieux des affaires, y compris

transfrontalier, ainsi que le droit pénal des mineurs et de la famille et la protection des mineurs

(pédocriminalité, cyberharcèlement). Elle est membre de l'Antenne des mineurs du barreau de Paris, de

l'Association des avocats pénalistes (ADAP) et du **conseil d'orientation stratégique de l'Institut des

droits fondamentaux du numérique (iDFrights)** — institut dont le président, Jean-Marie Cavada, a lui aussi

été auditionné par la commission (cr07a).

Sur le dossier TikTok, la chronologie publique établie est la suivante :

2021, ce que son cabinet présente comme la **première plainte française visant TikTok pour provocation au

suicide**. Elle s'exprime publiquement sur cette procédure dès septembre 2023.

judiciaire des mineurs victimes des plateformes et la reconnaissance de la responsabilité légale de

celles-ci.

présentée par la presse comme une première en Europe ; Me Boutron-Marmion en est l'avocate. Les griefs

portent sur l'exposition de mineurs à des contenus valorisant l'anorexie, l'automutilation et le suicide,

sur l'algorithme de recommandation et sur la modération.

clos, puis cr11b).

postérieur aux travaux de la commission, n'a pas pu être vérifié au-delà du niveau des titres et résumés de

presse et est mentionné ici sous cette réserve.

Homonymie écartée : aucune autre personne publique du même nom n'a été identifiée ; l'ensemble des sources

retenues renvoie à l'avocate parisienne fondatrice d'Algos Victima, qualité exactement identique à celle

déclarée devant la commission. À noter que la presse orthographie elle-même son nom de façon inconstante

(« Boutron-Marmiron » chez BFMTV en mai 2025), ce qui confirme la fragilité de la graphie plutôt qu'une

pluralité de personnes.

Dans la commission

Fiche courte : le dossier corpus attaché à cette graphie ne contient **aucune citation ni position

extraites — il ne recense que 2 interventions, toutes deux dans l'audition cr11b** (table ronde de

témoignage du 15 mai 2025, réunion n° 11, audition 2/2, présidée par Arthur Delaporte, où elle accompagne une

dizaine de parents du collectif Algos Victima). L'essentiel de sa thèse — notamment son propos liminaire —

figure sous l'autre graphie et relève de la fiche

voir la fiche de Maître Laure Boutron-Marmion.

Les deux interventions rattachées ici sont des interventions de synthèse, en fin de table ronde, et non

des développements juridiques. Elles portent toutes deux le même mouvement : **élargir la portée des

témoignages** au-delà des cas individuels.

1. « Ce n'est pas l'affaire de quelques-uns. » Elle demande aux députés de ne pas lire les récits entendus

comme une série d'accidents isolés : « L'universalité de ces témoignages est frappante. Je voudrais que vous

reteniez que ce n'est pas l'affaire de quelques-uns, mais de tous. » Elle appuie sur la dispersion

géographique et sociale des familles — « réparties partout en France, avec des histoires de vie différentes

et des jeunes différents » — pour inviter la commission à « creuser dans le bon sens et à imaginer autre

chose pour les générations à venir » (cr11b).

2. Une prise de conscience à faire par le monde de la santé, puis par la société entière. Sa seconde

intervention déplace la demande du terrain législatif vers celui de la formation et de l'information :

« De la même manière que la société doit comprendre que les réseaux sociaux, tels qu'ils sont conçus

aujourd'hui, nuisent à la santé des enfants, le monde de la santé doit faire sa prise de conscience »

(cr11b). Elle en tire un constat tiré de sa pratique — non une démonstration statistique — selon lequel

« la prise en charge, les effets et les conséquences – dramatiques ou pas – pour le jeune diffèrent selon le

degré de prise conscience du médecin qu'il a face à lui », et propose un levier très concret : que le

psychiatre ou le psychologue « pose les bonnes questions » — « Est-ce que tu as des réseaux sociaux ?

Lesquels ? Qu'est-ce que tu fais dessus ? » (cr11b). Elle conclut sur une exigence d'acculturation générale :

« toute la société française doit savoir ce que sont les réseaux sociaux : on n'y voit pas seulement des

petits chats qui tombent des frigos. Si toute la société avance sur ce sujet, on avancera sur le reste »

(cr11b).

Statut de ces propos. Ce sont des positions défendues par une avocate qui représente par ailleurs des

familles en procédure contre la plateforme ; l'affirmation d'une nocivité des réseaux sociaux pour la santé

des enfants est sa thèse, portée devant la commission, et non un fait établi par celle-ci.

Sources

qualité déclarée : « avocat au barreau de Paris, fondatrice du collectif Algos victima » :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N011.html

https://www.boutron-marmion.com/lequipe/

2023 au nom de la famille de Marie, objet et missions) : https://www.boutron-marmion.com/algos-victima/

chinois déjà pointées par la commission d'enquête du Sénat* (sept familles, collectif Algos Victima,

griefs) :

https://www.publicsenat.fr/actualites/societe/tiktok-assigne-en-justice-les-derives-de-lalgorithme-du-reseau-social-chinois-deja-pointees-par-la-commission-denquete-du-senat

https://www.rfi.fr/en/france/20241104-parents-in-france-take-tiktok-to-court-over-self-harm-content-aimed-at-children

https://www.bfmtv.com/police-justice/je-demande-a-ce-que-toute-la-lumiere-soit-faite-sur-la-part-de-responsabilite-de-tik-tok-dans-le-suicide-de-marie-affirme-laure-boutron-marmion-avocate-des-parents-de-marie-adolescente-qui-s-est-suicidee-en-2021_VN-202309180426.html

familles ; élément mentionné sous réserve, article non consultable en intégralité) :

https://www.rfi.fr/en/france/20260511-french-families-file-complaint-against-tiktok-over-teen-self-harm-suicides-health

des accusés* (article non consultable, référencé pour la seule confirmation du recours collectif de

novembre 2024) : https://www.lemonde.fr/m-le-mag/