Marie Pique
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Aucune biographie publique n'a pu être établie à partir de sources vérifiables. Marie Pique est une fonctionnaire de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), où elle exerce les fonctions d'adjointe au chef de bureau. C'est la seule qualité qu'elle déclare sous serment devant la commission, et c'est aussi celle qui figure dans le compte rendu officiel de l'Assemblée nationale, qui la présente comme « Mme Marie Pique, adjointe au chef de bureau » au sein de la délégation de la DGCCRF (cr29c).
Les recherches menées (moteurs de recherche généralistes, recherche ciblée sur Légifrance et le Journal officiel, sites institutionnels) n'ont retourné aucun résultat exploitable : pas de page Wikipédia, pas d'arrêté de nomination consultable, pas de fiche institutionnelle, pas de mention de presse. Il s'agit d'un profil d'agent d'administration centrale de niveau intermédiaire, sans exposition publique documentée.
Précaution d'identification. « Marie Pique » est un patronyme porté par plusieurs personnes sans lien avec l'administration économique. Aucun rapprochement n'a donc été tenté : rien dans cette fiche n'attribue à Marie Pique un parcours, une formation ou une fonction autre que celle qu'elle a elle-même déclarée devant la commission. Le bureau précis auquel elle est rattachée n'est pas nommé dans le compte rendu ; on sait seulement, par le propos du sous-directeur Léonard Brudieu, que la DGCCRF dispose de « bureaux sectoriels, dont l'un est spécifiquement dédié au domaine numérique, comprenant un pôle influenceurs » (cr29c) — mais le compte rendu ne dit pas expressément qu'il s'agit du sien.
Dans la commission
Fiche courte : le dossier corpus est très mince. Marie Pique n'intervient que dans une seule audition et cinq fois au total, toujours en réponse directe à une question du président. Aucune position autonome, aucune recommandation, aucune thèse d'ensemble ne lui est attribuable : elle n'est pas venue défendre un point de vue, mais compléter techniquement l'exposé de ses collègues.
Cadre. Audition du 19 juin 2025 (cr29c) — audition 3/3 de la réunion n° 29, consacrée aux représentants de la DGCCRF, sous la présidence d'Arthur Delaporte. Elle est entendue sous serment, aux côtés de Léonard Brudieu, sous-directeur, et de Paul-Emmanuel Piel, chef de bureau, qui portent l'essentiel du propos.
Son rôle dans l'échange. Ses cinq prises de parole se concentrent sur un seul point : le fonctionnement concret de SignalConso, la plateforme de signalement des consommateurs, et plus précisément la manière dont un signalement est aiguillé vers un service. Le président la sollicite nommément sur un cas pratique : « Madame Pique, que se passe-t-il en cas de signalement effectué un samedi soir, concernant une publicité illégale pour des bonbons sur TikTok ? » (cr29c)
Points saillants (verbatims) :
- Un rapport quotidien des signalements — première intervention, en complément de son sous-directeur qui venait de dire ne pas pouvoir garantir une surveillance le week-end : « Nous recevons chaque jour un rapport de SignalConso indiquant tous les signalements du département. » (cr29c)
- L'aiguillage dépend de ce que remplit le consommateur — « En réalité, cela dépend de la quantité d'informations que vous renseignez dans l'outil. Ces éléments déterminent qui recevra votre signalement. Il sera transmis au département où se trouve le siège social de l'influenceur, à condition que nous disposions de cette information. » (cr29c)
- Le réflexe de repli sur Paris — interrogée sur le cas où l'information manque : « Les consommateurs qui suivent régulièrement ces influenceurs possèdent souvent plus d'informations que nous ne le pensons. Ils connaissent parfois le lieu de résidence de la personne et peuvent indiquer le département d'habitation. À défaut, le signalement sera effectivement dirigé vers le département du siège social de TikTok, à savoir Paris. » (cr29c)
- Un outil de détection des accumulations — elle confirme que Paris concentre de fait la majorité des signalements numériques, et nuance sur le risque que le week-end fasse perdre un signalement : « Nous disposons également d'un outil qui nous signale l'accumulation de nombreux signalements concernant une même entreprise. Ce n'est pas parce qu'un signalement est effectué le samedi que nous ne le verrons pas. » (cr29c)
- Réponse ouverte sur les suites — relancée sur ce qui se passe après un signalement, elle ne s'engage pas : « Cela dépend du signalement. » (cr29c) C'est son collègue Paul-Emmanuel Piel qui prend alors le relais pour détailler les limites du dispositif.
Ce que cela révèle de sa contribution. Elle apporte le point de vue opérationnel — la mécanique d'affectation des signalements — sur une séquence où le président cherche à établir si un contenu illicite signalé un week-end est effectivement vu et traité. Sa dernière réponse (« Cela dépend du signalement ») laisse la question en suspens ; l'aveu de limite qui suit dans l'audition (« il est fort probable que ces signalements ne soient pas vus ») est le fait de M. Piel, non le sien.
Sources
- Compte rendu officiel de l'audition (source du corpus, seule source où elle est identifiée) : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N029.html
Aucune autre source n'a pu être mobilisée : les recherches web n'ont produit aucun résultat pertinent la concernant (pas de notice Wikipédia, pas de fiche institutionnelle DGCCRF, pas d'acte de nomination consultable au Journal officiel, pas de mention de presse). La biographie est, en conséquence, volontairement limitée à sa fonction déclarée sous serment.