La part du citoyenTikTok et les mineurs
PB

Philippe Babe

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Le Dr Philippe Babe est medecin pediatre urgentiste. Il exerce au service des urgences pediatriques

des Hopitaux pediatriques de Nice CHU-Lenval (57 avenue de la Californie, 06200 Nice), etablissement

gere par la Fondation Lenval, ou il est identifie comme chef de service des urgences pediatriques.

Le service accueille, selon le site de l'etablissement, plus de 60 000 enfants par an, de la naissance

a 18 ans, et fonctionne 24 h/24.

Son affiliation Pediatric Emergency Department, Children's Hospitals of Nice CHU-Lenval est

attestee de maniere continue dans la litterature medicale referencee sur PubMed, de 2016 a 2026, ce

qui permet d'ecarter tout risque d'homonymie : le Philippe Babe auditionne par la commission est bien

l'urgentiste pediatrique nicois. Il dispose d'un identifiant ORCID (0000-0002-8480-3083).

Ses publications, toujours en co-signature, couvrent plusieurs axes :

pedopsychiatrie de Lenval (Florence Askenazy, Arnaud Fernandez, Morgane Gindt) : plaidoyer pour une

unite d'hospitalisation pedopsychiatrique sur site (Pediatric Emergency Care, 2017), evolution des

passages aux urgences pour motif psychiatrique pendant la pandemie de Covid-19 (*International

Journal of Emergency Medicine*, 2021), disparites de sexe et tendances a la hausse des conduites

suicidaires pediatriques (Psychiatry Research, 2025) ;

(etude GUERANDE sur la bronchiolite aigue, JAMA Pediatrics 2017 et Pediatric Pulmonology 2021 ;

travaux sur la procalcitonine et l'infection bacterienne severe du nourrisson febrile,

JAMA Pediatrics 2016) ;

individuel pour la sante des enfants, 2022 ; prise en charge des mineurs etrangers isoles).

Il a egalement co-signe un retour d'experience sur la prise en charge pediatrique de l'attentat du

14 juillet 2016 a Nice (Academic Pediatrics, 2018).

Reserve de methode : peu d'elements biographiques personnels (formation initiale, dates de these,

date de nomination comme chef de service) sont accessibles dans des sources publiques verifiables ;

la recherche a ete conduite dans un environnement ou plusieurs moteurs de recherche etaient

inaccessibles. La biographie ci-dessus se limite donc a ce qui est directement atteste par PubMed,

ORCID et le site de la Fondation Lenval.

Dans la commission

Fiche courte : intervenant ponctuel, entendu lors d'une seule audition conjointe (cr19a), avec

3 interventions relevees dans le corpus. Il s'y presente comme « chef de service des urgences

pédiatriques de l'hôpital pédiatrique universitaire CHU Lenval de la ville de Nice ».

Sa these tient en deux temps : un constat clinique de terrain, puis un refus de la reponse par

l'interdit.

1. Le constat : un rajeunissement et une aggravation observes aux urgences.

Il decrit un abaissement rapide de l'age des patients concernes — « l'âge de ces jeunes a baissé,

passant de 16-18 ans il y a cinq ans à 12-14 ans, voire moins encore aujourd'hui » (cr19a) — et

rattache explicitement une hausse d'activite a un contenu circulant en ligne : « en lien avec le

« challenge paracétamol », les intoxications volontaires au paracétamol ayant suscité un recours à nos

services ont été multipliées par sept depuis le début de l'année. La dernière enfant que nous avons

reçue pour ce problème était âgée de 13 ans. » (cr19a)

Il rapporte egalement un signe d'attachement compulsif aux plateformes du cote des enfants eux-memes :

« Certains en viennent à appeler le 15 pour signaler des actes de maltraitance lorsqu'on les empêche

d'accéder aux réseaux sociaux. » (cr19a)

2. La position : contre une interdiction par l'age, pour un encadrement des horaires.

Malgre ce constat, il se demarque d'une reponse par la prohibition : « Il ne me semble pas

envisageable d'interdire les écrans avant 15 ans ; ce n'est pas de cette manière que nous parviendrons

à gérer cette situation. » (cr19a) Son argument porte sur la coherence du cadre familial : « Poser des

interdits à l'égard des enfants ne constituera pas une réponse, dans la mesure où les parents ne sont

pas non plus exemplaires dans leur usage du smartphone . » (cr19a)

Il se rallie en revanche a une mesure alternative formulee lors de la meme audition par Karine de

Leusse : « Je retiens la proposition de Madame de Leusse sur l'instauration d'horaires d'ouverture et

de fermeture, comme pour un établissement. Cela me paraît être une très bonne idée, qui sera sans

doute plus entendue qu'une interdiction pure et dure avec un âge barrière. » (cr19a)

Son apport a la commission est donc celui d'un temoin de l'urgence hospitaliere qui documente des

effets cliniques, tout en s'ecartant de l'option reglementaire la plus discutee (l'age minimal) au

profit d'une regulation des plages horaires d'acces.

Sources