La part du citoyenTikTok et les mineurs
SM

Stéphanie Mistre

Rôle dans la commission : Personne auditionnée

Biographie

Stéphanie Mistre est la mère de Marie Le Tiec, adolescente qui s'est donné la mort à son domicile familial de Cassis (Bouches-du-Rhône) le 16 septembre 2021, à l'âge de 15 ans — elle aurait eu 16 ans le 21 octobre suivant. Marie avait été victime de harcèlement scolaire, notamment de moqueries sur son poids, et utilisait intensivement TikTok. Un mois après le décès, sa mère indique avoir découvert dans le téléphone de sa fille des contenus relatifs à l'automutilation, à la scarification et aux moyens de se donner la mort ; c'est à partir de cette découverte qu'elle engage un combat public contre la plateforme.

Elle n'est ni juriste, ni professionnelle du numérique ou de la santé : elle intervient publiquement en qualité de mère et de porte-parole de familles endeuillées. Les sources consultées ne documentent pas sa profession. Elle réside à Cassis.

Repères chronologiques établis par la presse :

Elle intervient régulièrement dans les médias nationaux (France 3, BFMTV/RMC, France Inter, Le Parisien, La Croix, La Provence) depuis 2022 sur le harcèlement scolaire puis, à partir de 2023-2024, sur la responsabilité qu'elle impute à TikTok.

Dans la commission

Auditionnée une seule fois, le 15 mai 2025 (cr11b), au sein de l'audition de Me Laure Boutron-Marmion, avocate au barreau de Paris, et de plusieurs familles du collectif Algos Victima. Elle y intervient en tant que mère de Marie. 5 interventions relevées : sa contribution est celle d'un témoignage familial, pas d'une expertise. Le dossier corpus est donc restreint et cette fiche est courte.

Sa thèse. Elle impute à la conception algorithmique de la plateforme une part déterminante dans la dégradation psychique de sa fille : « L'algorithme de TikTok a une grosse part de responsabilité dans le mal-être de ma fille. » Il s'agit de son analyse et de son accusation, portées devant la commission ; elles n'y sont pas établies comme un fait.

Positions clés défendues :

Ses interventions articulent ainsi trois demandes : une interdiction d'accès des mineurs jusqu'à 16 ans au moins, une obligation de sécurisation et de modération imposée aux plateformes, et des sanctions financières fondées sur le DSA — le précédent Douyin servant à établir, selon elle, que ces contraintes sont réalisables par l'entreprise elle-même.

Sources