La part du citoyenTikTok et les mineurs
VP

Valentin Petit

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Valentin Petit est journaliste et réalisateur français, spécialisé dans l'enquête en sources ouvertes (OSINT). L'identification est établie : la personne auditionnée est bien le journaliste de l'agence CAPA auteur du sujet De la manette à la gâchette, enquête sur la propagande ultraviolente diffusée de TikTok à Roblox — sujet qu'il décrit lui-même pendant l'audition. Le nom « Valentin Petit » étant très commun, la vérification s'est appuyée sur le faisceau émission / producteur / sujet, qui concorde sans ambiguïté.

Il se présente comme journaliste réalisateur formé aux techniques de l'image et à l'OSINT (profil professionnel LinkedIn). Il a travaillé pour l'émission Tracks d'ARTE avant de rejoindre la rédaction de Sources, magazine d'enquêtes numériques d'ARTE coproduit avec CAPA Presse et diffusé sur arte.tv et YouTube. C'est en cette qualité — journaliste, agence CAPA — qu'il est auditionné par la commission le 24 juin 2025.

Enquêtes signées ou co-signées pour Sources (liste non exhaustive) :

Réserve de sourçage : sa formation initiale et le détail daté de son parcours professionnel ne sont pas documentés par une source publique indépendante ; les éléments de parcours ci-dessus proviennent de son profil professionnel déclaratif et des pages de diffusion de ses reportages.

Dans la commission

Auditionné le 24 juin 2025 (cr30c), sous serment, dans une table ronde consacrée aux radicalités aux côtés de Tristan Boursier (Cevipof), Hugo Micheron (CERI / Sciences Po) et Sophie Taïeb (pôle cybersécurité du Crif). Sept interventions. Il se présente ainsi : « Je travaille pour une émission d'investigation numérique, qui est produite par l'agence CAPA et diffusée sur YouTube et arte.tv. » (cr30c)

Sa thèse. Il vient témoigner en enquêteur, pas en chercheur ni en régulateur : il décrit ce qu'il a vu sur la plateforme, avec pièces à l'appui projetées en séance. Sa position centrale est que TikTok fonctionne comme la devanture grand public d'un écosystème de radicalisation dont le cœur est ailleurs : « C'est tout un écosystème de radicalisation au sein duquel Tiktok agit comme une vitrine. » (cr30c) — les bios et commentaires renvoyant, selon lui, vers « des dizaines et des dizaines de chaînes Telegram dont les contenus sont encore plus violents » (cr30c). Sa conclusion résume son propos : « Pour conclure, sur TikTok, j'ai vu des gens mourir, se prendre des balles dans la tête, le tout agrémenté de musiques à la mode, de stickers rose flashy et de filtres roses. » (cr30c)

Positions clés défendues :

Méthode revendiquée. Il expose lui-même son protocole : contenus d'abord servis par l'algorithme sur un compte non dédié, puis création d'un « compte vierge » pour creuser, où le mécanisme de suggestion de comptes « toutes les dix vidéos » lui a proposé « par vingtaines » des comptes djihadistes ou d'extrême droite (cr30c). Il pose aussi les limites de son travail : « Je n'ai pas étudié en revanche la question des publicités. » (cr30c)

Nuance méthodologique qu'il tient à poser. À la question de Josiane Corneloup sur la réalité des audiences, il refuse la lecture brute des compteurs : « Cela ne signifie pas que 300 000 personnes ont regardé la vidéo en entier, mais que ce contenu a été conseillé à 300 000 personnes : la nuance est importante. » (cr30c)

Sources