Virginie Guguen
Rôle dans la commission : Personne auditionnée
Biographie
Virginie Guguen n'est pas une personnalité publique : elle a été entendue par la commission
d'enquête en tant que mère de famille, dans le cadre d'une audition consacrée au recueil de
témoignages de familles. Les recherches menées (moteurs de recherche, agrégateurs de presse,
sources institutionnelles) ne font apparaître aucune biographie publique la concernant :
son nom n'est indexé dans aucun article de presse ni sur aucun site institutionnel, en dehors
du compte rendu officiel de l'Assemblée nationale. **Aucun élément biographique n'a donc pu
être vérifié par une source extérieure au corpus**, et rien n'est ici extrapolé.
Les seuls éléments disponibles sont ceux qu'elle a déclarés elle-même sous serment devant la
commission le 15 mai 2025 (cr11b) :
- Le compte rendu l'identifie comme « mère d'Élisa ».
- Elle déclare être mère de cinq enfants, dont des triplées, et vivre en Bretagne.
- Elle indique être en situation de handicap et se présente elle-même comme handicapée et
mère de famille.
- Elle témoigne pour deux de ses filles, l'une alors âgée de 13 ans, l'autre de 18 ans.
- Elle a saisi maître Laure Boutron-Marmion, avocate au barreau de Paris et fondatrice du
collectif Algos Victima, qui l'accompagnait lors de l'audition. Le président de la commission
a précisé que « beaucoup » des familles présentes appartenaient à ce collectif, sans que le
compte rendu ne précise le statut de Mme Guguen à cet égard.
Par respect de la vie privée des mineurs concernés, cette fiche ne reprend pas le détail des
faits médicaux exposés à l'audience, disponibles dans le verbatim officiel.
Dans la commission
Entendue le 15 mai 2025 (réunion n° 11, 2ᵉ audition — cr11b), au sein du groupe de familles
accompagnant maître Boutron-Marmion. 4 interventions, toutes dans cette seule audition. Il
s'agit d'un témoignage personnel, non d'une expertise : elle ne formule pas de doctrine ni
de recommandation chiffrée, mais expose un parcours et les obstacles qu'elle dit avoir
rencontrés.
Trois lignes ressortent de son témoignage :
1. L'exposition de ses filles à des prédateurs via les réseaux sociaux. Elle rapporte, pour
sa fille aînée alors âgée de 18 ans, l'emprise d'un homme rencontré en ligne ayant pris le
contrôle de ses comptes, jusqu'à un épisode qu'elle décrit ainsi : « *le pervers en question
l'attendait avec un marteau et une masse qu'il avait achetés exprès pour la tuer.* » (cr11b).
Pour sa fille cadette, alors âgée de 13 ans, elle décrit des sollicitations répétées à
caractère sexuel et affirme disposer d'un volume massif d'éléments matériels : « *J'ai 8 kilos
de preuves si vous voulez, ce que j'ai pu sauver de son téléphone avant qu'elle efface* »
(cr11b). Interrogée par le président Arthur Delaporte sur le fait de savoir si ces échanges
passaient par TikTok, elle répond par cette même phrase.
2. La minimisation par les professionnels de santé. C'est le point qu'elle martèle le plus :
avoir demandé de l'aide et s'être heurtée à des réponses banalisantes — « c'est l'adolescence,
ça va passer », « c'est dans votre tête, madame » — et, sur les scarifications, cette phrase
qu'elle attribue à une psychologue : « *La psy m'a dit : « Vous savez, les scarifications, c'est
rien, c'est un effet de mode, ça va passer. »* » (cr11b). Elle évoque également la pénurie de
places en unité psychiatrique pour adolescents et le renvoi de la responsabilité vers la mère.
3. L'impossibilité de porter plainte. Dans une dernière intervention, en fin d'audition, elle
élargit le propos au-delà du médical et du scolaire : « *les gendarmes m'ont répondu qu'ils ne
prendraient pas ma plainte parce que les applications ne sont pas basées en France.* » (cr11b).
Elle ajoute que l'intervention de son avocate a permis de contourner ce refus. Maître
Boutron-Marmion confirme ensuite devant la commission que, dans certains services, les plaintes
visant des plateformes ne sont pas reçues au motif que leur responsabilité ne pourrait être
engagée en France.
Elle exprime enfin les limites du contrôle parental (« *Vous avez beau installer le plus cher
des logiciels de contrôle parental, ça ne sert à rien* ») et la contradiction, telle qu'elle la
vit, entre l'injonction à surveiller son enfant et celle de respecter sa vie privée. Elle clôt
son témoignage par une attente adressée aux députés : « *j'espère que vous changerez les
choses.* »
Ces propos, y compris les mises en cause de professionnels de santé, de services de gendarmerie
et de la plateforme, sont **la position et le récit de Mme Guguen tels qu'exprimés sous serment
devant la commission** ; ils ne constituent pas des faits établis par ailleurs.
Sources
- Compte rendu officiel n° 11 de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok
sur les mineurs (Assemblée nationale, 17ᵉ législature, 15 mai 2025) :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N011.html
- Recherche presse (agrégateur Google Actualités, juillet 2026) : aucune occurrence de
« Virginie Guguen » en dehors du compte rendu de l'Assemblée nationale — **aucune source
biographique externe disponible**.