La part du citoyenTikTok et les mineurs
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Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Personne anonymisée — aucune recherche biographique n'a été menée, aucune tentative d'identification n'est faite.

« M. Y » est le nom de convention employé par le compte rendu officiel de la commission d'enquête. L'audition du 15 mai 2025 (cr11a) s'est tenue à huis clos, sur décision du président Arthur Delaporte, qui la justifie « au vu de l'âge des personnes venues témoigner » : « il nous a semblé préférable, pour leur offrir le cadre le plus serein possible et protéger leur parole, que cette audition se tienne à huis clos. Un compte rendu sera établi, mais il préservera l'anonymat des personnes entendues. » (cr11a)

Les seuls éléments disponibles sont ceux qu'il livre lui-même dans le verbatim : il est mineur, âgé de 17 ans au moment de l'audition ; il a une grande sœur décédée par suicide en février 2024 et une petite sœur de 14 ans ; il a installé TikTok « en sixième », « je devais donc avoir 11 ans » (cr11a) ; il dit s'intéresser beaucoup à la mode et suivre l'actualité via HugoDécrypte. Il est entendu aux côtés de deux autres adolescents (Mme X et M. Z) et accompagné de Maître Laure Boutron-Marmion, avocate au barreau de Paris, fondatrice du collectif Algos victima, qui est la seule à prêter serment.

Aucun autre élément de parcours ne peut être établi sans rompre l'anonymat voulu par la commission.

Dans la commission

Auditionné le 15 mai 2025 (cr11a), à huis clos, comme témoin proche de victime. Il se présente ainsi : « J'ai 17 ans et ma grande sœur a été victime des réseaux sociaux ; j'ai réussi à sauver ma petite sœur de 14 ans et moi-même de ces derniers. » (cr11a) Son témoignage relève du récit personnel, non de l'expertise.

Sa thèse. Le problème n'est pas l'existence des réseaux sociaux mais l'absence de modération sur les contenus sensibles. Il ouvre par le décès de sa sœur — « Ma grande sœur s'est pendue en février 2024. Avant cela, elle avait effectué quatre tentatives de suicide avec des médicaments. C'est pour ça que je dis qu'elle a été victime des réseaux sociaux : cette idée de se pendre ne lui est pas venue toute seule. » (cr11a) — puis pose sa demande : « je trouve qu'il y a un gros problème dans la censure des vidéos sur TikTok. Il ne servirait à rien de supprimer les réseaux sociaux, parce qu'ils peuvent être très positifs et instructifs. » (cr11a). Il s'agit là de l'imputation d'un frère endeuillé, pas d'un lien de causalité établi devant la commission.

Positions clés défendues :

Points saillants de l'échange. Sa position — refuser l'interdiction tout en ayant perdu sa sœur — est directement testée par M. Kévin Mauvieux (RN), qui interroge l'attachement des victimes à la plateforme. Il maintient sa ligne : réguler et modérer, pas interdire. Il signale aussi une bascule de son propre fil : « Un ou deux jours après la mort de ma sœur, l'application a tout de suite commencé à me proposer des vidéos un peu limites, mais j'ai toujours fait en sorte de les trier pour m'éviter de tomber là-dedans. » (cr11a) Il clôt son propos liminaire par une attente adressée à la commission : « J'espère que mon témoignage fera une différence et qu'il débouchera sur une vraie éducation pour les jeunes qui utilisent ces applications et une vraie gestion des vidéos qui tournent sur ces plateformes. » (cr11a)

Sources

Aucune source web : personne anonymisée par la commission (audition à huis clos, compte rendu préservant l'anonymat). Fiche établie exclusivement à partir du corpus.