La part du citoyenAudiovisuel public
Béatrice Bellamy

Béatrice Bellamy

Role dans la commission : Depute membre — groupe HOR (Horizons)

Biographie

Béatrice Bellamy, née Bichon le 20 octobre 1966 à Nantes, est une femme politique française. Elle grandit à Cugand, en Vendée, dans une famille du monde médical (père médecin généraliste, mère infirmière).

Formée à la pharmacie, elle débute comme préparatrice puis responsable de la phytothérapie chez Pierre Fabre, avant de faire l'essentiel de sa carrière — environ vingt-cinq ans — dans le secteur pharmaceutique chez Sanofi, où elle devient directrice régionale. À l'Assemblée nationale, sa profession est déclarée comme « cadre administratif et commercial d'entreprise ».

Engagée très tôt en politique, elle est élue conseillère municipale à Cugand à l'âge de 23 ans. Candidate malheureuse aux municipales de La Roche-sur-Yon en 2008, elle est élue conseillère municipale de la ville en 2014, réélue en 2020, avec la délégation aux sports. Elle rejoint la majorité présidentielle puis le parti Horizons fondé par Édouard Philippe.

En juin 2022, elle est élue députée de la 2e circonscription de Vendée (avec plus de 60 % des suffrages), puis réélue en 2024 (17e législature), siégeant au sein du groupe Horizons (HOR). En 2023, elle préside la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les défaillances des fédérations sportives françaises (à l'origine du dispositif « Balance ton sport »). Elle est par ailleurs cofondatrice, en 2015, de « La Joséphine », course-marche solidaire d'Octobre Rose au profit de la lutte contre le cancer du sein à La Roche-sur-Yon (onze éditions).

Atteinte d'un cancer, Béatrice Bellamy est décédée le 24 mai 2026, à l'âge de 59 ans ; son mandat de députée a été clos à cette date. Elle a été remplacée par son suppléant, Dominique Paillat.

Dans la commission

Fiche courte : Béatrice Bellamy n'apparaît qu'une seule fois dans le corpus (audition de Mme Sibyle Veil du 17 décembre 2025 de Sibyle Veil, PDG de Radio France, sous la présidence de Jérémie Patrier-Leitus et le rapport de Charles Alloncle). Elle y intervient comme députée membre, avec une seule prise de parole substantielle — intervenante secondaire dans les débats de la commission.

Son angle est celui de la déontologie et de la responsabilité éditoriale, abordé par la protection de la sphère familiale et de l'enfance plutôt que par la politique. Elle prend soin de cadrer son propos comme « un commentaire, qui n'est ni de gauche ni de droite, sur la grille de programmation » (Mme Sibyle Veil). Se présentant comme « une fidèle auditrice de France Inter », elle met en cause la programmation, un dimanche matin — « en général une pause familiale » —, d'une émission (« 50 nuances de cuir ») dans laquelle un journaliste, après avoir conseillé aux parents d'écarter les enfants, décrit des pratiques sexuelles échangistes et SM. Elle précise ne « rien avoir contre entre personnes consentantes », mais conclut : « je m'interroge sur la pertinence de programmer cette émission un dimanche matin » (Mme Sibyle Veil).

Sa question ne porte donc ni sur le financement ni sur la neutralité politique de l'audiovisuel public, mais sur le choix des contenus et des créneaux horaires au regard des publics familiaux — registre des « bonnes mœurs » et de la responsabilité de service public envers les auditeurs et leurs enfants.

Sources