La part du citoyenAudiovisuel public
CA

Christine Albanel

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Christine Albanel, nee le 25 juin 1955 a Toulouse, est une haute fonctionnaire et femme politique francaise. Agregee de lettres et ancienne eleve de la Sorbonne, elle est conseillere d'Etat (honoraire).

Elle debute comme plume : proche de Jacques Chirac, elle redige ses discours a la Ville de Paris, a Matignon (1986-1988) puis a l'Elysee a partir de 1995 comme conseillere culturelle. On lui attribue la redaction du discours du Vel' d'Hiv de juillet 1995, par lequel Jacques Chirac reconnait la responsabilite de la France dans la deportation des Juifs. De 2003 a 2007, elle preside l'etablissement public du musee et du domaine national du chateau de Versailles.

De mai 2007 a juin 2009, elle est ministre de la Culture et de la Communication dans les gouvernements Fillon (presidence Sarkozy). Son passage est marque par deux textes majeurs : la loi HADOPI sur le droit d'auteur et le piratage sur internet, et la loi de 2009 sur l'audiovisuel public (dont la suppression de la publicite en soiree sur France Televisions).

Apres son depart du gouvernement, elle rejoint Orange (ex-France Telecom) en 2010, ou elle est notamment directrice de la communication et de la responsabilite sociale de l'entreprise, ainsi que presidente deleguee de la Fondation Orange, jusqu'en aout 2020. Elle preside ensuite le comite d'ethique de France Televisions (fonction au titre de laquelle elle est auditionnee). Depuis novembre 2023, elle preside l'ARPP (Autorite de regulation professionnelle de la publicite).

Sur le plan politique, elle a ete affiliee au RPR puis a l'UMP.

Dans la commission

Auditionnee (audition de Mme Christine Albanel, 21 interventions) en qualite de presidente du comite d'ethique de France Televisions. Sa these centrale : le comite est une instance utile mais volontairement legere, qui n'a pas vocation a devenir un organe de controle permanent.

Ligne d'ensemble : une defense mesuree mais ferme d'un comite d'ethique benevole et resserre, assumant ses limites tout en refusant le procs en inutilite, et renvoyant a l'Arcom et au legislateur ce qui releve de la regulation lourde.

Sources