La part du citoyenAudiovisuel public
ML

Mickaële Lantin-Mallet

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Mickaële Lantin-Mallet (parfois orthographiee « Mickaëlle ») est anthropologue-sociologue et praticienne de la sante au travail. Formee a l'Universite Paris Nanterre puis a l'EHESS, elle est rattachee comme chercheuse a l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS, UMR 8156 — U997) de l'EHESS. Ses travaux universitaires portent notamment sur les processus judiciaires de resolution des conflits et sur l'experience de la maladie. Elle a codirige, avec Marieke Blondet, l'ouvrage collectif Anthropologies reflexives. Modes de connaissance et formes d'experience (Presses universitaires de Lyon, 2017).

Sur le plan professionnel, elle est intervenante (experte) dans un cabinet d'expertise en sante au travail, conditions de travail et risques professionnels agree par le ministere du Travail : le CEDAET (Centre d'etude et d'analyse des techniques). A ce titre, elle est co-auteure du rapport d'expertise « risque grave » sur les conditions de travail a la redaction nationale de France Televisions (octobre 2025), une expertise commandee par le CSE du siege de France Televisions a la suite d'une alerte, et qui a decrit un management centre sur les couts et les indicateurs et des situations de souffrance au travail. C'est en cette qualite qu'elle a ete auditionnee par la commission d'enquete, le 22 janvier 2026, aux cotes de Nicolas Bouhdjar (CEDAET).

Note : elle intervient devant la commission comme experte / consultante en risques psychosociaux, et non comme salariee ou dirigeante de France Televisions.

Dans la commission

Auditionnee (M. Nicolas Bouhdjar) en tant que co-auteure de l'expertise CEDAET, Lantin-Mallet vient exposer et defendre la methodologie et les conclusions du rapport sur les conditions de travail a France Televisions. Sa these de fond : les difficultes ne relevent pas d'une intention malveillante de la direction, mais d'un enchainement de restructurations pilotees par des indicateurs de gestion imposes « d'en haut » — au premier chef par l'Etat via les contrats d'objectifs et de moyens.

Au total, une intervention technique et mesuree (15 prises de parole) qui recentre le debat sur les conditions de travail et la responsabilite du cadre budgetaire etatique, tout en refusant les raccourcis sur une « entrave » deliberee de la direction.

Sources