Patrick Cohen
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Patrick Cohen est un journaliste, animateur de radio, editorialiste et chroniqueur de television francais, ne le 7 septembre 1962 a Paris. Titulaire d'un baccalaureat scientifique puis d'une licence en droit, il est diplome de l'Ecole superieure de journalisme de Lille (ESJ, 59e promotion).
Il debute a la radio dans les annees 1980 (Frequence Nord, RFO, RFI), puis passe par France Info. De 1994 a 2007, il travaille a RTL, ou il anime notamment l'interview politique du dimanche Le Grand Jury. Il rejoint ensuite France Inter, dont il anime la matinale « 7/9 » (2010-2017), l'une des tranches les plus ecoutees de la radio publique. Il passe a Europe 1 (2017-2021), radio du groupe Lagardere, avant de revenir a Radio France en 2021 pour animer L'Esprit public sur France Culture. Depuis septembre 2024, il est editorialiste politique dans la matinale de France Inter.
A la television, il est chroniqueur dans l'emission C a vous sur France 5 depuis 2011 (emission produite par une societe privee, Mediawan / la maison de production du programme) et anime Rembob'INA (emission d'archives) sur la chaine parlementaire LCP depuis 2018. Editorialiste de sensibilite republicaine se defendant de tout parti pris partisan, il compte parmi les figures les plus exposees du service public audiovisuel.
Dans la commission
Patrick Cohen est audite (audition de M. Patrick Cohen, 71 interventions). Il est entendu dans un contexte particulier : la diffusion, par des medias du groupe Bollore, d'une video le filmant a son insu avec le journaliste Thomas Legrand et des dirigeants du Parti socialiste — l'« affaire dite Legrand-Cohen ». Son audition est largement une defense en reponse a cette polemique et une charge contre ceux qui l'ont orchestree.
Falsification et captation clandestine. C'est son axe le plus tranchant. Il conteste la video comme un trucage : « C'est meme pire qu'un montage : c'est une falsification, Monsieur le rapporteur. » Il souligne les coupes suspectes — « Pourquoi, en effet, la video s'arrete-t-elle net sur la derniere syllabe prononcee par Thomas Legrand ? » — et denonce une atteinte a la vie privee, rappelant qu'« un journaliste n'est responsable et redevable que de ce qu'il dit, ecrit et publie ». Formule programmatique : « l'impartialite ne se mesure pas dans les bistrots ni dans les chambres a coucher, ou alors c'est qu'on a bascule dans un autre regime politique. »
Charge contre l'ecosysteme Bollore. Il presente l'affaire comme « une operation de propagande sans limite, visant a denigrer, a detruire le service public que je represente », chiffrant la sur-exposition (« 853 sequences » sur CNews du 6 au 20 septembre) et prevenant que « l'espionnage deguise en journalisme est appele a prosperer sur les antennes du groupe Bollore ». Il refuse toutefois de condamner Thomas Legrand : « je n'ai aucun doute sur les intentions et l'esprit de Thomas Legrand. »
Neutralite et deontologie. Interroge sur l'impartialite du service public, il defend une ligne : « je considere que mon metier n'est pas de donner mes opinions et encore moins, peut-etre, d'avoir des opinions », tout en assumant : « Je ne suis pas neutre, j'ai quelques convictions republicaines chevillees au corps, mais je ne suis pas partisan [...] c'est d'une certaine facon la definition de l'impartialite. » Sur son edito relatif a Crepol, il maintient le fond (« je n'ai pas une seule phrase a en retirer ») en concedant une reserve de forme (« j'aurais du etre plus prudent »).
Face au rapporteur. L'echange est tendu. Il refuse de communiquer le montant de sa remuneration — « Parce que c'est mon droit, Monsieur le rapporteur » — distinguant les salaires publics, a disposition du Parlement, de son contrat prive pour C a vous. Il renvoie une pique du Rassemblement national a ses propres rangs : « Ces propos [...] sont signes du president delegue de votre groupe, Sebastien Chenu. Je n'ai rien a ajouter. »
Sur l'organisation du secteur. Oppose a une fusion Radio France / France Televisions dans les conditions actuelles, il defend la specificite de la radio publique : « Nous avons un tresor qu'il ne faut pas dissoudre. » Il assume enfin l'exigence renforcee qui pese sur le service public : « les questions qui lui sont posees sont plus acerees que celles adressees a tout autre media, ce qui me parait normal dans la mesure ou il est finance par de l'argent public. »
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Cohen
- https://en.wikipedia.org/wiki/Patrick_Cohen
- https://www.ozap.com/personnalite/patrick-cohen_e271921
- https://www.franceinfo.fr/economie/medias/je-n-ai-fait-que-mon-metier-thomas-legrand-et-patrick-cohen-s-expliquent-face-aux-deputes-trois-mois-apres-la-diffusion-d-une-video-des-journalistes-avec-des-dirigeants-du-ps_7687738.html
- https://www.franceinfo.fr/economie/medias/france-televisions/on-vous-resume-la-polemique-apres-la-diffusion-de-videos-des-journalistes-thomas-legrand-et-patrick-cohen-avec-des-dirigeants-du-ps_7497394.html