Patrick de Carolis
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Patrick de Carolis, ne le 19 novembre 1953 a Arles (Bouches-du-Rhone), est un journaliste, ecrivain et homme politique francais. Diplome de l'Ecole superieure de journalisme de Paris (1974), il debute la meme annee a FR3 Champagne-Ardenne puis entre a TF1 (1975-1983). Apres un passage a Antenne 2 (1984-1985) et a La Cinq (1987-1992, ou il cree Reporters et Nomades), il rejoint M6 (1993-1997), ou il cree et presente le magazine d'investigation Zone interdite. De 1997 a 2005, il presente sur France 3 le magazine de patrimoine Des racines et des ailes, qui contribue a sa notoriete.
Il preside France Televisions du 22 aout 2005 au 23 aout 2010, ayant ete designe par le Conseil superieur de l'audiovisuel (CSA). Son mandat est marque par la reforme de 2008 supprimant la publicite sur les chaines publiques apres 20 heures. Elu membre de l'Academie des beaux-arts le 5 mai 2010, il dirige ensuite le musee Marmottan Monet (fondation, 2013-2020).
En politique, il est elu maire d'Arles au second tour des municipales du 28 juin 2020 (entree en fonction le 5 juillet 2020) a la tete d'une liste de centre-droit, puis president de la communaute d'agglomeration Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM) le 10 juillet 2020. Il rejoint le parti Horizons (fonde par Edouard Philippe) en decembre 2021 et est reelu maire d'Arles le 28 mars 2026. Il est egalement auteur de plusieurs romans historiques (Les Demoiselles de Provence, 2005 ; La Dame du Palatin, 2011) et d'un livre d'entretiens avec Bernadette Chirac (Conversation, 2001). Il est commandeur de la Legion d'honneur.
Dans la commission
Audite (Mme Michèle Cotta, 22 interventions), Patrick de Carolis intervient au titre de son experience d'ancien president de France Televisions (2005-2010). Sa these centrale : la mission prime sur les moyens. Il defend la priorite au projet de service public — « definissons la mission du service public et, vous verrez, les moyens viendront en face. » (Mme Michèle Cotta) — et l'inscrit dans un enjeu de puissance : « La souverainete culturelle passe par le service public, et l'influence culturelle aussi. » (Mme Michèle Cotta). Il justifie cette ambition en pointant la domination culturelle americaine : « Regardez les Gafam, les geants du numerique : ils sont tous americains ! Croyez-vous que les Americains ne font pas d'influence culturelle ? Ils ne font que cela ! » (Mme Michèle Cotta).
Sur le pluralisme et la neutralite de l'information, il livre une formule imagee : « L'information est un miroir brise. Un fragment ne peut a lui seul refleter l'integralite de la verite. » (Mme Michèle Cotta). Il rappelle son bilan culturel — passage de 250 emissions culturelles en 2005 a « 1 000 a la fin de notre mandat » avec Patrice Duhamel (Mme Michèle Cotta) — et defend une deontologie stricte de l'exemplarite des figures du service public : « a partir du moment ou vous etes salarie du service public et que vous etes une de ses vitrines, il faut que vous soyez exclusivement sur le service public, au moins pour ce qui est de votre image. » (Mme Michèle Cotta), citant nommement le cas Ardisson (« Oui, c'etait M. Ardisson... Tous les autres avaient joue le jeu. », Mme Michèle Cotta).
Il revient sur la reforme de la suppression de la publicite annoncee sous son mandat, qu'il decrit comme un choc financier — « lorsqu'on vous annonce, du jour au lendemain, qu'il n'y aura plus de publicite, vous voyez fondre votre apport financier. » (Mme Michèle Cotta) — et assume sa reaction publique de l'epoque : « C'est ainsi que j'ai ete amene a prononcer cette fameuse phrase sur RTL : "C'est faux, stupide et injuste." » (Mme Michèle Cotta). Il defend le principe d'une information dirigee par des journalistes (« Les journalistes doivent etre diriges par des journalistes. », Mme Michèle Cotta) et, sous serment, marque sa reserve sur l'actualite recente du service public, dont il estime ne pas avoir a juger : « Il ne m'appartient pas de juger ce qui se fait aujourd'hui dans le service public. Cette responsabilite incombe a l'Etat, a l'Assemblee nationale et au Senat. » (Mme Michèle Cotta).
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_de_Carolis
- https://en.wikipedia.org/wiki/Patrick_de_Carolis
- https://arles.fr/la-mairie/le-maire-et-les-elus/le-maire/
- https://www.lejournaldesarts.fr/personnalite/patrick-de-carolis-718
- https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/arles/municipales-arles-qui-est-patrick-carolis-cet-arlesien-parisien-1847966.html