La part du citoyenAudiovisuel public
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Stéphane Courbit

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Stéphane Courbit, né le 28 avril 1965 à Crest (Drôme), est un homme d'affaires français, fondateur et président du groupe audiovisuel Banijay. Il a étudié à l'ISG Business School (Paris) et à l'IUT de Valence.

Il débute en 1990 dans la production télévisée : rencontré sur le plateau de « Ciel, mon mardi ! », l'animateur Christophe Dechavanne l'embauche comme stagiaire dans sa société Coyote. Au printemps 1994, il s'associe à l'animateur Arthur pour créer la société de production CASE Productions (devenue ASP – Arthur Stéphane Productions). En 1998 puis 2001, le groupe néerlandais Endemol rachète cette société ; Courbit devient président d'Endemol France, qui produit notamment « Loft Story » pour M6 en 2001.

Fin 2007, il quitte Endemol et crée sa holding personnelle LOV Group (anciennement Financière LOV). En janvier 2008, avec le Groupe Arnault et les familles Agnelli et De Agostini, il fonde Banijay Entertainment, holding regroupant une douzaine de sociétés de production. En juillet 2015, Banijay Group et Zodiak Media annoncent leur fusion (finalisée en février 2016), donnant naissance à l'un des plus grands producteurs-distributeurs de contenus au monde ; en 2020, Banijay rachète son ancien employeur Endemol Shine Group pour environ 2 milliards d'euros.

Le 1er juillet 2022, la maison mère FL Entertainment, qui réunit Banijay (production audiovisuelle) et Betclic Everest Group (paris sportifs et jeux en ligne), entre en Bourse à Amsterdam (Euronext) via une fusion avec le SPAC Pegasus, levant 650 M€. La holding familiale Financière LOV en détient alors ~46,95 % du capital et 72,64 % des droits de vote ; FL Entertainment est renommée Banijay Group en 2024. Courbit y est président (« chairman »). Ses activités s'étendent au-delà des médias : jeux en ligne (Betclic Everest Group, à partir de 2007), énergie (participation dans Direct Énergie / Poweo), et hôtellerie de luxe et art de vivre via LOV Group (collection d'hôtels Airelles, Ladurée, vignobles). Sa fortune était estimée à environ 2,2 milliards d'euros en 2022 (56e fortune française).

Sur le plan judiciaire, il a été condamné le 28 mai 2015 par le tribunal correctionnel de Bordeaux à 250 000 € d'amende dans le volet financier de l'affaire Bettencourt, pour avoir obtenu 144 M€ d'investissements de Liliane Bettencourt.

Identité confirmée sans ambiguïté : la fonction du dossier (« président de Banijay Group ») et le contexte (audiovisuel français, production télévisée) correspondent au fondateur de Banijay ; aucun homonyme pertinent.

Dans la commission

Audité (référence M. Stéphane Courbit, 32 interventions), Stéphane Courbit défend Banijay et, plus largement, le modèle d'une production audiovisuelle externalisée et d'un champion français face aux plateformes américaines. Sa thèse : le choix éditorial relève de la puissance publique et de France Télévisions, pas du producteur, et Banijay n'est nullement captif du service public (FTV pèserait ~1 % de son chiffre d'affaires mondial).

Points saillants :

Sur des sujets où il est mis en cause (marges, statut d'animateur-producteur type Nagui, « Drag Race France »), sa ligne est constante : les marges avec le public seraient « raisonnables » (~10-15 %) et la marge de 42 % avancée par le rapporteur relèverait d'une confusion comptable ; l'internalisation de la production serait « une ânerie » (position la plus tranchée, M. Stéphane Courbit). Sur son propre positionnement, il se décrit avec ironie : « Il me semble qu'avec le temps, je suis devenu un bourgeois conservateur. J'estime néanmoins que ce n'est pas pour cela que nous ne devons produire que des programmes conservateurs » (M. Stéphane Courbit).

Sources