La part du citoyenAudiovisuel public
SH

Stéphane Hablot

Role dans la commission : Depute membre — groupe SOC (Socialistes et apparentes)

Biographie

Stéphane Hablot est un homme politique français né le 30 juin 1965 à Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle). Membre du Parti socialiste, il est enseignant de profession (secondaire et technique).

Élu local de longue date à Vandœuvre-lès-Nancy, il y est conseiller municipal depuis le 19 mars 1989, puis maire de la commune du 22 mars 2008 au 19 août 2024 (réélu en 2014 et 2020). Il a également été conseiller départemental de Meurthe-et-Moselle (du 27 mars 1998 au 26 août 2024) et vice-président de la Métropole du Grand Nancy (du 1er juillet 2016 au 5 août 2024).

Aux élections législatives de juillet 2024, il est élu député de la 2e circonscription de Meurthe-et-Moselle avec 45,17 % des voix, au terme d'une triangulaire l'opposant au sortant Emmanuel Lacresse (Ensemble) et à la candidate RN Geneviève Maillot. En raison de la règle de non-cumul des mandats, il quitte alors la mairie de Vandœuvre. À l'Assemblée nationale (mandat depuis le 8 juillet 2024), il siège dans le groupe Socialistes et apparentés et est membre de la commission des Affaires étrangères. Sa suppléante est Isabelle Lucas.

Dans la commission

Intervenant secondaire dans ce cadre : le dossier corpus ne recense qu'une seule intervention (Mme Christine Albanel), sans citations longues ni positions structurées. La fiche est donc courte.

Il prend la parole « en tant que citoyen » pour mettre en garde la commission contre une dérive vers la censure de l'audiovisuel public. Il souligne la part de subjectivité inhérente au traitement de l'information, illustrée par des exemples de qualifications contestées (Marwan Barghouti, Nelson Mandela : « terroriste » ou « libérateur » selon le point de vue), et salue le travail accompli par le service public : « Nous ne devons pas nous transformer en comité de censure de l'audiovisuel public. Il faut aussi saluer le travail accompli. » (Mme Christine Albanel)

Son intervention fait office de contre-feu à la ligne du rapporteur et du RN : elle relativise les griefs de partialité en les renvoyant à la subjectivité légitime des qualifications journalistiques et disqualifie par avance une instrumentalisation de la commission contre le service public. Elle traduit la ligne SOC de défense de l'audiovisuel public et de l'autonomie des rédactions.

Sources