Takis Candilis
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Takis Candilis, ne le 27 octobre 1954 a Paris, est un producteur, dirigeant et realisateur francais de television. Il est le fils de l'architecte Georges Candilis et l'epoux de la comedienne Babsie Steger.
D'abord assistant decorateur puis realisateur (court metrage Le Retour du prive en 1977, long metrage Transit en 1982), il devient producteur de television dans les annees 1980. Il fonde et dirige plusieurs societes de production : Prony Productions (filiale GMF, 1985), Tara Productions (1989), puis passe par Cameras Continentales, Ellipse (groupe Canal+) et Hamster Productions (directeur general, 1995).
En 1999, il entre a TF1 comme directeur de la fiction. En 2002, Patrick Le Lay le nomme directeur general adjoint du groupe et president de TF1 Production. Il quitte TF1 en 2008 pour le groupe Lagardere, ou il preside a partir de 2010 Lagardere Studios, principal groupe de production audiovisuelle francais. En septembre 2016, il rejoint Banijay comme responsable de la fiction (Head of Scripted Drama Group).
En fevrier 2018, Delphine Ernotte le nomme directeur general delegue a l'antenne et aux programmes de France Televisions — poste de numero deux du groupe public — qu'il occupe jusqu'en septembre 2020, avant de revenir dans le secteur prive (Banijay). C'est ce parcours d'allers-retours entre le groupe de production Banijay (Bollore) et le service public qui fait l'objet des questions de la commission. Il a egalement ete PDG de Multimedia France Productions (MFP), filiale de France Televisions.
Distinctions : chevalier de l'ordre national du Merite (2004), officier des Arts et des Lettres (2010), chevalier de la Legion d'honneur (2011).
Dans la commission
Audite (M. Takis Candilis, 39 interventions), Candilis est interroge — au coeur de l'enquete du rapporteur Alloncle — sur ses allers-retours entre Banijay et France Televisions et sur un possible conflit d'interets ayant beneficie aux commandes publiques passees a Banijay.
- Deni du conflit d'interets (position centrale, sous serment). Il affirme n'avoir jamais decide ni des programmes ni des contrats : « Je le redis, ce n'est pas moi qui decidais du moindre programme qui etait mis a l'antenne. » Il se declare systematiquement « deporte » des dossiers Banijay et jure : « Je n'ai en aucun cas, jamais [...] conseille Banijay sur un contrat ou sur le montant d'une production, quelle qu'elle soit. » Il retourne l'accusation d'enrichissement : « ce ne sont pas les dirigeants comme moi qui s'enrichissent, ce sont les actionnaires, dont je rappelle que je ne fais pas partie. »
- Refus du cadre « aller-retour »/« navette ». Il recuse le vocabulaire du rapporteur : dans un secteur concentre ou les competences sont rares, changer d'employeur serait normal, et il revendique une expertise recherchee plutot qu'un va-et-vient opportuniste.
- Defense du service public. Il pose une conviction de principe : « aucune grande democratie ne peut se passer d'un audiovisuel public fort et independant », et defend la complementarite public/prive : « j'ai connu le prive, j'ai connu le public : l'un ne peut remplacer l'autre ; ils doivent coexister, se completer, s'equilibrer. » Il juge France Televisions plus exigeant que la BBC (« la BBC est beaucoup plus generaliste »).
- Reforme de France Televisions. Il revendique la restructuration qu'il a menee (recentrage sur les contenus et le numerique france.tv), les anciennes chaines s'etant selon lui « erigees en baronnies imprenables ».
- Sur les points de mise en cause personnelle. Il conteste « completement » l'accusation visant son epouse (« Mon epouse n'a jamais ete invitee annuellement dans cette emission »), l'imputant a un delegue syndical. Sur l'absence de declaration a la HATVP comme PDG de MFP, il plaide un poste honorifique et le fait de n'avoir « pas ete prevenu de cette obligation ». Sur l'encadrement du pantouflage, il concede qu'il « merite d'etre envisage » mais rappelle qu'une clause de non-concurrence sans contrepartie financiere rend le contrat « leonin ».
Sur les nominations, il soutient son ancien collaborateur Stephane Sitbon-Gomez (« a sa place [...] un professionnel impressionnant »). L'audition etait partagee avec une co-auditionnee (Alvaresse), qui defendait le « mouvement des competences » et le role du service public comme premier diffuseur de documentaires.
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Takis_Candilis
- https://www.offremedia.com/takis-candilis-arrive-chez-france-televisions-comme-directeur-general-delegue-lantenne-et-aux
- https://www.franceinfo.fr/economie/medias/france-televisions/le-numero-2-de-france-televisions-takis-candilis-annonce-son-depart_4092937.html
- https://fr.news.yahoo.com/sport/takis-candilis-obsession-charles-alloncle-121506029.html