Karima Rochdi
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Karima Rochdi est administratrice élue au conseil d'administration de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), où elle est chargée du numérique — c'est à ce titre qu'elle est auditionnée par la commission d'enquête, aux côtés d'Olivier Andrieu-Gerard, coordonnateur du pôle Médias et usages numériques de l'Unaf. La page de gouvernance de l'Unaf la mentionne comme « Administratrice, Élue » sans y préciser de délégation thématique.
Elle est présidente de l'Union départementale des associations familiales (Udaf) du Doubs, élue par le conseil d'administration de l'Udaf 25 le 14 juin 2022 et installée avec la nouvelle gouvernance de l'association en juillet 2022 (aux côtés du directeur général Thierry Pillot). Selon la presse locale au moment de son élection, elle avait rejoint le conseil d'administration de l'Udaf du Doubs environ dix-huit mois plus tôt, était déjà engagée dans plusieurs associations de soutien aux familles, et est mère de deux enfants. Aucune source consultée ne documente sa formation initiale ni sa profession.
À ce titre, elle intervient régulièrement dans la vie du réseau familial : elle a notamment accueilli et pris la parole à l'ouverture de l'assemblée générale de l'Unaf organisée à Besançon les 20 et 21 juin 2026, et y a co-présenté une étude sur la démographie régionale.
Réserve d'identification. Plusieurs articles de presse bisontine mentionnent une Karima Rochdi conseillère municipale de Besançon, passée d'En Marche au parti Horizons et présidant le groupe « S'Unir pour Besançon » — Besançon étant la préfecture du Doubs, il s'agit très probablement de la même personne, mais aucune source consultée ne relie explicitement ce mandat municipal à la présidence de l'Udaf 25 et au mandat d'administratrice de l'Unaf. Cette partie du parcours est donc mentionnée sous réserve. À noter également l'existence d'homonymes sans rapport (profils professionnels marocains, notamment).
Dans la commission
Karima Rochdi intervient lors de la table ronde des associations familiales et de parents d'élèves du 15 mai 2025 (Mme Alixe Rivière e.a.), qui réunit la FCPE, la PEEP, l'UNAAPE et l'Unaf. Elle porte la parole liminaire de l'Unaf, adossée à l'accompagnement de terrain du réseau associatif : 4 interventions au total. Dossier corpus limité à cette seule audition.
Sa thèse. Les réseaux sociaux, et TikTok en particulier, ne sont pas des espaces sécurisés pour les mineurs ; la réponse doit être un cadre réglementaire contraignant imposé aux plateformes — pas seulement une responsabilisation des parents, qu'elle décrit comme volontaires mais épuisés.
Positions clés relevées dans le dossier :
- Ampleur de l'exposition précoce — elle cite les chiffres ministériels : « En France, selon la ministre Clara Chappaz, trois enfants sur quatre possèdent un compte sur les réseaux sociaux avant l'âge de 13 ans, et ce chiffre atteint même 67 % pour les 6-10 ans. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- Perception publique de TikTok — « Il est à noter que 49 % des Français perçoivent l'impact de TikTok comme négatif, contre seulement 14 % qui y voient un impact positif, ce qui en fait le réseau social le plus mal perçu, devant X. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- L'algorithme de recommandation comme point de vigilance central — « Concernant spécifiquement TikTok, nous sommes particulièrement vigilants quant au mécanisme de recommandation de vidéos sur lequel l'utilisateur n'a aucun contrôle. Les vidéos proposées sont téléguidées par l'algorithme et peuvent entraîner les jeunes dans des spirales toxiques particulièrement préoccupantes. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- Nuance sur la causalité — elle refuse la lecture mono-causale du mal-être des jeunes : « Néanmoins, l'ensemble des difficultés rencontrées par les jeunes, notamment en matière de santé mentale, ne peut pas être attribué uniquement à l'utilisation des écrans et des réseaux sociaux. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- Vérification de l'âge et seuil légal — « l'interdiction actuelle des réseaux sociaux aux moins de 13 ans s'avère inefficace dans la pratique. Il est donc urgent que les plateformes mettent en place un véritable contrôle de l'âge afin de rendre ces mesures effectives » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- Imposer un cadre national, en référence à l'exemple chinois évoqué par les commissaires — « Comme vous l'avez mentionné, certains pays, tels que la Chine, ont réussi à imposer un cadre. Il est urgent et important que nous imposions également un cadre, permettant aux plateformes d'adapter leur contenu en fonction de nos exigences spécifiques sur le territoire français. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
Ces positions relèvent de l'expression de l'Unaf devant la commission ; elles engagent l'organisation qu'elle représente et ne constituent pas des constats établis par la commission.
Sources
- https://www.unaf.fr/nous-connaitre/gouvernance/ — conseil d'administration de l'Unaf, mention « Karima Rochdi, Administratrice, Élue »
- https://www.udaf25.fr/qui-sommes-nous/ — présidence de l'Udaf du Doubs depuis juillet 2022
- https://www.macommune.info/ludaf-du-doubs-change-de-gouvernance/ — élection du 14 juin 2022, éléments de parcours associatif
- https://www.unaf.fr/unaf-assemblee-generale-2026-besancon-plus-de-500-participants/ — intervention à l'assemblée générale de l'Unaf (Besançon, 20-21 juin 2026)
- https://www.estrepublicain.fr/societe/2024/04/27/karima-rochdi-presidente-de-l-union-regionale-des-associations-familiales — entretien L'Est Républicain (27 avril 2024) ; page non accessible à la consultation, référencée pour mémoire
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N010.html — compte rendu n°10 de la commission d'enquête (table ronde du 15 mai 2025), intitulé de sa fonction : « administratrice en charge du numérique de l'Unaf »