Louise Lefebvre-Lepetit
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Fiche courte : intervenante secondaire, biographie non documentée publiquement.
Le seul élément d'identité établi avec certitude est celui qu'elle déclare sous serment devant la commission d'enquête et que reprend le compte rendu officiel de l'Assemblée nationale : Louise Lefebvre-Lepetit est chargée de mission plaidoyer à l'Association Addictions France (compte rendu n° 17, séance du 26 mai 2025). Elle y est auditionnée aux côtés de M. Bernard Basset, président de l'association, et de M. Franck Lecas, responsable du pôle projets politiques publiques.
Réserve de sourçage — à lire. Les recherches menées n'ont fait apparaître aucune source publique (biographie institutionnelle, page d'équipe, presse, publication signée) documentant son parcours, sa formation, ses fonctions antérieures ou ses dates de prise de poste. Le moteur de recherche interne du site de l'association ne renvoie aucun résultat à son nom. Aucune identification n'a donc été tentée au-delà de la fonction déclarée sous serment : rien ne permet d'écarter un homonyme, et il n'y a pas lieu de rattacher à cette personne des éléments biographiques trouvés ailleurs sous un nom voisin. Ces éléments ne sont pas renseignés.
Contexte de l'organisation qu'elle représente. L'Association Addictions France est une association française reconnue d'utilité publique, héritière d'une organisation fondée en 1872 et anciennement dénommée ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) ; elle porte son nom actuel depuis le 1er janvier 2021. Son objet couvre la prévention, la formation, le soin et la réduction des risques sur l'ensemble des addictions (alcool, tabac, cannabis, jeux d'argent, addictions comportementales). Elle est également active sur le terrain juridique, où elle fait retirer et fait sanctionner les contenus publicitaires contraires à la loi Évin du 10 janvier 1991. C'est à ce titre de plaidoyer et de contentieux — et non comme clinicienne ou chercheuse — que la délégation s'exprime devant la commission.
Dans la commission
Auditionnée le 26 mai 2025 (M. Franck Lecas), non pas seule mais au sein d'une délégation de trois représentants de l'Association Addictions France, dans une audition sollicitée par l'association elle-même auprès de la commission. Elle prête serment avec ses collègues. Elle intervient 2 fois : une prise de parole liminaire très brève, en complément de celles de Bernard Basset et Franck Lecas, et une prise de parole de clôture, à l'invitation du président. Le dossier corpus est donc mince, et la fiche s'en tient à ce qu'il contient.
Son angle. Ses deux interventions portent le même message, qui est la doctrine de plaidoyer de l'association : le déplacement de la charge de la protection des mineurs, des familles vers les plateformes.
Positions et points saillants :
- Les algorithmes comme cœur du problème, et le refus de la responsabilisation parentale — dans sa première intervention, elle relie la mécanique algorithmique aux deux formes d'addiction que l'association surveille, puis énonce la position centrale : « Les algorithmes sont au cœur de l'addiction, aussi bien aux réseaux sociaux qu'aux produits qui y sont valorisés. À nos yeux, il faut responsabiliser les acteurs du numérique plutôt que les parents. » (M. Franck Lecas)
- Ce que les plateformes doivent prendre en charge : vérification de l'âge et limitation du temps d'exposition — sollicitée en fin d'audition par le président Arthur Delaporte pour d'éventuels compléments, elle formule la demande opérationnelle : « Il est très important que ce soient les acteurs du numérique qui prennent en charge la réponse à ces revendications, qu'il s'agisse de la vérification de l'âge – en demandant des justificatifs – ou des mesures techniques permettant de limiter le temps d'exposition. » (M. Franck Lecas)
- Des mesures lisibles, pour tous les publics, et non un report sur le contrôle parental — elle poursuit dans la même intervention en précisant à qui ces mesures doivent bénéficier et ce qu'elle refuse : les plateformes « doivent mettre en œuvre ces mesures et les proposer de manière claire et accessible à tous les utilisateurs, mineurs comme adultes – car les adultes peuvent aussi être concernés par ces formes d'addiction. Elles doivent prendre en charge ces actions, et pas simplement laisser aux parents la responsabilité d'activer le contrôle parental et de vérifier ce que font leurs enfants. » (M. Franck Lecas)
Portée de ses interventions. Sa formule de la première prise de parole sert de ligne à toute la délégation : elle est reprise et prolongée immédiatement après sa seconde intervention par le président de l'association, Bernard Basset — « Il ne s'agit effectivement pas de culpabiliser les parents, qui font face à des réseaux sociaux et à des plateformes redoutables » (M. Franck Lecas). C'est la position défendue par l'Association Addictions France devant la commission ; elle n'engage qu'elle.
Sources
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N017.html (compte rendu officiel n° 17 de la commission d'enquête, séance du 26 mai 2025 — fonction déclarée sous serment)
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_Addictions_France (contexte sur l'organisation uniquement)
- https://addictions-france.org/ (moteur de recherche interne du site : aucun résultat à son nom)