Nicky Soo
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Avertissement de methode. Les recherches menees pour cette fiche n'ont pas permis de trouver de source
web independante (presse, page institutionnelle, encyclopedie, publication universitaire) documentant le
parcours de Nicky Soo. Aucune notice biographique publique n'a pu etre recoupee, et aucun homonyme n'a pu
etre ecarte ou confirme par croisement. Les elements ci-dessous proviennent donc de la seule source
verifiable disponible : sa declaration liminaire, faite sous serment, dans le compte rendu officiel de
l'Assemblee nationale. Ils sont a lire comme des elements auto-declares, non verifies par un tiers.
Nicky Soo est presentee par le compte rendu de la commission comme « responsable de la digital safety »
chez TikTok. Elle precise elle-meme sa fonction : « Je suis responsable de la politique de sécurité et de
bien-être au sein de la division des affaires publiques de TikTok pour l'Europe, basée à Londres. Je dirige
des programmes relatifs à différentes questions de sécurité pour notre industrie comme le harcèlement en
ligne, la haine en ligne et le bien-être. » (M. Arnaud Cabanis). Le president Arthur Delaporte indique pour sa part, en
ouverture, que « Mmes Nicky Soo et Brie Pegum sont venues d'Irlande » et qu'elles s'expriment en anglais avec
interpretation simultanee (M. Arnaud Cabanis).
Sur son parcours anterieur, elle declare : « Avant de rejoindre TikTok, j'ai été universitaire pendant plus de
dix ans. Dans ce cadre, j'ai étudié les effets des outils numériques sur les médias, la culture et la société.
J'ai un doctorat en sciences politiques et j'ai travaillé sur le développement des technologies dans les
universités de Sheffield, Manchester et Cardiff. » (M. Arnaud Cabanis). Cette trajectoire universitaire n'a pas pu etre
confirmee par une source externe (aucune publication correspondante retrouvee dans les bases bibliographiques
consultees).
Dans la commission
Nicky Soo est entendue sous serment le 12 juin 2025 (M. Arnaud Cabanis), lors d'une audition commune consacree a la
moderation et a TikTok Live, aux cotes de Brie Pegum (aspects techniques de la regulation) et de Vincent
Mogniat-Duclos (responsable France de TikTok Live). Elle intervient 22 fois. Elle porte, pour la plateforme,
le volet politiques de securite, moderation, recommandation et age minimum.
Sa these : une securite « integree des la conception », mesurable par des taux de retrait proactifs. Sa
declaration liminaire deroule l'architecture de moderation de TikTok — regles communautaires, examen
automatise, restriction d'acces pour les 13-17 ans, non-eligibilite au fil « Pour toi » — et l'appuie sur un
chiffre : « cela nous permet de supprimer de façon proactive 98,8 % des contenus non conformes » (M. Arnaud Cabanis). Elle
avance egalement 509 moderateurs francophones et un dispositif de signaleurs de confiance (e-Enfance, Point de
contact, Generation numerique, Addictions France) beneficiant d'un canal dedie et prioritaire, justifie ainsi :
« s'ils font un signalement, la violation des règles est très certainement avérée » (M. Arnaud Cabanis).
Sanctions. Elle decrit une echelle graduee : « La publication d'un seul discours de haine, par exemple,
entraîne le bannissement immédiat de la plateforme. » (M. Arnaud Cabanis), l'interdiction n'intervenant qu'apres deux ou
trois publications pour les infractions jugees mineures.
Algorithme et sante mentale : la reponse par la « dispersion ». Interrogee sur l'effet d'une exposition
repetee a certains contenus, elle presente un mecanisme technique plutot qu'une remise en cause du modele :
« Nous traitons ce risque par des techniques de dispersion, alimentées par des modèles d'apprentissage
automatique, de sorte que le fil « Pour toi » ne recommande pas en série des vidéos similaires qui, sans violer
les règles de la communauté, peuvent avoir un impact sur le bien-être si elles sont visionnées de façon
répétée. » (M. Arnaud Cabanis). Elle cite explicitement les contenus liees aux regimes et a la condition physique (M. Arnaud Cabanis).
Contestation factuelle sur les challenges dangereux. A la deputee Claire Marais-Beuil (RN), qui evoque le
« paracetamol challenge » et le « blackout challenge », elle oppose une denegation documentaire : « Nos équipes
ont effectué des recherches sur le « paracétamol challenge » et n'en ont pas trouvé de preuve sur TikTok. Un
rapport indépendant du Washington Post a également montré que certains des défis que vous avez mentionnés
avaient été lancés par d'autres plateformes et qu'on ne les trouvait pas sur TikTok. » (M. Arnaud Cabanis). Elle y ajoute un
taux de retrait proactif de 99,5 % sur ce type de contenus (M. Arnaud Cabanis).
Moins de 13 ans : le volume comme preuve de serieux. Elle revendique une position de premiere de classe en
matiere de transparence : « En 2024, en France, nous avons interdit 642 120 comptes dont l'utilisateur était
suspecté d'avoir moins de 13 ans. Il y en a 6 millions par mois dans le monde. Nous sommes la seule plateforme
à publier cette information. » (M. Arnaud Cabanis). Sur la verification de l'age, elle renvoie le probleme au secteur entier
et au conflit avec la protection des donnees : « La vérification de l'âge est un enjeu majeur pour notre
industrie en général » ; « c'est un travail sans fin » (M. Arnaud Cabanis).
Temps d'ecran. Elle met en avant « la limitation à soixante minutes quotidiennes pour les 13-17 ans » et
precise que ces mecanismes s'appliquent aussi au visionnage de lives (M. Arnaud Cabanis).
La limite qu'elle pose elle-meme. Interrogee sur l'addiction, elle refuse le terrain clinique : « Nous ne
sommes pas psychologues. Je ne peux donc pas vous répondre au sujet de la définition clinique et scientifique
de l'addiction. » — ajoutant que « le niveau acceptable de consommation dépend de chacun » et que TikTok veut
que « les utilisateurs fassent les choix qui sont les bons pour eux » (M. Arnaud Cabanis).
Renvois et differes. Plusieurs reponses sont renvoyees a l'ecrit ou a instruction ulterieure : la grille de
sanctions (« Je vous transmettrai cette grille »), la liste des signaleurs (« Je vous en transmettrai la
liste »), et l'examen de cas precis soumis par les deputes (« Nous ne pouvons pas commenter ces propos sans
avoir vu la vidéo dans sa totalité. Pouvez-vous nous l'envoyer ? »), notamment sur un cas de compte de mineur
non supprime — « elle n'aurait pas dû avoir lieu. Elle ne correspond pas du tout à nos règles. » (M. Arnaud Cabanis).
Sources
- Compte rendu officiel de l'audition du 12 juin 2025, commission d'enquete sur les effets psychologiques de
TikTok sur les mineurs, Assemblee nationale (17e legislature) :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N025.html
Aucune autre source web n'a pu etre etablie : les recherches n'ont retourne aucune notice biographique
publique, aucune fiche institutionnelle et aucune publication universitaire attribuable avec certitude a cette
personne. Le risque d'homonymie n'a donc pas pu etre leve, et aucune information exterieure au compte rendu
n'a ete ajoutee.