Raphaël Dachicourt
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Le docteur Raphaël Dachicourt est un médecin généraliste français, installé à Croix, dans le Nord (59).
Il a présidé ReAGJIR — Regroupement Autonome des Jeunes médecins Généralistes Installés et Remplaçants, syndicat représentatif des jeunes médecins généralistes — pendant deux ans. Le conseil d'administration du syndicat, réuni les 1er et 2 juin 2024 à l'issue des 12e Rencontres nationales, l'a réélu au poste de président pour un second mandat d'un an ; le communiqué de l'époque le présente comme un généraliste jeune installé dans le Nord, exerçant à Croix (59). Il a quitté la présidence lors du renouvellement du bureau national de juin 2025 : le communiqué du 17 juin 2025 indique qu'après deux ans d'engagement en tant que président, le Dr Raphaël Dachicourt s'est retiré. Il a été remplacé par le Dr Kilian Thomas, jusque-là vice-président. (Le bureau national de ReAGJIR est aujourd'hui présidé par le Dr Benjamin Adam.)
Parmi les dossiers portés durant sa présidence figure la reconnaissance des médecins remplaçants : en juin 2024, il défendait l'idée que les remplaçants, pleinement engagés, méritent la même reconnaissance que leurs pairs, et dénonçait une discrimination des médecins remplaçants liée à l'invisibilisation de leur rôle.
Le 4 mars 2025, sous sa présidence, ReAGJIR a lancé Health Buster, un compte TikTok (@healthbuster5) et une campagne de communication destinés à combattre les faux conseils de santé diffusés en ligne. La campagne, conçue avec une dizaine de médecins généralistes et recourant à des procédés d'intelligence artificielle (deepfake) pour mettre en scène les conséquences des conseils d'influenceurs, a été présentée par Raphaël Dachicourt comme relevant d'une mission essentielle de santé publique, avec la nécessité de sortir du cadre du cabinet pour toucher la génération Z. C'est à ce titre — président du collectif ReAGJIR — qu'il a été auditionné par la commission d'enquête.
Note de vérification : les éléments biographiques ci-dessus proviennent des communiqués officiels de ReAGJIR (reagjir.org), qui constituent la source primaire disponible. Les recherches n'ont pas permis d'établir son parcours de formation ni ses fonctions antérieures ; ces points ne sont donc pas renseignés plutôt que supposés.
Dans la commission
Fiche courte : le dossier corpus ne recense que 2 interventions, toutes dans une seule audition (Mme Marion Joud, table ronde de professionnels de santé présents sur TikTok, aux côtés notamment du Conseil national de l'ordre des médecins). Il y est identifié comme « président du collectif ReAGJIR ».
Sa thèse : TikTok est devenu un canal d'information santé de masse pour les jeunes, sans que ces derniers disposent des outils pour en évaluer la fiabilité — d'où un enjeu de santé publique qui déborde le cabinet médical.
Positions clés défendues (dossier corpus, Mme Marion Joud) :
- L'ampleur de l'usage de TikTok comme source d'information santé chez les jeunes. Il s'appuie sur des données de sondage : « Un sondage IFOP de 2023 révèle que 49 % des 15-24 ans utilisent TikTok quotidiennement, que 59 % s'en servent comme moteur de recherche, qu'une proportion similaire le considère comme une plateforme d'apprentissage comme une autre et que 45 % ne vérifient pas les informations qu'ils y trouvent. » (Mme Marion Joud)
- Le rôle de l'algorithme dans le renforcement des croyances, et la vulnérabilité spécifique des mineurs. « L'algorithme de ces plateformes, en créant un effet de chambre d'écho, renforce les croyances, particulièrement chez les mineurs qui ne disposent pas des clés pour débunker toutes ces idées et sont donc des cibles faciles. » (Mme Marion Joud)
- L'usurpation d'identité de médecins et les faux contenus générés. Il rapporte une observation personnelle : « J'ai observé sur TikTok des vidéos utilisant l'image du docteur Marine Lorphelin ou du docteur Didier Raoult, pour vanter les mérites du shilajit, une résine présentée comme miraculeuse, bien qu'aucune donnée n'appuie cette idée. » (Mme Marion Joud)
- Sa recommandation principale : passer du « débunk » au « prébunk ». « L’enjeu crucial réside dans le passage du « débunk » au « prébunk ». Le « débunk » consiste à réagir en démontrant pourquoi une idée est erronée. Le « prébunk », quant à lui, vise à sensibiliser en amont à l’esprit critique, en fournissant aux utilisateurs les outils nécessaires pour évaluer la fiabilité des contenus qu’ils rencontrent. » (Mme Marion Joud)
Thèmes du corpus auxquels ses interventions se rattachent : désinformation en santé, algorithme de recommandation, spécificité de TikTok, faux contenus / IA, débunk-prébunk, éducation numérique.
Le dossier ne consigne aucune position formalisée ni question au-delà de ces éléments.
Sources
- https://reagjir.org/ (site officiel de ReAGJIR)
- https://reagjir.org/qui-sommes-nous/ (composition du bureau national, consultée le 2026-07-24)
- https://reagjir.org/election-du-nouveau-bureau-national-une-confiance-renouvelee/ (communiqué du 4 juin 2024 — réélection à la présidence, lieu d'exercice)
- https://reagjir.org/election-du-nouveau-bureau-national-de-reagjir-le-choix-de-la-continuite/ (communiqué du 17 juin 2025 — fin de sa présidence, succession par le Dr Kilian Thomas)
- https://reagjir.org/alerter-sur-les-dangers-des-faux-conseils-sante-sur-tiktok/ (communiqué du 4 mars 2025 — lancement de la campagne Health Buster)