Virginie Gervaise
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Fiche courte : intervenante secondaire, une seule audition (Mme Alixe Rivière e.a.), et aucune source biographique publique fiable trouvée.
Le seul élément d'identité vérifié est celui que consigne le compte rendu officiel de l'Assemblée nationale : Virginie Gervaise a été auditionnée le 15 mai 2025 en qualité d'administratrice de l'Union nationale des associations autonomes de parents d'élèves (Unaape), aux côtés du président de cette fédération, M. Patrick Salaün. Elle indique elle-même en séance être « parent de deux adolescents » et ne pas utiliser TikTok à titre personnel (Mme Alixe Rivière e.a.).
Aucune notice biographique publique (Wikipédia, page institutionnelle, profil officiel de l'Unaape, presse de référence) n'a pu être vérifiée à son sujet : son parcours, sa formation et ses fonctions professionnelles ne sont pas documentés par des sources accessibles. Le nom « Virginie Gervaise » étant par ailleurs porté par plusieurs personnes sans lien avec le numérique ou l'éducation, aucune information biographique complémentaire n'est reprise ici, faute de pouvoir écarter tout risque d'homonymie. Il s'agit selon toute vraisemblance d'une bénévole associative, non d'une personnalité publique.
Éléments de contexte sur l'organisation qu'elle représente : l'Unaape est une association loi de 1901 reconnue d'utilité publique, fondée en 1968, qui revendique une ligne apolitique et autonome ; elle constitue, avec la FCPE et la PEEP, l'une des trois principales fédérations de parents d'élèves de l'enseignement public en France (source : Wikipédia).
Dans la commission
Auditionnée sous serment le 15 mai 2025 (Mme Alixe Rivière e.a.), dans une table ronde réunissant les associations familiales et de parents d'élèves (FCPE, PEEP, Unaape, Unaf). Trois interventions, en appui du président de l'Unaape, M. Patrick Salaün. Dossier corpus limité — la fiche est donc brève.
Sa thèse. Le problème n'est pas seulement l'âge d'accès, mais la conception même de la plateforme et le déficit d'accompagnement des familles : elle place la réponse du côté du rôle parental et d'une sensibilisation scolaire précoce et répétée, plus que du côté d'une interdiction dont elle doute de l'effectivité.
Positions clés défendues :
- Contenus et algorithme — « Nous avons constaté que, sur TikTok, les contenus ne sont pas toujours appropriés. Actuellement, il n'existe pas de possibilité de gérer les contenus diffusés, étant donné le fonctionnement algorithmique de la plateforme. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- Seuil d'âge — c'est son point le plus tranché : « Nous estimons que même la limite d'âge de 13 ans est trop basse, car il s'agit d'une période charnière de l'adolescence, propice à de nombreuses dérives. » (Mme Alixe Rivière e.a.). Elle en relativise aussitôt la portée pratique : « Il est effectivement difficile de fixer un âge limite pour l'utilisation des réseaux sociaux, étant donné la facilité avec laquelle les jeunes peuvent échanger leurs téléphones. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- Rôle parental — « C'est pourquoi le rôle des parents est aujourd'hui primordial concernant l'ensemble des réseaux sociaux, qu'il s'agisse de TikTok, Snapchat ou d'autres plateformes. » (Mme Alixe Rivière e.a.). Elle en parle aussi depuis sa situation personnelle : « En tant que parent de deux adolescents, je confirme la complexité de la gestion de TikTok, pour laquelle j'impose des règles et des limites. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- Sensibilisation dès le primaire — « Il est nécessaire de commencer cette sensibilisation dès l'école primaire et de la poursuivre de manière régulière au collège » (Mme Alixe Rivière e.a.) ; elle insiste sur la répétition des messages de prévention et sur un travail de fond associant l'éducation nationale, les établissements et les fédérations, en pointant l'existence de « déserts numériques » et de parents désemparés (Mme Alixe Rivière e.a.).
- Formation des adultes encadrants — au-delà des parents, elle demande de « former et d'accompagner les enseignants et les professionnels » afin qu'ils puissent repérer les risques d'addiction, citant l'exemple d'un enfant qui s'endort en classe (Mme Alixe Rivière e.a.).
- Médecine scolaire — « Comme cela a été mentionné, la médecine scolaire est actuellement défaillante. » (Mme Alixe Rivière e.a.) : elle estime que le repérage des comportements addictifs suppose des moyens accrus dans les établissements, le nombre de personnels étant selon elle insuffisant.
- Santé mentale — position exprimée sur un mode prudent : « Quant à la santé mentale, les réseaux sociaux peuvent effectivement avoir des effets toxiques. » (Mme Alixe Rivière e.a.) — c'est son appréciation, elle ne l'adosse à aucune étude.
- Âge de maturité — en réponse à la rapporteure sur l'entrée au lycée : « Concernant les lycéens, leur maturité croissante leur permet effectivement de porter un regard plus critique sur les réseaux sociaux et les contenus qui y sont diffusés. » (Mme Alixe Rivière e.a.)
- Pause numérique et entrée au collège — elle privilégie l'explication à l'interdiction sèche (« il faut expliquer les règles et les raisons de leur mise en place. La répétition est la clé dans ce processus. ») et souligne le moment critique de « l'entrée au collège où la pression du groupe et le besoin d'appartenance s'intensifient » (Mme Alixe Rivière e.a.).
Sources
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO867384N010.html (compte rendu officiel n° 10 du 15 mai 2025 — seule source établissant sa fonction)
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_nationale_des_associations_autonomes_de_parents_d%27%C3%A9l%C3%A8ves (contexte sur l'Unaape, l'organisation qu'elle représente)
Réserve : le site officiel de l'Unaape (unaape.fr) n'a pas pu être consulté (certificat TLS expiré) et aucune recherche n'a fait ressortir de profil public vérifiable de Virginie Gervaise. Aucun élément biographique n'a donc été retenu au-delà de sa fonction déclarée sous serment.