Amandine Roussel
Role dans la commission : Personne auditionnee
Biographie
Amandine Roussel est directrice d'Okoo et de Slash à la direction des antennes de France Télévisions, où elle est également membre du comité de direction des antennes. À ce titre, elle pilote les deux plateformes numériques et de streaming du groupe destinées aux publics jeunes : Okoo, l'offre jeunesse (3-12 ans, environ 3,8 millions d'enfants touchés par mois), et Slash, le média « social first » ciblant les jeunes adultes (18-30 ans).
Diplômée de l'EDHEC Business School (2001-2005), complétée par une année de formation de troisième cycle (2005-2006), elle a d'abord occupé des fonctions juniors dans les médias — stage de programmation à Paris Première, conseil éditorial à CAP 24, chargée d'études à Canal+ — avant de rejoindre France Télévisions à la fin des années 2000. Elle y a fait sa carrière dans les études et le marketing des antennes (responsable puis directrice des études marketing jeunesse / numérique / France 4), avant d'être nommée directrice déléguée d'Okoo, puis de prendre la responsabilité éditoriale de Slash (équipe reprise autour de 2023-2024, selon ses propres déclarations en audition sur le travail « de [ses] équipes depuis deux ans »).
Il s'agit d'une dirigeante opérationnelle de l'audiovisuel public, sans mandat ni affiliation politique connus ; son profil est celui d'une professionnelle des contenus numériques jeunesse et jeunes adultes.
Note : plusieurs homonymes « Amandine Roussel » existent sur les réseaux professionnels ; l'identité retenue ici est celle, non ambiguë, de la directrice d'Okoo/Slash à France Télévisions, cohérente avec les fonctions déclarées dans le dossier et avec son audition par la commission le 12 février 2026 aux côtés des représentants de France TV Slash.
Dans la commission
Personne auditionnée (9 interventions, comptes rendus Mme Tiphaine de Raguenel et M. Alexandre Dureux), dans le cadre de l'audition des représentants de France TV Slash. Sa ligne est défensive et factuelle : elle défend la rigueur éditoriale, la performance et le bon usage des fonds publics de Slash, tout en contestant le cadrage de la commission.
- Minimise et relativise les contenus polémiques en revendiquant un taux d'erreur infime : « Ces 11 posts sur 12 000 publiés sur la période en question représentent 0,09 % d'erreur. L'erreur zéro n'existe pas, même si nous essayons le plus possible de nous en rapprocher. » (Mme Tiphaine de Raguenel)
- Conteste l'imputation à l'équipe actuelle de publications anciennes et exprime sa frustration : « Nous sommes l'équipe actuelle de Slash et nous avons beaucoup parlé de publications datant d'il y a plusieurs années, qui n'étaient pas sous notre responsabilité. Nous sommes frustrés de ne pas avoir pu exposer tout le travail réalisé par nos équipes depuis deux ans. » (Mme Tiphaine de Raguenel)
- Corrige à la baisse le chiffrage du budget avancé par le rapporteur, en le rapportant au budget global des programmes : « il n'est pas d'à peu près 20 millions d'euros par an, mais de 13,2 millions par an, et représente 0,6 % du budget total du groupe pour les programmes. » et « Nous étions à 13 millions en 2025 et à 16 millions en 2024 – peut-être que votre chiffre, monsieur le rapporteur, datait d'il y a deux ans. » (M. Alexandre Dureux)
- Met en avant la performance de la plateforme comme justification de l'investissement public : « Slash a tout de même généré un demi-milliard de vues en un an, il a multiplié par deux ses performances en deux ans et atteint une croissance de 50 %. » (M. Alexandre Dureux)
- Écarte le grief de partialité politique en récusant la nature même du média : « Slash ne traite pas de politique. Ce n'est pas un média qui traite d'information ou de politique. » (M. Alexandre Dureux)
En synthèse, ses interventions révèlent une stratégie de défense sur trois fronts : déontologique (taux d'erreur marginal, responsabilité de l'équipe précédente), budgétaire (coût réel plus bas et rapporté à la performance) et éditorial (Slash n'est pas un média d'information ou politique, donc hors du champ des reproches de neutralité).
Sources
- The Org — Amandine Roussel, Directrice Okoo et Slash & membre du comité de direction des antennes, France Télévisions
- LinkedIn — Amandine Roussel, France Télévisions
- média+ — Amandine Roussel, directrice déléguée d'Okoo à la direction des antennes de France Télévisions
- La lettre de l'audiovisuel — Interview : Amandine Roussel (France TV), « Nous voulons faire de Slash un média de référence pour les jeunes »
- Assemblée nationale — Commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public : audition des représentants de France TV Slash (12 février 2026)