La part du citoyenAudiovisuel public
DS

Diane Saint-Réquier

Role dans la commission : Personne auditionnee

Biographie

Diane Saint-Réquier est éducatrice, formatrice et consultante en santé sexuelle. Elle se présente comme intervenante en éducation à la sexualité depuis plus de quatorze ans (parcours débuté vers 2010).

Formée au sein de l'équipe prévention de Solidarité Sida, elle est d'abord intervenue auprès de publics jeunes en milieux scolaire, festif, LGBT et carcéral. Elle a ensuite travaillé avec le Crips Île-de-France (Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes d'Île-de-France) lors de séances d'éducation à la sexualité en milieu scolaire, puis rejoint l'association AIDES comme animatrice.

En 2014, elle lance Sexy Soucis, d'abord un espace de questions-réponses sur Twitter puis un site dédié (www.sexysoucis.fr), pour pallier, selon elle, le manque de contenus « inclusifs, informationnels, accessibles » sur les relations et la santé sexuelle. De 2018 à 2022, elle collabore avec France Télévisions (via la filiale de production France.tv Studio) pour la marque jeunesse France TV Slash, comme autrice et présentatrice de l'émission Sexy Soucis — plus de 200 épisodes diffusés sur YouTube, Snapchat et les réseaux sociaux, abordant sexualité, consentement, identité et santé. Elle indique n'avoir jamais été salariée de France Télévisions, mais prestataire.

Elle est aujourd'hui présidente/animatrice du collectif et du site Sexy Soucis (basée à Montreuil), et intervient plus largement sur l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, y compris dans son intersection avec le numérique. Elle est référencée dans l'annuaire des Expertes.

Dans la commission

Diane Saint-Réquier a été auditionnée à deux reprises (crefs Mme Tiphaine de Raguenel et M. Alexandre Dureux), dans le cadre du volet de la commission sur la neutralité des figures du service public et sur les contenus jeunesse de France TV Slash. Le dossier corpus (17 interventions) est mono-thématique : elle est appelée à se justifier, et non à défendre une thèse programmatique.

Ligne de défense — étanchéité entre l'expression personnelle et le travail éditorial. C'est son axe central, martelé dans les deux auditions. À propos de ses publications sur les réseaux, elle affirme :

« Ces publications sont parues sur mon compte Twitter et relèvent de ma liberté d'opinion, de ma liberté d'expression. Elles n'ont pas de lien avec les missions que j'ai réalisées entre 2018 et 2022 pour France TV Slash » (Mme Tiphaine de Raguenel).

Elle reprend l'argument en M. Alexandre Dureux :

« mes tweets personnels relèvent de ma liberté d'expression et d'opinion. Ils ne sont pas en lien avec le travail d'experte en santé sexuelle que j'ai réalisé pour France.TV Studio et France TV Slash. »

Elle introduit une distinction entre énonciation et relais :

« il y a une grande différence entre tenir soi-même des propos et les relayer » (M. Alexandre Dureux).

Statut contractuel — mise à distance de France Télévisions. Elle insiste sur le fait qu'elle n'a jamais été salariée du groupe public :

« J'étais prestataire pour la filiale France TV Studio, pour laquelle j'ai été autrice et présentatrice. À aucun moment, je n'ai été salariée de France Télévisions » (Mme Tiphaine de Raguenel).

Préparation de l'audition et cible du programme. En M. Alexandre Dureux, elle répond à un soupçon de coaching par le service public en niant tout appui :

« Il n'y a absolument aucun moyen de France Télévisions qui a été mobilisé pour me préparer, puisque je ne fais plus partie des effectifs » ; « aucune question ne nous a été transmise, ni à moi, ni à France Télévisions. »

Interrogée sur l'accusation d'exposition de mineurs à des contenus sexuels, elle situe le public visé :

« l'audience de France TV Slash est composée de personnes majeures. La cible, ce sont des jeunes adultes entre 18 et 30 ans » (M. Alexandre Dureux).

En synthèse : ses interventions ne portent pas un projet sur l'audiovisuel public mais une défense personnelle articulée sur trois lignes — liberté d'expression hors mission, absence de lien salarial avec France Télévisions, et adéquation du programme à un public adulte.

Sources